terça-feira, 21 de abril de 2009

''Le Sahara occidental est l'un des dix territoires les plus minés au monde''(RFI)


Alger, "Le Sahara occidental est l'un des dix territoires les plus minés au monde", indiqué Radio France International (RFI) dans un reportage sur ce fléau de son envoyé spécial près du mur militaire marocain, qui divise le territoire sahraoui et son peuple depuis trois décennie.

"Le conflit entre le Maroc et le Front Polisario a laissé le Sahara Occidental contaminé par des millions de mines antipersonnel et des restes d’explosifs de guerre", disséminées par le Maroc qui a "construit un mur de sable renforcé par des mines antipersonnel et antichars de près de 2500 kilomètres qui divise aujourd’hui le Sahara Occidental", a constaté le journaliste qui déplore que le conflit "continue toujours de tuer et blesser" après le cessez-le-feu intervenu entre les deux belligérants en 1991.

"L’ONU a comptabilisé trente-cinq types de mines antipersonnel et vingt-et-un types de mines antichars, fabriquées dans douze pays différents, dont l’Italie, l’Espagne, la Russie ou encore Israël", selon la même source, qui précise que ces mines dont les estimations varient entre 200.000 et 10 millions, sont en fer, ou en plastique "afin d’éviter leur détection".

Plus précis l’envoyé spécial de RFI indique qu’il y a des mines antipersonnel à effet de souffle, dites « mines papillons » qui "ressemblent à des jouets et qui trompent si souvent les enfants", des « mines bondissantes » destinées à exploser en l’air au milieu d’un groupe d’hommes pour faire le maximum de victimes. Il y a aussi des mines à fragmentation en forme de piquets pour les planter dans le sable, ou directionnelle qui peuvent être reliées à des fils-pièges…

Un orthopédiste Belge qui travaille déjà depuis huit mois avec les Sahraouis, Didier Cooreman, confectionnant des prothèses pour les patients et qui s’applique à former des orthoprothésistes sahraouis, a déploré au micro de la radio française que "le problème des mines c’est qu’elles ne font pas la différence entre les civils et les militaires, les adultes et les enfants".

"Peuple de pasteurs, les Sahraouis se déplacent constamment pour trouver des pâturages pour leurs dromadaires qui représentent bien souvent l’essentiel de leur capital. Quand un dromadaire est tué par une mine c’est une catastrophe économique pour ces nomades", a constaté le journaliste, déplorant que de "nombreux accidents interviennent lorsque les bêtes s’aventurent dans des zones contaminées par les mines, en particulier près du mur de sable qui coupe le Sahara Occidental en deux".

RFI indique enfin que les Nations Unies estiment qu’il "resterait au Sahara Occidental encore 100 000 kilomètres carrés encore contaminés par les mines".

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