sexta-feira, 17 de outubro de 2008

Désignation d'un nouvel envoyé onusien: "une preuve de l'échec du plan marocain" (Brahim Ghali













Alger,L'ambassadeur sahraoui à Alger, M. Brahim Ghali a indiqué, mardi, que la désignation de M. Christopher Ross en tant que nouvel envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU au Sahara occidental était "une preuve de l'échec du plan du Royaume du Maroc".

Invité de l'émission "les points sur les I" de la Radio Algérie Internationale, M. Ghali a estimé que le non renouvellement du mandat de M. Peter Van Walsum constitue en soi "un échec de l'initiative marocaine qui l'a accompagné et qui porte sur le projet d'autonomie".

Dans ce contexte, M. Ghali a exprimé son souhait que "le nouvel envoyé personnel fasse preuve d'objectivité et prenne une position équilibrée dont l'objectif principal serait l'application de la Légalité internationale, d'autant que le conflit s'inscrit dans la durée du fait de l'obstination du Maroc".

Le conflit a duré 33 ans durant lesquelles "l’ignorance de la volonté des sahraouie a conduit à l'échec" et "toute tentative de recherche de pseudo-solutions fut inutile", a précisé l'ambassadeur sahraoui ajoutant que "la Front Polisario au même titre que la RASD ont donné leur acceptation au nouvel envoyé personnel qui n'a pas encore été officiellement désigné du fait de l'obstination de l'autre partie" (le Maroc).

"Après le départ de M. Walsum , les marocains ont déduit que le secrétaire général de l'ONU avait donné fin de non recevoir à son rapport", a-t-il souligné estimant que "le rejet par les marocains de la nomination du nouvel ambassadeur est une forme de chantage exercé sur l'ONU pour qu'elle accepte leur conditions", chose que le secrétaire général "ne fera pas", a-t-il ajouté.

M. Ghali s'est interrogé sur les raisons qui "pourraient empêcher les Etats Unis de faire pression sur le Maroc pour l'amener à donner son acceptation au nouvel envoyé spécial en vue de sortir de l'impasse imposée par le Maroc au détriment du peuple sahraoui".

Il a réitéré, dans ce contexte, le rejet par le Sahara occidental des déclarations de l'ex-envoyé personnel M. Peter Van Walsum faites devant le Conseil de sécurité la qualifiant de "partiales". M. Walsum "s'était écarté de son rôle d'envoyé personnel chargé de l'application de la Législation onusienne pour de permettre au peuple sahraoui de pratiquer son droit à l'autodétermination et à l'indépendance".

Les positions des Nations Unies "sont claires, en ce sens qu'elles reconnaissent le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination depuis les années soixante et avant que l'Espagne de trahisse les sahraouis, avant même l'invasion du Sahara occidental par l'armée marocaine", a rappelé M. Ghali.

La situation actuelle au Sahara occidental est en "statut quo", a précisé l'ambassadeur sahraoui ajoutant que "les séries de négociations sont en suspens à cause de l'obstination de la partie marocaine". Le déroulement des évènements a prouvé que le projet du Maroc ne peut constituer une plate-forme sérieuse pour le règlement du conflit", a encore ajouté M. Ghali affirmant que "tout atteste de l'échec du projet marocain mort-né".

M. Van Walsum a tenté de dénaturer la vérité du conflit, ce qui relève de l'impossible, car, a estimé M. Ghali, le peuple sahraoui possède un droit légitime à l'autodétermination et à l'indépendance que lui reconnaît l'ensemble de la communauté internationale.

"Les tentatives marocaines visant à gagner du temps ne servent pas les intérêts du Maroc car ces tergiversations constituent une arme à double tranchant en ce sens qu'elles favorisent la diffusion du sentiment nationaliste sahraoui et contribuent à la clarification de la situation aux yeux de la communauté internationale ainsi qu'à la consolidation du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination", a indiqué M. Ghali.

"Cette politique dilatoire favorise la sensibilisation de la conscience arabe", a-t- affirmé avant d'ajouter que " des voix au Maroc commencent déjà à s'élever contre l'occupation, ce qui ne sert pas, à la longue, le régime marocain".

A une question sur la position pro-marocaine de l'Europe, l'ambassadeur a répondu que "cette partialité n'est pas absolue", en ajoutant à ce propos que "s'il existe des parties européennes qui penchent du cotés du Maroc, cette position ne fait pas l'unanimité au sein de l'Union européenne qui a rappelé la nécessité de trouver une solution au conflit, de poursuivre les négociations, ce qui est loin de constituer une partialité en faveur du Maroc au détriment
du Sahara Occidental".

D'autre part, le diplomate sahraoui a affirmé que le peuple sahraoui "n'a pas cessé de revendiquer la publication du rapport du Haut commissariat des droits de l'homme qui relève des Nations Unis dans le but de "dévoiler la vérité à la communauté internationale", tout en rappelant que la mission qui a dressé le rapport "n'a pas été en mesure de mener à terme le planning qu'elle avait tracé, se heurtant aux entraves posées par les autorités marocaines qui
l'ont contrainte à écourter de deux jours son séjour prévu initialement en cinq jours".

La non publication du rapport est principalement motivée par "l'obstruction de l'ambassadeur français qui a brandi la menace du recours de son pays au droit de veto", a expliqué M. Ghali qui a soutenu que "le rapport a fini par déduire que les violations manifestes des droits du peuple sahraoui ne peuvent cesser que par l'exercice de son droit à l'autodétermination".

Quant aux allégations de certaines parties au sujet d'un prétendu lien entre le Front Polisario et Al Qaida, l'ambassadeur sahraoui à Alger a affirmé que "c'est une accusation infondée", faisant observer au passage que "les territoires libérés du Sahara occidental, contrôlés par des Sahraouis, sont la région la plus sécurisée dans le monde contre les actions terroristes".

"Par les actes nous prouvons que les Sahraouis n'ont pas de lien avec le terrorisme international et nous oeuvrerons sans cesse à maintenir la paix et la sécurité dans notre région", a-t-il ajouté en substance.

"L'option de la guerre et du retour à la lutte armée est toujours de mise tant que le Maroc s'obstine à occuper le Sahara occidental", a réaffirmé M. Ghali qui a rappelé que "la lutte armée demeure, conformément à la déclaration de 1973 du Front Polisario, le seul moyen de permettre au peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination".

Enfin, l'ambassadeur sahraoui a émis le vœu que les prochaines négociations seront empreintes de sérieux et que "le Maroc les abordent avec une volonté sérieuse et sincère de permettre au peuple sahraoui de disposer de son sort".


Alger, 14/10/2008 (SPS) L'ambassadeur sahraoui à Alger, M. Brahim Ghali a indiqué, mardi, que la désignation de M. Christopher Ross en tant que nouvel envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU au Sahara occidental était "une preuve de l'échec du plan du Royaume du Maroc".

Invité de l'émission "les points sur les I" de la Radio Algérie Internationale, M. Ghali a estimé que le non renouvellement du mandat de M. Peter Van Walsum constitue en soi "un échec de l'initiative marocaine qui l'a accompagné et qui porte sur le projet d'autonomie".

Dans ce contexte, M. Ghali a exprimé son souhait que "le nouvel envoyé personnel fasse preuve d'objectivité et prenne une position équilibrée dont l'objectif principal serait l'application de la Légalité internationale, d'autant que le conflit s'inscrit dans la durée du fait de l'obstination du Maroc".

Le conflit a duré 33 ans durant lesquelles "l’ignorance de la volonté des sahraouie a conduit à l'échec" et "toute tentative de recherche de pseudo-solutions fut inutile", a précisé l'ambassadeur sahraoui ajoutant que "la Front Polisario au même titre que la RASD ont donné leur acceptation au nouvel envoyé personnel qui n'a pas encore été officiellement désigné du fait de l'obstination de l'autre partie" (le Maroc).

"Après le départ de M. Walsum , les marocains ont déduit que le secrétaire général de l'ONU avait donné fin de non recevoir à son rapport", a-t-il souligné estimant que "le rejet par les marocains de la nomination du nouvel ambassadeur est une forme de chantage exercé sur l'ONU pour qu'elle accepte leur conditions", chose que le secrétaire général "ne fera pas", a-t-il ajouté.

M. Ghali s'est interrogé sur les raisons qui "pourraient empêcher les Etats Unis de faire pression sur le Maroc pour l'amener à donner son acceptation au nouvel envoyé spécial en vue de sortir de l'impasse imposée par le Maroc au détriment du peuple sahraoui".

Il a réitéré, dans ce contexte, le rejet par le Sahara occidental des déclarations de l'ex-envoyé personnel M. Peter Van Walsum faites devant le Conseil de sécurité la qualifiant de "partiales". M. Walsum "s'était écarté de son rôle d'envoyé personnel chargé de l'application de la Législation onusienne pour de permettre au peuple sahraoui de pratiquer son droit à l'autodétermination et à l'indépendance".

Les positions des Nations Unies "sont claires, en ce sens qu'elles reconnaissent le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination depuis les années soixante et avant que l'Espagne de trahisse les sahraouis, avant même l'invasion du Sahara occidental par l'armée marocaine", a rappelé M. Ghali.

La situation actuelle au Sahara occidental est en "statut quo", a précisé l'ambassadeur sahraoui ajoutant que "les séries de négociations sont en suspens à cause de l'obstination de la partie marocaine". Le déroulement des évènements a prouvé que le projet du Maroc ne peut constituer une plate-forme sérieuse pour le règlement du conflit", a encore ajouté M. Ghali affirmant que "tout atteste de l'échec du projet marocain mort-né".

M. Van Walsum a tenté de dénaturer la vérité du conflit, ce qui relève de l'impossible, car, a estimé M. Ghali, le peuple sahraoui possède un droit légitime à l'autodétermination et à l'indépendance que lui reconnaît l'ensemble de la communauté internationale.

"Les tentatives marocaines visant à gagner du temps ne servent pas les intérêts du Maroc car ces tergiversations constituent une arme à double tranchant en ce sens qu'elles favorisent la diffusion du sentiment nationaliste sahraoui et contribuent à la clarification de la situation aux yeux de la communauté internationale ainsi qu'à la consolidation du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination", a indiqué M. Ghali.

"Cette politique dilatoire favorise la sensibilisation de la conscience arabe", a-t- affirmé avant d'ajouter que " des voix au Maroc commencent déjà à s'élever contre l'occupation, ce qui ne sert pas, à la longue, le régime marocain".

A une question sur la position pro-marocaine de l'Europe, l'ambassadeur a répondu que "cette partialité n'est pas absolue", en ajoutant à ce propos que "s'il existe des parties européennes qui penchent du cotés du Maroc, cette position ne fait pas l'unanimité au sein de l'Union européenne qui a rappelé la nécessité de trouver une solution au conflit, de poursuivre les négociations, ce qui est loin de constituer une partialité en faveur du Maroc au détriment
du Sahara Occidental".

D'autre part, le diplomate sahraoui a affirmé que le peuple sahraoui "n'a pas cessé de revendiquer la publication du rapport du Haut commissariat des droits de l'homme qui relève des Nations Unis dans le but de "dévoiler la vérité à la communauté internationale", tout en rappelant que la mission qui a dressé le rapport "n'a pas été en mesure de mener à terme le planning qu'elle avait tracé, se heurtant aux entraves posées par les autorités marocaines qui
l'ont contrainte à écourter de deux jours son séjour prévu initialement en cinq jours".

La non publication du rapport est principalement motivée par "l'obstruction de l'ambassadeur français qui a brandi la menace du recours de son pays au droit de veto", a expliqué M. Ghali qui a soutenu que "le rapport a fini par déduire que les violations manifestes des droits du peuple sahraoui ne peuvent cesser que par l'exercice de son droit à l'autodétermination".

Quant aux allégations de certaines parties au sujet d'un prétendu lien entre le Front Polisario et Al Qaida, l'ambassadeur sahraoui à Alger a affirmé que "c'est une accusation infondée", faisant observer au passage que "les territoires libérés du Sahara occidental, contrôlés par des Sahraouis, sont la région la plus sécurisée dans le monde contre les actions terroristes".

"Par les actes nous prouvons que les Sahraouis n'ont pas de lien avec le terrorisme international et nous oeuvrerons sans cesse à maintenir la paix et la sécurité dans notre région", a-t-il ajouté en substance.

"L'option de la guerre et du retour à la lutte armée est toujours de mise tant que le Maroc s'obstine à occuper le Sahara occidental", a réaffirmé M. Ghali qui a rappelé que "la lutte armée demeure, conformément à la déclaration de 1973 du Front Polisario, le seul moyen de permettre au peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination".

Enfin, l'ambassadeur sahraoui a émis le vœu que les prochaines négociations seront empreintes de sérieux et que "le Maroc les abordent avec une volonté sérieuse et sincère de permettre au peuple sahraoui de disposer de son sort".

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