terça-feira, 31 de março de 2009

Donner au peuple sahraoui l’occasion d’exprimer sa volonté (association)


Moscou, Le peuple sahraoui doit pouvoir, à l’instar de tous les autres peuples du monde et conformément au droit international, pouvoir "exprimer sa volonté et décider de son destin, à travers un référendum libre, transparent et démocratique", a affirmé le Comité de soutien et de solidarité avec le peule sahraoui de Saint-Pétersbourg, deuxième plus grande ville de la Fédération de Russie.

Lors d’une conférence organisée récemment par la faculté de journalisme de l’université d’Etat de Saint-Pétersbourg, le président du Comité, M. Sergueï Mikhaïlov, qui est également président de l’Association des avocats et journalistes de cette prestigieuse ville, a, lors d’une rencontre avec le représentant du Front Polisario en Russie, M. Ali Salem Mohamed Fadel, mis l’accent sur la nécessité de "donner l’occasion au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination en s’exprimant librement sur son sort".

M. Mikhaïlov, qui a eu l’occasion de visiter les camps de réfugiés sahraouis en février 1999, et de "constater de visu la détermination de ce peuple à prendre en main sa destinée et sa mobilisation autour du Front Polisario", a souligné qu’"un peuple avec une telle volonté, a le droit de vivre libre et indépendant".

"Nul doute qu’un peuple aussi déterminé finira par réaliser ses aspirations à la liberté car l’expérience nous a montré que l’occupation de territoires d’autrui par la force ne dure jamais, quelle que soit la force de l’occupant", a-t-il dit.

"Nous continuerons à nous porter aux côtés des Sahraouis dans la lutte pour le triomphe de leur juste cause", a souligné Mikahïlov qui a annoncé que parmi les multiples actions entreprises dans ce sens, un film documentaire sur le combat de ce peuple était en préparation.

Dans une intervention au cours de cette rencontre organisée sous le thème "l’image de l’Etat dans l’espace médiatique contemporain" à laquelle ont pris part près de 140 chercheurs, spécialistes dans le domaine de l’information et enseignants ainsi que des étudiants, des députés et des diplomates, M. Fadel a donné un aperçu sur le Sahara occidental et le combat mené par le peuple sahraoui en vue de pouvoir exercer son droit de décider de son devenir.

Il a rappelé que la République arabe sahraouie démocratique (RASD) était reconnue par plus de 80 pays, qu’elle disposait d’une Constitution, d’institutions législatives et exécutives et qu’elle était membre fondateur de l'Union africaine (UA).

Il a indiqué que plusieurs actions étaient entreprises en collaboration notamment avec le Comité de solidarité avec le peuple sahraoui en vue de sensibiliser l’opinion publique russe à la question sahraouie, à travers, la traduction et l’édition en russe de la Constitution de la RASD, la préparation de thèses de magister et de doctorat sur ce sujet dans le domaine de l’histoire des relations internationales, l’organisation de conférences et la publication d’articles et de reportages dans la presse et les publications universitaires.

Fadel a souligné que "la politique de +deux poids, deux mesures+ poursuivie par certains pays a encouragé l’anarchie et la violation du droit international obligeant les peuples sans défense à payer la facture de l’occupation".

Il a rappelé qu’"après 16 ans de lutte contre l’occupant marocain, les Sahraouis ont arrêté les actions militaires le 6 septembre 1991 dans l’espoir que les problèmes entre frères soient réglés en permettant à ce peuple pacifique d’exercer un droit consacré par l’Onu au début des années soixante du siècle dernier, à savoir le droit à l’autodétermination".

"Le peuple sahraoui a tendu la main à la paix, mais l’attente est trop longue puisque depuis l’annonce du processus de paix au Sahara occidental, plus de 60 résolutions ont été adoptées par l’Onu réaffirmant toutes le droit de ce peuple d’exprimer sa volonté à travers un référendum libre, transparent et démocratique", a-t-il poursuivi.

"Devant cette longue attente et les manœuvres visant à entraver le processus de paix, la population sahraouie dans les territoires occupés a manifesté pacifiquement pour revendiquer ses droits mais l’occupant a répondu par une répression brutale", a-t-il dit.

"On nous demande si on doit reprendre les armes, nous disons que nous demeurons disposés à aller, comme le demande l’Onu, à des négociations en étant animés d’une volonté sincère de parvenir à une solution juste et durable au problème, tout comme nous sommes prêts à reprendre les armes.

Et si cela devait arriver, ce que nous ne souhaitons pas, aucun endroit du territoire marocain ne sera à l’abri des coups de l’Armée de libération populaire sahraouie", a-t-il averti.

Il a souligné que "cela engendrera bien sûr une situation dangereuse dans la région, notamment pour le régime marocain qui aura ainsi laissé passer l’opportunité de parvenir à une solution par la voie pacifique".

Il a en conclusion appelé les grandes puissances à "assumer leur responsabilité historique" et l’Onu à "assumer son devoir d’œuvrer à la consécration de la paix et la la mise en place des fondements du développement et de l’égalité entre les peuples".

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