terça-feira, 19 de maio de 2009

Le Porte parole du Quai d'Orsay : POINT DE PRESSE DU 15 MAI 2009


MAURITANIE

Dans un point presse organisé hier à Paris, Eric Chevallier, porte-parole du ministère français des affaires étrangères a déclaré que la France, qui soutien la médiation sénégalaise, est pour le maintien de la présidentielle au 6 juin 2009 mais souhaite la participation des différents courants politiques.

- (A propos des élections présidentielles en Mauritanie. Le président Wade était à Nouakchott hier. Aujourd'hui se tiennent des pourparlers entre les protagonistes locaux sous la supervision de l'Union africaine et de l'ONU. Quelle est la position de la France vis-à-vis de ces pourparlers et de cette médiation sénégalaise ? Est-ce que vous soutenez la médiation sénégalaise ?)
- Oui, nous pensons que la contribution du président Wade peut être utile. Nous sommes attachés à ce que les élections permettent une large participation permettant l'expression des différents courants politiques. Le travail du président Wade dans ce contexte nous paraît utile.

- (Si les élections sont maintenues le 6 juin, il n'y aura pas la participation de principaux acteurs car seuls les représentants de la junte se présenteront comme candidats. Avez-vous un commentaire à ce sujet ?)
- Nous pensons qu'il est important que ces élections se tiennent et qu'elles soient inclusives. La France, mais aussi la communauté internationale dans sa grande majorité, estime que la tenue de ces élections est essentielle pour la Mauritanie.

Imminent accord cadre politique pour la sortie de crise en Mauritanie



Selon une source proche, de la médiation sénégalaise, confiant au reporter de Points Chauds sur place, les trois parties ont convenu avec le médiateur sénégalais, a un accord cadre politique pour sortir de crise. L'accord cadre politique, qui est actuellement en cours d'élaboration entre les différents protagonistes va permettre a l'ouverture d'un dialogue tripartite direct et sérieux, sous la supervision des médiateurs Cheikh Tidiane Gadio, ministre des affaires étrangères du Sénégal et Abdessalam Triki, ministre libyen chargé des affaires africaines. Ces pourparlers, dont le premier round a commencer cette nuit, sont préparatoires à un accord cadre tripartite supposer lundi prochain, prévoyant ainsi comme cadre

1 - la suspension de l'agenda unilatéral,
2- la libération des prisonniers considérés comme des prisonniers d'opinion
3- la l'éligibilité des Militaires au processus électoral
4-De renoncer publiquement à l'établissement de SIDIOKA dans ses anciennes fonctions de président
5- La participation aux élections

Selon le reporter de Points Chauds sur place, le chef de la diplomatie sénégalaise Cheikh Tidjane Gadio, est entré en réunion il y a

de cela 20mn avec les représentants des trois parties pour faire les dernières retouches, sur l'accord cadre politique ,avant une déclaration, a la presse, prévue dimanche au plus tard le lundi en compagnie des différentes partie dans la crise.
Cette déclaration a la presse aura pour objectif d'annoncer les couleurs de cet accord cadre politique , qui constitue un nouveau départ dans le cadre d'une solution de sortir de crise qui secoue la Mauritanie depuis 8 mois,
les délégations qui participeront à un formulaire sur les négociations, comme suit:

Pour la partie du Général Ould Abdel Aziz:
Sid Ahmed Ould Rais
Melainine Ould Tomy
Sidi Mohamed Ould Maham
Diop Abdelahi
Coumba Ba

Pour le FNDD
Khalil Ould Teib
Moussa Fall

Pour le Le RFD
Sidi ould Salem
Abderrahmane Ould Moine

La journée d'hier a été marquée par le refus du général Abdelaziz de déplacer le scrutin, alors que le report est précisément le préalable exigé par ses opposants.selon afp Abdoulaye Wade s'est porté garant pour lui et a promis de le convaincre, si la date de l'élection était un vrai point de blocage. Mais le président sénégalais a prévenu : ce sont les transitions courtes qui sont les meilleures, et l'hivernage qui approche nous empêche de repousser le scrutin trop loin. Des propos qui sonnent comme un soutien indirect à l'agenda du général Abdelaziz.

Médiation de Wade en Mauritanie



Fin de non-recevoir du général Ould Abdelaziz

Le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, meneur du putsch du 6 août et candidat à la présidence, a assuré jeudi qu'il n'y aurait "pas de report" de la présidentielle du 6 juin, après un entretien avec le Sénégalais Abdoulaye Wade. "Il n'y aura pas de report, il n'y aura pas de report", a insisté Mohamed Ould Abdel Aziz devant des journalistes, après une rencontre de plus d'une heure, à son domicile, avec le président Wade et des émissaires de l'Union africaine. L'ex-chef de la junte n'a rien ajouté. Cette mission de médiation a lieu huit jours avant l'ouverture de la campagne pour l'élection présidentielle anticipée, boycottée par l'opposition qui y voit "une mascarade pour légitimer le coup d'État". M. Ould Abdel Aziz a quitté l'armée et le pouvoir pour se porter candidat à la présidence. Il est donné grand favori face à seulement trois adversaires, qui n'avaient pas condamné le putsch. À l'extérieur de sa maison, plusieurs dizaines de ses partisans criaient : "Aziz ! Aziz !" ou encore : "Nous n'acceptons pas de report". Une marche de femmes vêtues de vert — couleur du drapeau mauritanien — était également organisée. Ces manifestantes pro-putsch exprimaient leur opposition à un report du scrutin. Auparavant, Abdoulaye Wade avait rencontré le président déchu, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, au domicile de ce dernier à Nouakchott. Rien n'avait filtré de leur conversation, suivie d'un déjeuner avec la délégation comprenant le président de la commission de l'Union africaine (UA), Jean Ping, le ministre libyen chargé des Affaires africaines Ali Triki et le représentant spécial des Nations unies en Afrique de l'Ouest, Saïd Djinnit. M. Wade s'est entretenu par la suite avec l'opposant Ahmed Ould Daddah, dirigeant du Rassemblement des forces démocratiques (RDF).

MAURITANIE-COUP D'ÉTAT


Un proche du Général : La divergence sénégalo-libyenne est à l'origine de l'échec de la médiation



Cheikh Tidjane Gadio et Ali Triki viennent d'arriver à Dakar où ils ont l'intention de rendre compte de leur médiation au président sénégalais Abdoulaye Wade, avant que le libyen continue vers Tripoli, pour faire un rapport au Guide Mouammar Kadhafi, en sa qualité de président de l'Union africaine (UA).

Les deux médiateurs ont réussi à réunir les trois protagonistes de la crise, hier soir, autour d'une même table de négociation : les soutiens du Général Ould Abdel Aziz, le Front national pour la défense de la démocratie (FNDD) et le Rassemblement des forces démocratiques (RFD). Mais ils n'ont obtenu qu'un maigre engagement de bonne intention, où chacun se déclare prêt à œuvrer à une solution à la crise.

Peu après le départ des médiateurs, les principaux état-major politiques entament l'exercice polémique de définition des responsabilités, que chacun rejette sur l'autre :

- Le Général Ould Abdel Aziz est accusé d'avoir tué la médiation dans l'œuf en déclarant que le report de la présidentielle n'est pas envisageable ; or, ce recul constituait l'axe central sur lequel s'articulait la médiation sénégalaise ;

- De leurs côté, les proches du Général considèrent que les anti-putsch sont incapables d'accorder leurs violons et ne constituent pas, de ce fait, un interlocuteur crédible. Selon eux, tandis que le FNDD s'entête à exiger le retour au pouvoir de Ould Cheikh Abdellahi, le RFD considère, lui, cette page tournée.

Une source, dans l'entourage du Général, indique, par ailleurs, que le FNDD aurait proposé le démantèlement du Bataillon de sécurité présidentielle (Basep) ; le RFD demanderait la supervision de l'élection présidentielle différée, par l'Organisation des Nations Unies (ONU). Selon la même source, les délégués du Général ont refusé les deux propositions.

L'arbitrage voulu par Wade était mort-né dès le départ ; notre interlocuteur précise : "pour entamer une négociation, il faut que les parties soient d'accord sur un minimum qui constitue une base de départ. Or, là, les protagonistes ne s'entendent sur rien, de toute évidence mais, plus grave, les médiateurs ne parlent pas le même langage : pour les libyens, l'initiative prolonge celle entamé, en vain, par Kadhafi. Les sénégalais, quant à eux, y considèrent une dynamique neuve".

Avant de conclure : "selon les sénégalais, la médiation est sénégalaise avant tout, bien qu'elle soit parrainée par l'ONU et l'UA au travers, respectivement, de la présence de Saïd Djinnit le représentant spécial en Afrique de l'Ouest et de Jean Ping, Président de la Commission d'Addis Abéba. Justement, les deux s'opposaient, dès le début, à la l'intervention controversée de Kadhafi en faveur de la junte".

MAURITANIE-COUP D'ÉTAT


L'ambassade américaine donne 720 millions au front anti-putsch (+DOCUMENT)


Selon un document publié par un proche du Général Ould Abdel Aziz, l'ambassade des Etats-Unis à Nouakchott a distribué 2.400.000 dollars (720 millions d'ouguiyas) aux principaux leaders du front anti-putsch. Le document note le nom de chaque dirigeant ainsi que la somme perçue, selon le tableau suivant :

- Mohamed Ould Maouloud, président de l'Union des forces du progrès (UFP), 200.000 $ ;
- Messaoud Ould Boulkheïr, président de l'Alliance populaire progressiste (APP), 400.000 $ ;
- Mohamed Ould Rzeïzim, ancien ministre, 300.000 $ ;
- Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi, 300.000 $ que son épouse, Khatou Mint El Boukhary, est venue récupérer, de Lemden ;
- Nahah Ould Mohamed, leader syndicaliste, 300.000 $ ;
- Boïdiel Ould Houmeïd, 300.000 $ qu'il l'auraient aidé, selon le texte, à compenser la perte due aux remboursements réclamés par l'Inspection Général de l'Etat (IGE) ;
- Khalil Ould Tayeb, député APP, 200.000 $ ;
- Omar Ould Hamadi de l'initiative For-Mauritania, venu de France, apparemment pour raisons familiale mais en réalité aux fins de récupérer la somme des mains d'Ahmed Ould Samba, porte-parole de Ould Cheikh Abdellahi ;
- Ahmed Ould Sidi Baba, ancien ministre, 100.000 $ ;
- Jemil Ould Mansour, leader du parti Tawassoul (islamistes modérés), 100.000 $ ce qui explique, selon le document, son chahut à l'Assemblée nationale, pendant la lecture du Coran suite au décès des érudits Bouddah Ould Bouseïri et Mohamed Salem Ould Addoud ;

Selon le tract, le financement est distribué par The National Democratic Institute (NDI), via Dennis Hankis, chargé d'affaire de l'ambassade américaine à Nouakchott et gardien des intérêts israéliens en Mauritanie, depuis que le Général Ould Abdel Aziz a exigé le départ de l'ambassadeur de l'Etat hébreu à Nouakchott.

Le NDI est dirigé par Madeleine Albright, ex-Secretaire d'Etat dont le texte souligne l'origine juive et en conclut qu'elle est militante sioniste.

Le texte note que la répartition du montant est confiée à Dennis Hankis qui aurait remis sa part à Ould Boulkheir, officiellement en qualité de président de l'Assemblée nationale mais, en fait, pour encourager les nasséristes de l'APP à vouloir le retour de l'ambassadeur israélien.

Enfin, le texte note que le NDI a délégué, à Nouakchott, deux responsables, John Hartung et Leslie Campbell, dont il précise les noms et les numéros de téléphone, au demeurant publics. Leur objectif consisterait à former la mouvance anti-putsch à la contestation et aux affrontements, avec les forces de l'ordre, durant les manifestations. Les deux experts portent des titres de voyage des Etats Unis et du Canada mais seraient, en réalité, des ressortissants israéliens.

La deuxième page du tract (ci-contre) représente Ould Cheikh Abdellahi au milieu d'une étoile de David, entouré de Mohamed Ould Maouloud, Messaoud Ould Boulkheïr, Jemil Ould Mansour, Boïdiel Ould Houmeïd, Ahmed Ould Sidi Baba, Nahah Ould Mohamed et Abdel Gouddous Ould Abeïdna.

A part le dernier, homme d'affaires prospère et leaders de l'Union nationale pour l'alternance démocratique (UNAD), tous les autres sont soupçonnés d'avoir reçu une subvention du NDI.

Pour lire ce document (en arabe), cliquer sur l'image et l'agrandir.

Un nouveau scandale entache la réputation des contingents du royaume chérifien


Deux militaires marocains au Niger interpellés pour viol de mineurs


Un nouveau scandale vient d'entacher la réputation de l'armée marocaine au Niger, déjà éclaboussée par un comportement honteux de ses militaires au Congo, en Côte d'Ivoire et en Bosnie. Deux militaires marocains relevant du bureau militaire de l'ambassade du Maroc au Niger, l'adjudant-chef Mustapha Ghaloui et le sergent Abderrahim Attafi, respectivement secrétaire et chauffeur au niveau dudit bureau, ont été interpellés par la police nigérienne, à la suite d'une plainte déposée à leur encontre par les parents des victimes, pour le viol de deux mineurs : Djamila et Hassan, âgés respectivement de 14 et 15 ans. L'affaire risque d'être étouffée avec les tentatives multiples de certains diplomates marocains qui tentent d'activer leurs relations à Niamey. Il est à rappeler que des militaires des contingents marocains ayant exercé dans des opérations de maintien de la paix au Congo, en Côte d'Ivoire et en Bosnie avaient déjà été inculpés pour viol à l'encontre de jeunes filles, généralement des mineures âgées de 13 ou 14 ans, selon le rapport interne de l'ONU et parfois même des enfants plus jeunes, selon certains témoignages. Des soldats appartenant au contingent marocain qui comptait 730 éléments parmi les 9 000 militaires de 40 pays, composant la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire en 2005, ont été soupçonnés d'avoir eu des relations sexuelles avec un grand nombre de mineures de ce pays. M. Hamadoun Touré, porte-parole de la Mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (ONUCI) avait expliqué, à cet effet, que le scandale avait éclaté à la suite d'une campagne menée contre l'exploitation sexuelle au cours de laquelle l'ONUCI a invité la population locale à dénoncer tout cas d'abus. Selon des témoignages certains Casques bleus marocains louaient ainsi pour 5 000 FCFA (l'équivalent de 8 euros) des chambres dans les villages proches de leurs camps, pour abuser de mineurs. Selon une source onusienne, au moins douze enfants ont été violés. Même chose au Congo où six militaires marocains ont été poursuivis pour des abus sexuels après une première enquête menée. A préciser que, dans le cadre de cette enquête, le commandant du contingent marocain de l'Organisation des Nations unies en République du Congo (MONUC) et son adjoint ont été relevés de leurs postes et 17 autres militaires convoqués dont quatre ont été identifiés par deux victimes. Une deuxième enquête ouverte à la suite d'une deuxième plainte avait permis l'identification de deux autres militaires marocains.

Le Maroc boude Pretoria


L'investiture du nouveau président de l'Afrique du Sud, Jacob Zuma, a finalement eu lieu sans le Maroc. Aucun haut responsable marocain n'a en effet effectué le déplacement à Pretoria. Et pour cause, la présence lors de cette cérémonie, qui a eu lieu samedi, du chef du POLISARIO, Mohamed Abdelaziz, dont le front est fort appuyé par l'Afrique du Sud. Celui-ci a d'ailleurs eu droit à des honneurs dignes d'un chef d'Etat avec un emplacement aux premières loges parmi les invités les plus en vue de la cérémonie. A rappeler que le Maroc a été officiellement invité et que c'est le Premier ministre Abbas El Fassi qui devait faire le déplacement en lieu et place de Mohamed El Yazghi, ministre d'Etat.

Rabat boude Pretoria


Aucun responsable gouvernemental marocain n'était présent, le 9 mai dernier, à la cérémonie d'investiture du nouveau président sud-africain, Jacob Zuma. Attendu à Pretoria, Abbas El Fassi s'est désisté à la dernière minute, se faisant remplacer par le premier secrétaire de l'ambassade du Maroc. La raison?: la présence du secrétaire général du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, parmi la trentaine de chefs d'Etat et de délégations étrangères invités.

Chronologie de plus de 40 ans de relations tumultueuses


De Hassan II à Mohammed VI: le Maroc n'a jamais été l'ami de l'Algérie

Le 15 octobre 1963 éclate entre l'Algérie et le Maroc ce que les historiens désignent de « guerre des sables » et qui avait failli embraser toute la région du Maghreb.

Le conflit fut réglé grâce à la médiation de l'empereur éthiopien Hailé Sélassié 1er, alors président de l'OUA, à Bamako le 2 novembre 1963. Mais ce n'est que dix années plus tard, en 1973, qu'un accord fut conclu entre ces deux pays voisins sur le tracé des frontières. Après le départ des Espagnols en 1975 du Sahara occidental, le Maroc l'occupe et l'Algérie s'y oppose, soutenant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination. Prenant la position algérienne pour une attaque contre le Maroc, Hassan II rompt les relations diplomatiques avec Alger le 7 mars 1976.

La cause saharaouie, objet du différend

Le 26 février 1983, le président Chadli Bendjedid rencontre en tête-à-tête le roi Hassan II. Cette rencontre dite « historique » a eu lieu à la frontière algéro-marocaine, face au refus de l'un et de l'autre d'aller chez le voisin. Elle a préparé le terrain pour la signature, le 28 mai 1983, d'un accord entre les deux pays sur la libre circulation progressive des personnes et des biens et l'ouverture des lignes aériennes et ferroviaires. Cela ne dure pas longtemps. Le traité d'union maroco-libyen, conclu le 13 août 1984, jette, à nouveau, le froid entre les deux pays. Grâce à la médiation de l'Arabie Saoudite, les relations diplomatiques reprennent le 16 mai 1988. Et les frontières ont été rouvertes le 5 juin de la même année. Le 7 juin 1988, le souverain marocain vient en visite officielle en Algérie et participe à l'occasion au sommet de la Ligue arabe. Moins d'une année plus tard, les deux pays se réconcilient définitivement à l'occasion de la visite officielle de Chadli Bendjedid à Ifrane du 6 au 8 février 1989. Les deux chefs d'Etat signent ainsi un accord sur un projet d'un gazoduc devant relier l'Algérie à l'Espagne, à travers le Maroc. Les relations entre les deux pays se stabilisent pendant quelques années. Le 16 août 1994, les déclarations de Liamine Zeroual, alors président du Conseil d'Etat, soutenant la cause sahraouie, ont été très mal perçues par le palais royal. Quelques jours plus tard, Rabat accuse l'Algérie d'être derrière un attentat terroriste ayant ciblé un hôtel à Marrakech. Un incident qui servira de prétexte pour chasser les résidents algériens du Maroc et instaurer un visa d'entrée. Les autorités algériennes réagissent par la décision de fermer les frontières terrestres. Les relations entre ces deux pays replongent ainsi dans le froid. La mort de Hassan II en juillet 1999 ouvre une autre page pour les deux pays. En avril 2001, Ahmed Midouni, alors ministre de l'Intérieur, débarque à Alger.

Le roi mohammed VI appelle à la réouverture des frontières

Une année plus tard, Yazid Zerhouni, ministre de l'Intérieur, se rend à Rabat, suivi en février 2003 de Abdelaziz Belkhadem, alors ministre des Affaires étrangères. Le chef de la diplomatie marocaine, Mohammed Benaïssa, se rendra à deux reprises en Algérie, en juin 2003 et mai 2004. Le 30 juillet 2004, le Maroc supprime le visa d'entrée pour les Algériens. En mars 2005, Mohammed VI se rend à Alger et participe au 17e Sommet arabe. Il rencontre en tête-à-tête le président Bouteflika. En avril 2005, l'Algérie applique la réciprocité et supprime, de son côté, le visa pour les Marocains. Mais les frontières restent fermées. En avril 2008, Abdelaziz Belkhadem, alors chef du gouvernement, participe en tant que secrétaire général du FLN à la célébration du 50e anniversaire de la Conférence des partis maghrébins tenue à Tanger en 1958 en faveur de l'union du Maghreb. Un incident a opposé le chef du gouvernement algérien et un ministre marocain sur le Sahara occidental au cours de la célébration du 50e anniversaire de la Conférence des partis maghrébins tenue à Tanger en 1958 en faveur de l'Union du Maghreb. Le ministre d'Etat marocain et dirigeant socialiste Mohammed El Yazghi a, dans son discours, appelé les dirigeants maghrébins, particulièrement le président Abdelaziz Bouteflika, à soutenir le projet marocain pour sortir le dossier du Sahara de l'impasse. Et le chef du gouvernement a répliqué en réaffirmant la position d'Alger par rapport à ce dossier, à savoir le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination conformément aux textes onusiens. Depuis 2008, le Maroc insiste sur la réouverture des frontières. Le roi Mohammed VI a eu à réitérer cet appel de Rabat dans son discours adressé à la nation à l'occasion de la fête du trône en juillet 2008, estimant que « les différences de points de vue dans le conflit sahraoui ne sauraient justifier la poursuite de la fermeture des frontières. » Le même appel a été relancé en janvier dernier.« En réitérant son attachement à l'ouverture des frontières entre deux peuples frères, le Maroc est loin d'en banaliser l'objectif et de le réduire à quelque avantage étriqué ou à un intérêt exclusif », souligne Mohammed VI dans un message adressé aux participants du Sommet arabe au Koweït sous le thème « La solidarité avec le peuple palestinien à Ghaza ». Il souhaite ainsi avoir des relations normales basées sur la franchise et la fraternité.

RASD-TV


Les autorités locales au Sahara font face à un nouveau casse-tête : neutraliser les reporters clandestins de Rasd TV. Selon une source locale, "la télé du Polisario diffuse quotidiennement des reportages au ton hostile au Maroc". Au moment où El Aaiun TV meurt à petit feu, faute de financements.

SAHARA OCCIDENTAL-FRANCE


Mohamed Khedad, coordinateur sahraoui à la Minurso, affirme :
«La France a la hantise d'un Maghreb stable»


Quel état des lieux faites-vous du problème de l'autodétermination du Sahara occidental au su des dernières résolutions adoptées par l'ONU ? Pensez-vous qu'on va vers une solution du conflit ?
Mohamed Khedad : Par ces résolutions, le Conseil réaffirme son engagement pour l'autodétermination du Sahara occidental afin d'aboutir à une solution pacifique du conflit. Nos préoccupations n'ont pas été totalement prises en charge et le blocage est venu de la France. Cependant, le fait d'avoir parlé de la dimension humaine du conflit est déjà un acquis en soi, un pas en avant. Il y a une volonté et un intérêt affichés en théorie par les Nations unies.
Il reste seulement un problème d'ordre pratique et dynamique, à savoir comment concrétiser cette volonté. La solution est là, elle est adoptée. Sa mise en application dépend de la réalité du terrain. Il faut continuer à déployer des efforts par la voie politique et pacifique. Il faut impérativement que certains pays, tels que la France, cessent de constituer des blocages à l'évolution de la résolution du conflit.

La France s'est opposée à ce que le Conseil de sécurité de l'ONU élargisse le mandat du contingent des Casques bleus au Sahara occidental (Minurso) à la surveillance des droits de l'Homme. Que pensez-vous de cette position ?
Elle constitue malheureusement un véritable blocage de toute évolution vers une solution de paix pour le conflit. Un sabotage de toute possibilité de coopération, de paix et de stabilité dans la région, comme s'il y avait derrière cette position une hantise de toute coopération maghrébine, une volonté de maintenir, si j'ose dire, un Maghreb boiteux ! La France a la hantise d'un Maghreb stable.

Ce genre de blocage n'augmente-t-il pas les risques d'une reprise de la lutte armée ?
Oui, malheureusement. Cette possibilité est toujours présente. Nous avons fait beaucoup de concessions jusque-là et nous ne perdons pas espoir quant à l'engagement des Nations unies pour la résolution du conflit. Ça dépend des rapports de force, des débats à venir.

Est-ce que l'espoir est permis avec la nouvelle administration américaine ?
La nouvelle administration américaine a totalement rompu avec les positions de G. W. Bush qui se caractérisaient par une politique idéologique manichéenne, du noir et du blanc. Une politique qui a fait beaucoup de dégâts dans le monde et pour les Etats-Unis. Barack Obama a exprimé sa volonté de résoudre ce conflit.

Quels autres pays peuvent avoir, selon vous, un impact sur la solution de ce conflit ?
D'abord la position française, qui est importante. La France a un rôle déterminant et en ce moment elle joue celui de perturbateur et de destructeur de la paix, car c'est elle qui a empêché l'application du plan de règlement initial. C'est également la France qui a aidé le Maroc à refuser l'application du plan Baker en 2003. Et c'est aussi la France, censée être le creuset des droits de l'Homme et de la révolution, qui ose faire des blocages sur des questions aussi élémentaires que les droits humanitaires.
Il y a aussi l'Espagne, en tant qu'ancien colonisateur du Sahara occidental. Elle a son mot à dire mais elle continue, comme la France, à avoir une position en faveur du Maroc malgré une forte mobilisation de la société civile pour la cause sahraouie. Mais les négociations vont continuer…
C. Ross va s'atteler à la mise en application des résolutions adoptées récemment, et à la préparation des prochaines négociations entre les deux parties…

Quel rôle peut jouer l'Algérie dans la résolution du conflit ?
L'Algérie est un pays frontalier incontournable dans la résolution du conflit. Elle est concernée par le conflit, et, de ce fait, a son mot à dire. Elle a un poids économique et politique et sa position en faveur du Sahara occidental compte.

Et concernant les conditions de vie dans les camps des réfugiés…
Les conditions sont très difficiles. Des gens sont nés et vivent dans ces camps depuis une trentaine d'années, et les perspectives sont rudes dans ce désert d'autant que les aides humanitaires arrivent souvent en retard ou incomplètes et sont souvent utilisées comme instruments de pression sur les réfugiés. Au-delà des problèmes de nourriture et d'eau, il y a celui de l'éducation de toute une génération qui a droit à un enseignement décent, au savoir et à l'apprentissage. Et c'est d'autant plus difficile d'être dans une situation de «ni paix ni guerre».

Que pensez-vous de la tenue chaque année du Festival international du cinéma de Dakhla? La culture peut-elle agir pour l'autodétermination du Sahara occidental ?
Ce festival est une excellente initiative. Il permet des rencontres, des échanges et l'expression culturelle. Venir partager une fois par an la réalité, les difficultés et les attentes du peuple sahraoui est très important au-delà du fait politique. La solidarité et le fait de porter un message de paix sont en soi une réussite. La culture et l'expression de la solidarité sont primordiales.

Le Royaume fait dans la désinformation


Le premier secrétaire de l'ambassade de la République sahraouie a dénoncé jeudi «les pratiques coloniales du régime marocain».

Les responsables marocains ont redoublé d'ardeur et semblent s'être fixé comme mission de tromper l'opinion publique du Royaume alaouite et tenter de renforcer le dernier bastion qui soutient encore son projet de large autonomie, à l'instar de la France. Le premier secrétaire de l'ambassade de la Rasd à Alger a battu en brèche, jeudi à l'université de Laghouat, les gesticulations marocaines lors d'une manifestation de solidarité avec le peuple sahraoui organisée par l'Unea, l'Union nationale des étudiants algériens.

Mohamed El Aghdef Aoua est certain que les autorités marocaines doutent fortement de la mise en pratique de leur plan d'autonomie. «Le Maroc a fait montre de relâchement quant au principe d'autonomie, une fois convaincu que son application est impossible et il a commencé des manoeuvres pour empêcher le travail de la Minurso, notamment en ce qui a trait à la protection des droits de l'homme et l'arrêt des violations dans les territoires sahraouis», a déclaré le diplomate sahraoui, qui ne pensait pas aussi bien dire puisque pratiquement au même moment où il tenait sa conférence Mohammed VI lançait de son côté dans l'arène, son homme lige, celui qui a été dûment mandaté par le trône marocain, pour faire de l'Algérie sa cible privilégiée: son ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.
Cet homme-là est tout simplement diabolique. Ecoutons-le: «Le Conseil de sécurité a mis l'accent sur l'importance extrême de l'aspect humanitaire, rejoignant en cela les appels du Maroc pour lever le blocus imposé aux populations des camps de Tindouf en Algérie et mettre un terme à leur calvaire.» Le Maroc, a-t-il poursuivi, souhaite dans ce contexte que l'Algérie «se conforme à l'appel du Conseil de sécurité, au Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) d'accomplir pleinement et sans entraves leur droit au retour librement consenti parmi leurs familles dans la mère patrie, le Maroc, pour y vivre en toute quiétude et sécurité».

Les déclarations schizophréniques de Taïeb Fassi Fihri n'ont d'égales que leur volonté de tromperie. Le diplomate marocain semble être frappé d'amnésie au point d'avoir oublié que c'est le Royaume marocain qui est la puissance colonisatrice de la région. La dernière qui existe encore à travers le monde. Les résolutions 1871 et 1831 appellent le Maroc et non l'Algérie à entamer des pourparlers sans préalables avec le Front Polisario.
«Ces pourparlers doivent viser à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable et qui pourvoie à l'autodétermination du peuple sahraoui», a indiqué le communiqué du Conseil de sécurité qui a accompagné l'adoption de la résolution 1871 le 30 avril dernier. Une première victoire pour le Polisario que le Maroc feint d'ignorer.

Le premier secrétaire de l'ambassade de la Rasd lui rend la monnaie de sa pièce. «Le front Polisario rejette la proposition marocaine portant l'adoption de l'autonomie comme solution à la question sahraouie», a-t-il souligné. Un plan que Mohammed VI tente de faire porter par les Corcas (Conseil royal consultatif pour les affaires sahraouie) dont les membres sont des supplétifs soumis à la Cour royale, favorables à l'annexion du Sahara occidental. Ce que dénonce vivement le diplomate sahraoui. La tentative d'imposer un interlocuteur imaginaire à la place du Front Polisario pour représenter le peuple sahraoui est une tentative désespérée, qui ne peut en aucun cas aboutir.

Mohamed El Aghdef Aoua n'a pas manqué d'épingler la France. «Les élites françaises devraient agir afin que les autorités de ce pays cessent de s'aligner sur la proposition marocaine et à respecter les principes de la révolution française (Liberté, Egalité, Fraternité), à travers le droit des peuples à l'autodétermination et le soutien des révolutions pour la libération de par le monde, dont la question sahraouie». Un appel qui risque de rappeler à la France un passif qu'elle n'est pas encore près d'éponger.

EUCOCO regrets UN’s reluctance to include human rights monitoring in MINURSO mandate


The Coordinating Committees of Solidarity with the Saharawi people( EUCOCO), regretted that the mandate of the UN Mission for the Referendum in Western Sahara (MINURSO) has not been extended to monitoring the situation of human rights in Western Sahara.

At its meeting last Friday in Rome, the Task Force, expressed concern that the Security Council was unable to include monitoring of the situation of human rights in Western Sahara in its resolution 1871 adopted on April, 30. according to a statement received by SPS.

"The Secretary General of the UN himself has been seriously warned about this issue by reports from both delegations of the European Parliament, as important NGOs specializing in human rights, including Human Rights Watch, Amnesty International; reports have concluded multiple missions of observation and investigation conducted in the territories of Western Sahara ", noted the EUCOCO.

"These reports have been unanimous that there are systematic violations of human rights committed by Morocco and its forces of repression in the territories they illegally occupy," it added.

The Task Force strongly denounces that France claims to be birthplace of the first Universal Declaration of Human Rights, has threatened to use its veto power and has adamantly opposed, if the recommendation of monitoring human rights was incorporated into the mandate of MINURSO.

"Such an attitude that discredits from France is unacceptable because it undermines the neutrality and effectiveness of the role of the United Nations for a peaceful and just solution of the Western Sahara conflict," warned the task force.

The Task Force will continue its efforts to challenge the Commission and the European Council, to denounce the negotiations with Morocco to "advanced status" ‘cooperation and neighborliness, "as long as that country is illegally occupying the territories of Western Sahara, and opposed the referendum on self-determination of the Saharawi people ".

It reminded that the EU fisheries agreements, and "any agreement to the exploitation of natural resources of Western Sahara, violate the fundamental rights of the Saharawi people and international law including the Geneva Conventions on the law and duty of the occupying power of a territories that not belongs to it.

Other issues to support the struggle of the Saharawi people, including the peaceful resistance in the occupied territories, as well as other aspects of the solidarity dimensions, have been discussed.

Members of the EUCOCU took part Saturday in the Conference on Communication organized by the Italian Committee of support for the Saharawi people.

Polisario calls on UN to protect Saharawi civilians in occupied territories


The Bureau of Polisario National Secretariat called on the United Nations to assume its responsibility in the protection of human rights in Western Sahara "as soon as possible," through the United Nations Mission for the Referendum in Western Sahara (MINURSO), or through another appropriate mechanism.

The Bureau of the NS, which held an ordinary meeting under the chairmanship of the President of the Republic and Secretary General of the Polisario Front, Mohamed Abdelaziz, called on the international community to put pressure on the Moroccan Government to end its repression and release the Saharawi political prisoners including Yahya Mohamed El Hafedh Iaaza and his compatriots who are in hunger strike since last April 4 and whose situation is now "very critical".

In this regard, the Bureau of the NS condemned the brutal repression imposed by the Moroccan government against political prisoners, including the Saharawi defenders of human rights in the occupied territories of Western Sahara, southern Morocco and in Moroccan universities, who are subject to “abusive transfers to unknown places and to continuous postponement of trial."

It also demanded from Morocco to give information on to fate of more than 500 victims of forced disappearance and 151 Saharawi prisoners of war still in Moroccan hands since the occupation of Western Sahara last October, 31, 1975.

On the other hand, the NS’s condemned the attitude of the French government, which jeopardized the efforts of the Security Council for the establishment of a mechanism for the protection of human rights in Western Sahara. "An attitude that is way far from the history and reputation of France in the field of human rights," the communiqué says.

It also welcomed the reports and testimonies from international organizations and agencies on the gross violations of human rights in Western Sahara committed by the Moroccan State, including the reports of the UN High Commissioner for Human Rights, Human Rights Watch (HRW), Amnesty International, Front Line, the World Organization against Torture (OMCT), the European Parliament and others.

Expressing its satisfaction at the success of the International Film Festival in Western Sahara (FISAHARA), the Bureau of the NS praised the efforts of national actors and the contribution of the international solidarity movements for the success of this event in the wilaya of Dakhla.

The Bureau of the NS finally paid particular tribute to the fighters of the Saharawi popular liberation army (SPLA), on the eve of the celebration, next Wednesday, of the 36th anniversary of the proclamation of the armed struggle, which will be marked by the launch of the Saharawi TV (TV-RASD).

Une délégation sahraouie participe à la XIème session ordinaire du parlement Pan-Africain


Midrand (Afrique du sud), Une délégation sahraouie composée des membres du Parlement sahraoui (Conseil national) auprès du Parlement Pan-Africain (PAP), Soueilma Beirouk et Mohamed Salama Badi a participé, lundi aux travaux de la XIème session ordinaire du PAP, qui se tient à son siège à Midrand en Afrique du sud, du 18 au 29 mai 2009, a-t-on appris de source proche de l’ambassade sahraouis en Afrique du sud.

L’ouverture a été assistée par l’ambassadeur de la RASD auprès de l’Afrique du sud, Saleh El Abd, ainsi que des membres des missions diplomatiques accréditées à Pretoria.

La délégation sahraouie a effectué plusieurs entretiens en marge la séance avec des représentants des délégations participantes, notamment le vice président du Ghana, qui les ont informé des derniers développements de la question du Sahara Occidental, a indiqué la même source.

La 2ème séance a été consacrée à la conférence des sous commissions du Parlement, dont la RASD est vice-président pour le groupe d’Afrique du nord. La réunion s’est axée sur les questions relatives à l’amendement du protocole constitutif de l’Union africaine, les prochaines élections du bureau du PAP et le déficit du budget de cet établissement panafricain, a ajouté la source.

Le Parlement Pan-Africain a été créé en mars 2004 par l’Acte Constitutif de l’Union Africaine en son article 17 comme un de neuf organes prévus par le Traité Instituant la Communauté Economique Africaine signé à Abuja, au Nigeria, en 1991, rappelle-t-on.

Une ONG sahraouie appelle à sauver la vie des prisonniers politiques en grève de la faim depuis plus de six semaines


Chahid El Hafed, L’Association sahraouie des victimes de violations graves des droits de l’homme commises par l’État marocain (ASVDH) a appelé toutes les organisations locales et internationales à intervenir pour sauver la vie des prisonniers politiques sahraouis, Yahya Mohamed Al-Hafed, Mahmoud Alberkkoui, Hassan Khallad et Lahcen Lafkir, en grève de la faim illimitée depuis le 4 avril dernier dans les prisons marocaines d’Ait Melloul et Inzegan.

"L’état de santé des grévistes est devenu sérieusement catastrophique à cause de la négligence de leurs droits et leurs demandes légitimes par l’administration pénitentiaire, ce qui constitue une atteinte au droit à la vie et la sécurité physique , sachant qu’ils souffrent de graves douleurs intestinales, des nausées et des vomissements de sang consécutifs, des problèmes de paroles, de mouvements, chute de poids….etc", selon des sources fiables citées par l’ASVDH.

Les mêmes sources confirment que leurs familles demeurent privées de leur rendre visite, depuis leur transfert à la prison de Ait Melloul et leur enfermement dans des cellules individuelles (cachot), malgré la détérioration de leur état de santé, a rapporté un communiqué parvenu à SPS.

L’ASVDH, condamne "énergiquement", l’augmentation du rythme, des violations graves des droits humains, arrestation, enlèvement, torture systématique, saccage des maisons, la continuité de l’interdiction de l’exercice des droits et libertés fondamentaux des Sahraouis y compris les femmes et les mineurs durant les manifestations pacifiques réclamant l’autodétermination de leur peuple.

Elle a appelé l’Organisation des Nations Unies à intervenir afin de les protéger et assurer la libération inconditionnelle des prisonniers politiques sahraouis, déclarant sa solidarité avec les grévistes de la faim et son soutien à la campagne internationale pour la libération du militant des droits de l’homme, Yahya Mohamed Al-Hafed, et tous les prisonniers politiques sahraouis se trouvent encore dans les prisons marocaines.

Parallèlement les étudiants sahraouis à Agadir ont organisé un sit-in de solidarité avec les grévistes de la faim, appelant les autorités marocaines à engager un dialogue sérieux avec les prisonniers politiques, afin de répondre à leurs revendications légitimes.

Un ex prisonnier politique sahraoui reçoit le prix des droits de l’homme de l’observatoire de Badajoz


Badajoz (Espagne), L’activiste sahraoui des droits humains, ex prisonnier politique, Sidi Mohamed Dadach a été récemment décerné du prix des droits de l’homme de l’observatoire des droits de l’homme auprès du collège Illustré des avocats à Badajoz (ICABA), a rapporté une source proche de la Représentation du Front Polisario à Extremadura, chef lieu de la ville de Badajoz.

La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités locales de la ville espagnole de Badajoz, des juristes et chercheurs dans le domaine des droits humains, ainsi que la communauté sahraouie dans cette région.

"Le prix a été décerné à cet activiste sahraoui des droits humains pour sa lutte pacifique contre l’occupation marocaine du Sahara Occidental afin de permettre au peuple sahraoui l’exercice de son droit inaliénable à l’autodétermination, garanti par la légalité internationale", a déclaré, Guillermo Fernández Vara, président de la junte d’Extremadura.

Pour sa part, M. Daddach a "demandé au Gouvernement espagnol de ne pas s’aligner à la proposition marocaine d’autonomie soutenue par la France comme la seule solution au conflit du Sahara Occidental et à défendre les droits humains des Sahraouis dans les territoires sous occupation du Maroc".

Au cours de la cérémonie, les assistés ont bénéficié de la projection d’un film rapportant les graves violations des droits humains commisses par l’Etat marocain dans les territoires occupés du Sahara Occidental et des témoignages des victimes de la répression infligée aux activistes sahraouis des droits humains sous les mains des agents de sécurité marocaine.

De son côté, le directeur de l’Observatoire, José Manuel de la Fuente a présenté la biographie de l’activiste sahraoui des droits humains, Sidi Mohamed Dadach, qui a purgé plusieurs années d’emprisonnement dans les centres secrets marocains, en raison de ses opinions politiques appelant au droit à l’autodétermination et à l’indépendance du peuple sahraoui.

Le Front Polisario "reprendra les armes en cas d’échec des négociations (chef du Gouvernement)


Madrid, Le chef du Gouvernement, M. Abdelkader Taleb Omar, a affirmé que le Front Polisario, en cas d’échec du 5e round de négociations avec le Maroc, sous l'égide de l’ONU, "n’aura d’autre alternative que reprendre les armes".

"La direction du Front Polisario est très gênée par cette situation d’enlisement dans laquelle se trouve le conflit sahraoui. Elle veut passer à une autre étape et si le cinquième round de négociations échoue, nous n’aurons d’autre alternative que la reprise de la guerre", a souligné dernièrement le premier ministre dans un entretien à l’agence de presse espagnole EFE.

Dans ce contexte, il a rappelé que lors du dernier congrès du Front Polisario, tenu en décembre 2007, de nombreux délégués ont exprimé leur déception à l’égard de la médiation des Nations unies "qui ne sont pas parvenues à organiser le référendum d’autodétermination du peuple sahraoui pour lequel elles s’étaient engagées à tenir en 1992".

"17 ans sont passés déjà et pour d’aucuns, cela est plus que suffisant pour conclure que le Maroc n’a pas la volonté nécessaire d’avancer et que le Conseil de sécurité ne parvient non plus à imposer ses résolutions et obliger ce pays à les respecter", a-t-il relevé.

Le 12e congrès du Front Polisario avait donné mandat à la direction sahraouie d’établir une évaluation objective des négociations sous l’égide de l’ONU dans un délai maximum de trois ans.

"Une année et demi sont passées déjà. S’il y a des avancées nous privilégions la voie pacifique, mais si nous parvenons à la conclusion que les choses n’avancent pas. Nous devons passer à la phase des préparatifs militaires afin de reprendre les armes car, nous sommes prêts à tout sauf à la reddition ou accepter le fait accompli du Maroc", a averti le chef du Gouvernement de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

M. Taleb Omar a expliqué, dans ce sens, que la direction du Front Polisario fait face à une pression de "plus en plus grande" de la part du peuple sahraoui, particulièrement les jeunes, qui "ne supporte plus l’enlisement de la situation et exige le retour à la guerre".

"La direction a de plus en plus de problèmes pour contenir la population sahraouie et il y a de grands risques, au cas où il n’y a pas de progrès, de nous voir contraints à opter pour la guerre pour laquelle nous sommes préparés", a-t-il assuré.

Le chef du Gouvernement sahraoui a souligné également que malgré la longue attente pour que justice lui soit rendue et ses dures conditions de vie, le peuple sahraoui est déterminé "plus que jamais" à lutter pour son droit à l’autodétermination et l’indépendance, contrairement aux prévisions du Maroc.

"Le Maroc a travaillé beaucoup sur le facteur du temps : il pensait que les Sahraouis allaient se décourager, que le Front Polisario allait se décomposer, mais il n’a récolté, au contraire, que des positions plus radicales et plus dures que celles attendues", a-t-il fait observer.

M. Taleb Omar a critiqué, par ailleurs, la position de la France qui a empêché la création d’un mécanisme de surveillance des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés, dans la dernière résolution du Conseil de sécurité.

"Il est très préoccupant qu’un pays qui se dit défenseur de la liberté et des droits de l’homme ne condamne pas la répression et les crimes du Maroc au Sahara occidental", a-t-il souligné, en estimant que ce mécanisme aurait représenté une avancée pour établir la confiance en prévision du cinquième round de négociations, dont la date reste encore à déterminer.

Le Sahara Occidental est la dernière colonie en Afrique. Il est considéré comme territoire non-autonome par l'ONU depuis 1966. Le Maroc et le Front Polisario ont engagé en juin 2007 des négociations directes, sous l'égide de l'ONU, dont quatre rounds ont eu lieu depuis à Manhasset, près de New York, sans aboutir à une avancée réelle.

Le but de ces négociations, défini par le Conseil de sécurité, est de parvenir à une solution politique au conflit au Sahara occidental, qui respecte le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui.

La RASD TV est accessible en Afrique, Europe occidentale et une partie du Moyen-Orient (directeur)


Chahid El Hafed, Le directeur de la télévision sahraouie (RASD TV), Mohamed Salem Ahmed Labaid, a déclaré que "la télévision la République arabe sahraouie démocratique, qui lancera officiellement à l’occasion du 36ème anniversaire du déclenchement de la lutte armée au Sahara occidental, couvrira l'ensemble du continent africain, l'Europe occidentale et une grande partie du Moyen-Orient".

La nouvelle chaine est accessible par satellite, "Intelsat 905", selon les valeurs suivantes: 24,5 w, sur une fréquence 11110, avec un débit: 1852, Polarité: Horizontal, Vitesse: 4 \ 3, ainsi qu’une émission terrestre destinée aux camps de réfugiés et les territoires libérés de la RASD.

"Elle contribuera également à briser le black out imposée autour de la question du Sahara Occidental pour faire aboutir la réalité de la lutte du peuple sahraoui à travers l’image dans plusieurs parties du monde", ainsi qu’à dénoncer la répression et les violations marocaines des droits humains dans les territoires sahraouis occupés, au Sud du Maroc et dans les sites universitaires, et à réfuter les allégations du Maroc", a-t-il ajouté.

Les téléspectateurs seront en mesure de s’informer quotidiennement des derniers développements sur la question du Sahara Occidental, de la situation dans le territoire occupé, par l'intermédiaire du bulletin d’information, ainsi qu’une gamme de programmes politiques, d’actualités, culturels, sociaux, de cassettes et documentaires sur la lutte du peuple sahraoui, a indiqué M. Labeid.

Le lancement de la RASD TV intervient dans le cadre de la consécration de la souveraineté de l'État sahraoui, conformément aux décisions du XIIème Congrès du Front Polisario, tenu à Tifariti dans les territoires libérés de la RASD du 14 au 20 décembre 2007, a rappelé Ould Labeid.

La Task Force regrette que le mandat de la Minurso n’ait pas été élargi au monitoring des Droits de l’Homme au Sahara Occidental


Chahid El Hafed, La "Task Force" Coordination des Comités de Solidarité avec le peuple sahraoui EUCOCO, a regretté que le mandat de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara Occidental (MINURSO) n’ait pas élargi au monitoring de la situation des Droits de l’Homme au Sahara Occidental.

Lors de sa réunion vendredi dernier à Rome, la Task force, s’est inquiétée que le Conseil de sécurité n’ait pu inclure monitoring de la situation des Droits de l’Homme au Sahara Occidental dans sa résolution 1871 adoptée le 30 Avril dernier, selon un communiqué parvenu à SPS.

"Le Secrétaire Général de l’ONU ait été lui même sérieusement alerté à ce sujet par des rapports pertinents, émanant aussi bien de délégations de Parlement Européen, que d’importante ONG spécialisées dans le droit humanitaire, notamment Human Right Watch, Amnesty International ; rapports ayant conclu de multiples missions d’observations et d’investigation effectués dans les territoires du Sahara Occidental", a constaté l’EUCOCO.

"Ces rapports ont été unanimes à constater et à vérifier les violations systématiques des droits de l’homme commises par le Maroc et ses forces de répressions dans des territoires qu’ils occupent illégalement", a-t-elle ajouté.

La Task Force "dénonce avec vigueur, que la France qui se revendique patrie de la première déclaration universelle des droits de l’Homme, ait menacé de faire usage de son droit de veto et s’est catégoriquement opposée, au cas où cette recommandation de monitoring et de suivi de droit de l’homme était intégré dans le mandat de la MINURSO".

"Une telle attitude qui discrédite en passant la France est inacceptable, car elle porte atteinte à la neutralité et à l’efficacité du rôle des Nations Unies pour une solution juste pacifique et définitive du conflit du Sahara Occidental", a averti la Task force.

La Task Force poursuivra son action de mobilisation pour interpeller la commission et le Conseil Européens, en vue de dénoncer la négociation engagée avec le Maroc pour un “statut avancé”’ de coopération et de voisinage, "aussi longtemps que ce pays occupe illégalement le territoire du Sahara Occidental, et s’oppose au referendum d’autodétermination du peuple sahraoui".

Elle rappelle à l’Union Européenne que les accords de pêche, ainsi que "tout accord visant à l’exploitation de ressource naturelle du Sahara Occidental, violent les droits fondamentaux du Peuple sahraoui et le droit International notamment les Conventions de Genève sur le droit et devoir de la puissance occupante d’un territoire qui ne lui appartinrent pas.

D’autres questions relatives au soutien de la lutte du peuple sahraoui, notamment à la résistance pacifique dans les territoires occupés, ainsi que les autres aspects de la solidarité, dimensions et espaces actuels, ont été au centre de ces discutions.

Les membres de la Task Force ont participé samedi à la conférence sur la communication organisée par le Comité italien de soutien au peuple sahraoui.

domingo, 17 de maio de 2009

Divergence in both parties’ vision


“Work of memory” issue postpones Bouteflika’s visit to Paris

Algeria and France have agreed on postponing the forthcoming visit of President Abdelaziz Bouteflika to Paris to early next autumn. Such postponement is meant to accurately adjust economic files and the completion of “work of memory” issue, which still hinders efforts towards full normalization of bilateral relationships.
Sources briefed on preparations of the abovementioned visit mentioned that the announcement of French Foreign Ministry on the non fixation of the date of the coming of Bouteflika to Paris, even if it is set to take place as of next June, reflects “divergence in vision” of the two parties in terms of priority issues set on the visit’s agenda.
The same sources told El Khabar that French and Algerian experts supervising the State visit have previously agreed that it would take place in mid-June, yet some technical details on some economic and political files of bilateral relationships in its historical part have proved the existence of divergence in terms of the visit’s priorities.
However, both parties have assumed that nuclear cooperation, set on top of economic agenda, is not mature enough to be approached during Bouteflika’s visit, the same sources indicated.
Furthermore, the issue of work of memory, which Algerian party considers as a priority, does not seem so for Paris, which is still not ready complying with the rapid pace that Algiers wants.

Les forces de l'ordre tentent de disperser une manifestation conjointe RFD-FNDD à Nouakchott


Les forces de police encore fidèles au dictateur Aziz ont tenté, avec échec, de disperser aujourd'hui à Nouakchott une manifestation conjointe du RFD (principale formation politique du pays) et du FNDD (opposé au coup d'état du 6 août 2008), a constaté Mauritanie-web.

Les manifestants tentaient de se regrouper devant les locaux du parlement à Nouakchott pour soutenir le sit-in de protestation des parlementaires anti-putschiste.

L'intervention des forces de police à donné lieu à des échauffourées entre celle-ci et les manifestants qui ont bien résisté face aux coups de matraques et des gaz lacrymogènes.

On rappelle que le général Mohamed Ould Abdel Aziz, chef du Haut conseil d'Etat (HCE) qui a pris le pouvoir après le coup d'état du 6 août 2008 contre le président démocratiquement élu Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, a symboliquement démissionné le 16 avril dernier de ce poste et des fonctions militaires, afin de se présenter à l'élection présidentielle que la junte convoque le 6 juin 2009.

Le RFD et le FNDD rejettent l'agenda électoral "unilatéral" des autorités militaires.

Mauritanie: Une députée passée à tabac par la police du dictateur


La député Ezza Mint Hemmame est entrée en altercations avec des policiers, aujourd'hui lors du sit-in organisé par le RFD et le FNDD (partisans du retour à l'ordre constitutionnel). L'inspecteur de police qui supervise la répression du sit-in a donné l'ordre à ses subalternes de frapper la députée.

Des policiers se sont alors dirigés vers la parlementaire en lui proférant des insultes avant de la passer à tabac, selon des sources journalistiques. La député aurait reçu des policiers « des coups de genou et des coups de poing » mais elle a refusé de quitter le sit-in malgré son état critique.

La police est devenue nerveuse depuis la multiplication des manifestations opposées au régime de Aziz.

Le journaliste Mohamed Ould Zeine échappe à une tentative de meurtre




Reporters sans frontières exprime son indignation suite à la tentative de meurtre dont a été victime, dans la soirée du 12 mai 2009, le rédacteur en chef du quotidien indépendant arabophone El Wattan et présentateur vedette de Radio Mauritanie, Mohamed Ould Zeine.

"Une agression aussi violente contre un professionnel des médias est rare en Mauritanie. Les autorités doivent prendre cet incident très au sérieux et mener une enquête exhaustive pour retrouver les coupables le plus rapidement possible. Si cette investigation n'aboutit pas à des résultats probants, nous serions en droit d'être très inquiets quant à la possibilité pour les journalistes de faire leur travail d'information en toute sécurité, à la veille de l'élection présidentielle prévue le 6 juin et décisive pour le peuple mauritanien", a déclaré l'organisation.

Le 12 mai, aux alentours de minuit, alors qu'il venait de présenter son bulletin d'information à Radio Mauritanie, Mohamed Ould Zeine a reçu sur son téléphone portable un appel masqué d'un inconnu qui prétextait qu'un de ses amis avait besoin d'aide. Le journaliste est sorti des locaux de la radio et s'est dirigé vers le lycée national avant de voir deux personnes armées de battes de baseball sortir d'une voiture et venir vers lui.

Le journaliste a immédiatement rebroussé chemin mais les agresseurs ont réussi à le rattraper et l'ont roué de coups. Essayant tant bien que mal de se protéger le visage, le journaliste a également reçu plusieurs coups de couteau aux mains. Les assaillants lui ont également asséné des coups aux jambes et lui ont frappé la tête contre un mur. Mohamed Ould Zeine s'est alors évanoui. Le croyant mort, les agresseurs ont pris la fuite. En plus de nombreux hématomes, le journaliste est grièvement blessé à la main gauche.

L'Ambassadeur de France à un dirigeant du Front: "la France est fermement opposée à l'agenda unilatéral".


Lors d'une audience accordée à un haut dirigeant du Front aujourd'hui, l'Ambassadeur de France à Nouakchott, Monsieur Michel VANDEPOORTER, a réaffirmé la position de son pays: « la France est fermement opposée à l'Agenda unilatéral et elle l'a fait savoir de vive voix au général Mohamed Ould Abdel Aziz. Toute solution à la crise actuelle se doit d'être globale, consensuelle et durable. »

Une telle solution passera fort probablement par l'organisation d'élections présidentielles transparentes et crédibles. Cela supposera de se donner le temps nécessaire pour les préparer dans les meilleures conditions de rigueur et de sérieux. Il faudrait en particulier pour que l'Union Européenne accepte de les superviser que ses observateurs soient en place dès le début et surtout avant la mise en place de la commission électorale indépendante. De telles élections ne seraient envisageables, toujours selon Monsieur l'Ambassadeur, qu'après les vacances d'été.

La France, rappelle l'Ambassadeur, a gelé sa coopération bilatérale et a participé à la décision de l'Union Européenne de suspension de la coopération prévue par l'Accord de Cotonou.

L'Ambassadeur affirme, par ailleurs, que la France n'a pas changé de position de principe mais que ses rapports et sa proximité avec la Mauritanie l'obligent à lui donner des expressions qui peuvent parfois être mal interprétées.

En fin l'Ambassadeur a précisé au représentant du Front que la France n'a aucun contentieux avec le FNDD dont les dirigeants sont reçus à l'Ambassade, au Quai d'Orsay et à l'Elysée à chaque fois qu'ils en expriment le désir.

MAURITANIE-COUP D'ÉTAT


Communiqué RFD / FNDD

Par sa déclaration publique faite aujourd'hui indiquant son refus de renoncer à son agenda unilatéral, le général Mohamed Ould Abdel Aziz dévoile son intention de saboter la médiation sénégalaise et de l'Union africaine
En conséquence, le RFD et le FNDD, qui ont démontré leur disponibilité au dialogue et à l'élaboration d'une solution consensuelle, considèrent que l'échec éventuel de cette initiative relèvera de l'unique responsabilité du général Mohamed Ould Abdel Aziz.

Nouakchott, le 14 mai 2009
Les Directions de la Communication du RFD et du FNDD

SAHARA OCCIDENTAL-MAROC-COMÉDIE DU MAKHZEN


Le Maroc en quête de carte blanche


En 2009, avec les nouvelles élections locales du mois de juin, le politique devrait céder le pas à l'économique. Or, les partis politiques marocains en sont encore à se positionner en termes de nombres de portefeuilles et non pas en matière de programmes. La crise économico-financière dont le gouvernement cache encore les conséquences au public marocain sera terrible dans les mois et peut-être les années qui viennent. Les technocrates choisis par le roi pour gouverner le pays ont misé sur des investissements étrangers freinés par le climat de crise actuelle. Les partis historiques traversent une crise de popularité susceptible de les éloigner des bonnes grâces du souverain et ne pensent plus qu'aux "quotas" de portefeuilles dans les gouvernements prochains. C'est vrai que ces partis n'ont aucun pouvoir en réalité et ne peuvent pas agir en "sauveurs du pays" étant donné leurs maigres moyens mais ils demeurent tout de même responsables devant leurs engagements historiques en tant que partis politiques.

L'USFP est dépassée, l'Istiqlal est déconnecté. Ils doivent démontrer cohésion et proposer des voies concrètes pour restaurer la confiance et s'imposer en intervenant localement sur les dossiers qui fâchent les Marocains. Le PJD se prépare pour le rendez-vous de juin tout en se récupérant des coups reçus du palais dans les derniers mois pour lui rappeler qui commande dans ce pays. Bref, les partis classiques sont en crise depuis belle lurette, ce qui a créé un terrain fertile pour les partis à tendance religieuse, le PJD, mais surtout à l'association Al Adl Wal Ihsan, d'Abdeslam Yassine. Cette dernière pourrait avoir le meilleur score si elle décide de participer dans les prochaines élections.

Le Maroc est une vaste cuisine où il y a mille casseroles sur le feu. Certains soufflent sur le feu pour faire brûler les casseroles et profiter de la situation ainsi créée. D'autres surveillent le feu de peu de le voir tout dévorer, surtout leurs privilèges. Mais la majorité attend patiemment que les casseroles soient prêtes donnant naissance à un "calme plat" qui traduit en réalité une période de profondes incertitudes ou inquiétudes face à l'avenir, non seulement pour les partis politiques, mais d'abord, pour l'ensemble des acteurs influents, économiques et sociaux, dans un contexte de crise économique majeure qui frappe l'Europe, premier partenaire économique du pays, mais aussi dans un contexte de changements profonds et inévitables qui s'imposent à la société comme à l'économie du pays.

Le roi profite de l'adhésion de tous les partis politiques et leur soutien pour gagner la bataille du Sahara. C'est ce que les Marocains appellent "consensus et unité autour du roi pour défendre l'intégrité territoriale du Maroc". Une devise exploitée depuis plus de 34 ans et qui devient usée. Mais les pièces de rechange ne manquent pas. Le palais peut continuer à crier au loup du terrorisme pour assurer le soutien des puissances occidentales et la chasse aux sorcières orchestrée contre une soi-disant infiltration de la doctrine chiite au Maroc.

Ni la situation économique ni sociale ne tracasse le palais. Son seul intérêt et regard se situe au Sahara Occidental. La seule question qui tourne dans les têtes pensantes marocaines est comment en finir avec le dossier du Sahara Occidental, qui après 34 ans de conflit et des centaines de milliards de dépenses militaires, continue à perturber tout le climat social et politique dans la société marocaine. Par conséquent, la création du nouvel acteur politique, le PAM, Parti d'Autheticité et Modernité, aura pour objectif de jouer un rôle essentiel, au point de vue des autorités marocaines, pour démontrer que le Maroc a l'intention d'appliquer son projet d'autonomie et de régionalisation, mais il faut lui donner le temps. Bref, gagner encore un peu de temps et faire patienter la communauté internationale qui est fatiguée de voir ce conflit traîner au fil des années sans solution et un risque permanent de retour aux armes.

La désignation d'un sahraoui d'origine à la tête de ce parti est un signe d'un plat qui se prépare dans l'interminable feuilleton des moyens d'obstruction marocaines pour empêcher le peuple sahraoui de se prononcer sur son avenir. Depuis son élection, Mohamed Cheikh Biadillah ne jure plus que par la régionalisation dont l'application, à son avis, devrait commencer par ce qu'il appelle les "provinces sahariennes".

Rabat fait semblant de vouloir octroyer l'autonomie aux saharouis qui, eux, ne la demandent pas. Par contre, les courants amazighs qui revendiquent plus de décentralisation, sont jetés dans la prison. Rappelons-nous de l'histoire de Khiyar, militant pour les droits des Berbères, incarcéré sous l'inculpation de trafic de stupéfiants et complot avec les services secrets espagnols. Incroyable mais vrai !

Ce n'est pas nouveau. Des sahraouis aussi, on dit qu'ils sont liés à la nebuleuse d'Al Qaida. Récemment, le 12 mai 2009, le ministère de l'intérieur marocain a annoncé le démantèlement d'une cellule salafo-jihadiste composée de 8 personnes qui opérait dans au moins trois villes sahraouies : El Aaiun, Guelmim et Boujdour. C'est la réponse de Rabat aux derniers rapports sur ses violations des droits de l'homme au Sahara Occidental. Une voie choisie comme moyen de demander carte blanche à ses alliés occidentaux et continuer à défier la légalité internationale.

http://diasporasaharaui.blogspot.com

Plus violeurs qu'Andrew Warren !


Warren apparaît aujourd'hui comme un bien piètre violeur comparé aux soldats marocains.

Andrew Warren. Ce nom ne vous rappelle-t-il rien ? Warren c'est bien ce fameux violeur de la CIA qui s'était "rosement" signalé chez nous en abusant de deux femmes. Paraît-il, deux apprenties Mata Hari, pas tout à fait algériennes, selon Zerhouni.

Et bien, ce Warren apparaît aujourd'hui comme un bien piètre violeur comparé aux soldats marocains portés, eux, sur les mineures tiers mondistes. Ainsi, deux sous-officiers des forces armées royales, l'adjudant-chef Mustapha Ghaloui et le sergent Abderrahim Attafi, se trouvent entre les mains de la police nigérienne après une plainte pour viols contre une fillette de 14 ans et… un garçon de 15 ans. Il est vrai que dans l'austère Niger on ne pratique pas le tourisme sexuel.

En tout cas, Warren, lui, ne prenait pas ses victimes au berceau et distinguait parfaitement les sexes. Mais, contrairement à ses employeurs de la CIA qui avaient choisi d'ébruiter l'affaire, les diplomates marocains au Niger font tout pour étouffer le scandale.

C'est que les soldats marocains n'en sont pas à leur première vilénie. Ils ont fini par se bâtir une réputation aussi honteuse que leur "mur de la honte". Là où ils vont, ils violent. Ils le font sous la casquette onusienne, dans le cadre de l'ONUCI, de la MONUC. Ils ont violé pêle-mêle filles comme garçons, tous des mineurs, au Congo, en Côte d'Ivoire, en Bosnie. Partout ils ont fait l'objet de plaintes.

Un comportement plutôt bestial mais en deçà quand même de ce qu'on a fait subir aux Sahraouis. Car, dans l'ancienne colonie espagnole, les Marocains sont colonisateurs en plus d'être des violeurs. Dans sa résolution d'avril dernier sur le Sahara, le Conseil de sécurité demandait à Ban Ki-moon de "prendre les mesures voulues pour faire pleinement respecter par la Mission (MINURSO) la politique de tolérance zéro instituée par l'ONU concernant l'exploitation et les violences sexuelles". Au Sahara occidental, on assaisonne le viol de tortures. Chose désormais notoire et, dernièrement, il a fallu que Paris s'en mêle pour bloquer un texte onusien sur les atteintes marocaines aux droits humains au Sahara occidental. "Si tu n'as pas de pudeur, tu peux faire ce que bon te semble", disait notre Prophète (QSSSL).

MAROC-ARMÉE D'OCCUPATION-RÉALITÉ ET FANTAISIES


Un scandale sous l'egide de l'ONU
Des casques bleus marocains violent des mineurs nigériens

Deux militaires marocains relevant du bureau militaire de l'ambassade du Maroc au Niger, en l'occurrence : l'adjudant-chef Mustapha Ghaloui et le sergent Abderrahil Attafi, respectivement secrétaire et chauffeur au niveau dudit bureau, ont été interpellés par la police nigérienne pour viol contre des mineurs (filles et garçons). L'interpellation a eu lieu à la suite d'une plainte déposée par les parents des deux victimes, Djamila Hama 14 ans et le dénommé Hassan, 15 ans. Des diplomates marocains au Niger avaient tenté, à travers plusieurs démarches auprès de leurs relations à Niamey, d'étouffer l'affaire qui avait éclaté au mois de mars dernier.

Il ne s'agit pas là du premier incident du genre pour les Marocains. L'historique des militaires et plus précisément des casques bleus exerçant sous l'égide de l'ONU est déjà lourd d'affaires de viols et d'abus sexuels contre des mineurs dans les pays africains où ils exerçaient.

Bien avant l'affaire du Niger, un rapport interne de l'Onu et des témoignages ont fait ressortir l'implication directe de militaires des contingents marocains exerçant dans les opérations du maintien de la paix au Congo, en CÖte D'ivoire et en Bosnie et leur inculpation pour viol à l'encontre de jeunes femmes généralement des mineures âgées de 13 et 14 ans.

En Côte d'ivoire, le contingent marocain comptait 730 éléments sur les 9 000 militaires de 40 pays que comptait la mission de l'ONU. Les soldats marocains ont été soupçonnés d'abus sur un grand nombre de mineurs du pays. Hamdoun Touré, porte-parole de la mission de l'ONU en côte d'Ivoire (ONUCI) a déclaré à cet effet, que le scandale avait éclaté à la suite d'une campagne menée contre l'exploitation sexuelle au cours de laquelle l'ONUCI a invité la population locale à dénoncer tout cas d'abus.

Au Congo, six soldats du contingent marocain ont été poursuivis pour des abus sexuels sur mineurs. Dans le cadre d'une enquête dans cette affaire, le commandant du contingent marocain de l'organisation des Nations unies au Congo (MONUC) et son adjoint, avaient été relevés de leurs fonctions. Sur les 17 militaires marocains impliqués, quatre avaient été identifiés par leurs victimes. Deux autres militaires ont été identifiés suite à une deuxième plainte.

Le viol et l'abus sexuels contre les femmes et les enfants ne sont pas nouveaux dans les mœurs des militaires marocains. Le registre des victimes dans les territoires occupés s'est alourdi en 30 ans d'occupation marocaine. La dernière victime connue a été la jeune fille de 16 ans qui a été violée à deux reprises par un officier de la police marocaine et ses sbires. L'affaire remonte au mois de mars dernier. Mais quand il s'agit de violeurs travaillant sous l'égide de l'ONU...

Rabat fait dans la diversion



Les Marocains expulsés d'Algérie font dans l'agitation
Quand Rabat fait dans la diversion



Devant les échecs successifs de sa demande de réouverture des frontières algéro-marocaines, en raison de son refus de traiter de manière globale tous les contentieux en suspens entre les deux parties, le Maroc use de manœuvres pour mettre la pression sur Alger, comme cet appel des Marocains expulsés d'Algérie en 1975 à l'Union européenne pour une reconnaissance internationale de leurs cas.

Faisant la sourde oreille aux propositions algériennes de résoudre l'ensemble des contentieux autour d'une table, en laissant le soin à l'Organisation des Nations unies de régler le conflit du Sahara occidental, le Makhzen persiste dans sa fuite en avant.
Non seulement, il ne rate aucune occasion pour impliquer l'Algérie dans le dossier sahraoui, mais veut également obtenir des solutions uniquement à son avantage dans tous les dossiers en suspens. En effet, Rabat exige la réouverture sans conditions des frontières et l'indemnisation des Marocains expulsés d'Algérie en 1975, sans toutefois offrir quelque chose en contrepartie. Pour remettre au goût du jour cette affaire, les manœuvriers de Mohammed VI n'ont pas trouvé mieux que de vouloir l'internationaliser à travers l'appel lancé des Marocains expulsés d'Algérie à l'Union européenne pour une reconnaissance internationale de leur cas. Mieux, ils exigent excuses officielles de la part des autorités algériennes. Toute honte bue, les autorités marocaines encouragent cette initiative, alors qu'elles refusent que les Algériens spoliés de leurs terres et biens au Maroc, recouvrent leurs droits.
Il faut dire qu'ils sont nombreux, car l'opération de spoliation a été entamée dés 1963, au lendemain de la "guerre des sables", et s'est accentuée au début des années 70, avec l'apparition du conflit du Sahara occidental, sans oublier les quelque 70 000 Algériens, dont 14 000 inscrits auprès des services consulaires, qui ont été dépossédés de leurs biens en 1994, après l'attentat terroriste contre un hôtel de Marrakech. Rabat avait voulu le mettre sur le compte de l'Algérie, alors que par la suite la réalité des faits a démontré qu'il a été l'œuvre de djihadistes, dont des Marocains. Il y a lieu de rappeler que le Maroc a officialisé son implication directe dans l'opération de spoliation des Algériens de leurs biens immobiliers et mobiliers en 1973 à travers le décret (dahir) numéro 1.73.213 et daté du
2 mars, relatif "au transfert à l'État de la propriété des immeubles agricoles appartenant aux personnes physiques étrangères et aux personnes morales".
Ce texte de loi sera la base juridique pour d'autres mouvements de dépossession des Algériens, en particulier, et des étrangers, de manière générale dans le cadre de la marocanisation des terres agricoles. En fin de compte, il n'a été appliqué qu'aux seuls propriétaires algériens. Ainsi, des milliers d'Algériens résidant à Guercif, Agadir, Taza, Oujda, Berkane, Casablanca, Nador et Fès ont été dépossédés de leurs terres. Ces biens, ainsi que les propriétés reprises en 1963 sont toujours sous séquestre. Ils sont gérés par un organisme d'Etat, la Sogeta. Pourtant, le traité d'Ifrane, signé le 15 janvier 1969, prévoit de conférer à une commission mixte paritaire les compétences nécessaires pour "régler tout problème pouvant naître" de l'application de la convention d'établissement de 1963. Cette convention sera renforcée par un protocole annexe au traité d'Ifrane, la modifiant et la complétant. L'article 5 de cette convention consacre le principe du libre exercice des droits économiques et l'égalité fiscale.
Il assimile même les ressortissants des deux États aux nationaux de chacun des deux pays. Malheureusement, le Maroc a violé tous ces accords et refuse au jour d'aujourd'hui de rétablir les Algériens dans leurs droits, mais ne veut par contre pas appliquer la réciprocité. Au lieu de s'agiter de manière intempestive, Rabat devrait s'asseoir autour d'une table de négociations, comme le demande Alger, pour aplanir définitivement tous les différends, une bonne fois pour toutes.

L'Algérie considère que l'affaire n'est que « l'arbre qui cache la foret » Le Maroc parle d'un dialogue bilatéral autour de l'ouverture de la frontièr


Le Gouvernement marocain a fait état de contacts entre l'Algérie et le Maroc pour la réouverture des frontières terrestres entre les deux pays. L'Algérie, quant à elle, considère que le Maroc aborde la question du coin de l'arbre qui cache la foret, et exige nombre de conditions, principalement sécuritaires, pour répondre favorablement au souhait du Maroc de voir les frontières réouvertes.
Le ministre de la communication, porte parole du Gouvernement, M. Khalid Naciri, a rappelé, avant-hier, au nom du gouvernement marocain, que le problème des frontières « était une affaire sérieuse qui concernait les relations fraternelles futures entre les deux peuples algérien et marocain ». Les agences de presse marocaines ont rapporté ses réponses aux déclarations du ministre de l'industrie Hamid Temmar, sur l'existence d'un dialogue entre les deux pays concernant cette affaire. M. Khalid Naciri a déclaré, dans ce cadre, que le Maroc appréhendait ses relations avec l'Algérie sous tous les angles et avec sérieux, y compris l'affaire de la réouverture des frontières terrestres »
Les autorités algériennes posent des conditions préalables sur un accord de réouverture des frontières et le rétablissement des relations avec le Maroc, avec en tête l'organisation d'un referendum d'autodétermination pour les sahraouis qui serait supervisé par les nations unis, et l'obligation des marocains à contrôler leurs frontières contre les dangers de la drogue de la contrebande et du terrorisme. L'Algérie considère de ce point de vu,que l'insistance de Rabat sur la question des frontières est l'arbre qui cache la foret,c'est-à-dire que cette demande néglige des questions à l'instar des solutions à la crise qu'a déclenché l'affaire de l'attaques contre l'hôtel de Marrakech en 1994.

La visite officielle en France du président algérien Abdelaziz Bouteflika a été reportée sans explication


Le chef de l'Etat algérien ne se rendra pas en visite officielle en France en juin, comme il avait été initialement convenu entre Paris et Alger. Ce déplacement a été repoussé sine die. Aucune date précise n'a encore été arrêtée, mais l'agenda des présidents français et algérien ne devrait pas permettre que cette visite puisse se dérouler avant décembre prochain.

Nouveau coup de froid entre Paris et Alger ? Des deux côtés, on s'en défend avec vigueur, en invoquant de "simples problèmes de calendrier". Le 15 juin avait d'abord été retenu, puis le 2 juin, sans qu'aucune de ces dates ne soit confirmée officiellement.

"Cet ajournement n'est pas politique. Même si la relation franco-algérienne est, comme d'habitude, passionnelle et difficile, il n'y a aucun problème sérieux, à l'heure actuelle, entre les deux pays", indique-t-on de source française. Même écho à Alger où l'on souligne qu'il vaut mieux "réfléchir plutôt que de précipiter" une telle visite.

De tous les motifs de discorde - "mémoire et repentance", Sahara occidental, visas, affaire Sophie Scharbook, cette fillette enlevée à son père -, aucun ne semble être la cause de ce report. L'hypothèse la plus vraisemblable est que les autorités algériennes souhaitent laisser passer du temps entre la réélection de M. Bouteflika à la tête de l'Algérie, le 9 avril, et sa visite officielle en France. Le mois dernier, le chef de l'Etat algérien a été reconduit pour un troisième mandat avec plus de 90 % des voix et une participation de 74 %, selon les résultats officiels. Des taux dénoncés par l'opposition algérienne, qui a crié à la fraude et la manipulation.

"A Alger, on a été choqué et mécontent de la façon dont les médias français ont critiqué la réélection de M. Bouteflika", indique-t-on à l'Elysée, tandis qu'au Quai d'Orsay on admet que "les autorités algériennes puissent préférer attendre pour que soit oublié le 9 avril".

TOURNER "LA PAGE NOIRE"

Pour sa part, Jean-Marie Bockel, le secrétaire d'Etat à la défense et aux anciens combattants, maintient, comme prévu, sa visite de deux jours à Alger, les 13 et 14 mai, dans l'optique de celle qu'effectuera en France le président Bouteflika. Coopération militaire, dossiers d'armement (en particulier la vente de frégates françaises à l'Algérie), loi sur les victimes des essais nucléaires et statut des anciens combattants algériens de l'armée française seront à l'ordre du jour de ce déplacement.

Au total, 200 000 soldats algériens ont en effet été mobilisés pendant la première guerre mondiale, 150 000 pendant la seconde, et 9 000 en Indochine. Ce n'est qu'en 2007 que la France a décidé de revaloriser les pensions militaires de ses anciens combattants originaires des ex-colonies : 36 000 Algériens ont ainsi vu leur retraite s'aligner sur celle de leurs frères d'armes français (500 euros par an au lieu des 100 euros qu'ils touchaient jusque-là).

De "repentance", il ne devrait pas être question lors de cette visite de M. Bockel. Il y a quelques jours, à l'occasion des commémorations du 8 mai 1945 (date des massacres de Sétif qui ont fait des dizaines de milliers de morts algériens), le président Bouteflika a prôné "une voie originale" (sans préciser laquelle), pour tourner "la page noire" de l'histoire des deux pays et "surmonter les traumatismes causés au peuple algérien par l'Etat colonial français".

Bien que ferme, le ton de M. Bouteflika a paru beaucoup plus mesuré que ces dernières années.