quinta-feira, 18 de dezembro de 2008

"Vive indignation" de la CEAS suite aux déclarations de Zapatero



Madrid,La Coordination espagnole des associations de soutien au peuple sahraoui (CEAS) a exprimé sa "vive indignation" devant les déclarations du président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, au sujet du règlement du conflit du Sahara occidental, estimant que sa position "n’aide pas à trouver une solution pacifique" au conflit, mais "encourage" le Maroc à "persister à occuper par la force un territoire qui ne lui appartient pas".

"De telles déclarations n’aident pas à trouver une solution pacifique, encouragent le gouvernement marocain à persister dans sa position intransigeante, en occupant par la force un territoire qui ne lui appartient, sans tenir compte des résolutions de l’ONU et violant les plus élémentaires droits de l’homme du peuple sahraoui", souligne la CEAS dans un communiqué parvenu à la SPS.

La coordination réagissait ainsi aux déclarations faites par Zapatero, lors d’une conférence de presse conjointe avec le premier ministre marocain Abbas El Fassi, au terme des travaux de la 9ème réunion de haut niveau hispano-marocaine, dans lesquelles il a appelé les parties au conflit (le Front Polisario et le Maroc) à "avoir la capacité de faire des concessions et d’assouplir leur position".

Dans la déclaration commune rendue publique, à l’issue de cette rencontre bilatérale, l'Espagne considère que la proposition d’autonomie marocaine constitue une "contribution positive dans le cadre des négociations substantielles pour parvenir à une solution politique, juste, durable et mutuellement acceptable qui assure le principe de l’autodétermination, dans le cadre des résolutions 1754, 1783 et 1813 du Conseil de sécurité" de l’ONU.

La coordination, qui regroupe près de 200 associations de soutien au peuple sahraoui, reproche à Zapatero "qu’au lieu de conformer la position de principe de l’Espagne au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et de rappeler au Maroc ses engagements à l’égard de ce principe et lui demander de respecter ce qu’il avait signé et accepté à l’issue de nombreuses et longues négociations, le gouvernement espagnol oublie le principe de la décolonisation et accueille avec +intérêt+ la thèse marocaine".

Dans ce sens, la CEAS affirme que l’Espagne, à l’instar du Maroc, "ne peut décider du destin d’un territoire qui n’est pas le sien et encore moins contre la volonté du peuple souverain de ce territoire et violation flagrante de la légalité internationale".

Pour la coordination, l’Espagne "doit se limiter à soutenir toute décision que prend le peuple sahraoui concernant son avenir et celui du territoire", relevant qu’il s’agit-là d’une "position minimum qui est justifiée par une simple référence aux résolutions des Nations unies".

Elle a, en outre, critiqué Zapatero pour ses contributions au règlement du conflit du Sahara occidental, les qualifiant de "fausses solutions ou de tromperies qui ne respectent pas la légalité internationale ni un principe fondamental: le droit à l’autodétermination d’un peuple, de surcroît engagé dans un processus de décolonisation" dans un territoire considéré par les Nations unies comme "territoire non autonome".

La CEAS a exprimé, enfin, sa ferme volonté de s’opposer à ce que l’Espagne officielle "continue à tourner le dos à cette cause et à se contenter d’offrir une aide humanitaire, alors qu’elle apporte au Maroc un soutien politique, diplomatique, militaire et financier, lui permettant de continuer à violer la légalité internationale et les droits de l’homme au Sahara occidental".

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