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sábado, 6 de junho de 2009

Ould Daddah à RFI : Nous sommes très soulagés




Satisfecit dans le camp anti-putsch. Ahmed ould Daddah, le président du RFD a tenu ce mardi soir une conférence de presse pour saluer cet accord de Dakar. "C'est la victoire du peuple mauritanien, a-t-il déclaré. La victoire de la raison contre la violence". En effet, beaucoup de citoyens anonymes poussent un soupir de soulagement.

La perspective d'une élection, boycottée par une partie de la classe politique était loin de les enchanter et de nombreuses personnes disaient craindre des débordements au cours du week-end si elle était maintenue.

"Nous sommes très soulagés", confiait aussi des journalistes mauritaniens. Pour beaucoup d'entre eux, cet accord désamorce une certaine tension, palpable au sein de la population dans son ensemble.

Au Quartier général du candidat Abdelaziz, il régnait toutefois ce mardi soir une certaine confusion. On attendait une déclaration de l'ancien général, grand favori de ce scrutin, mais finalement, il ne s'est pas exprimé devant la presse. Du côté des militants anonymes, on se montre plutôt déçus par ce report de l'élection, même si l'on pense que Mohamed ould Abdelaziz sera élu haut la main, et ce quelle que soit la date du vote.

La situation n'en demeure pas moins inédite sur place, puisque les autorités n'ont pas officiellement proclamé la suspension de la campagne électorale. Autrement dit, les meetings des uns et des autres se poursuivent dans l'attente de la signature du document officiel, "jeudi au plus tard", d'après Ahmed ould Daddah (pour écouter, cliquer ici)
http://www.rfi.fr/actufr/articles/114/article_81585.asp



Avec notre correspondante à Nouakchott, Manon Rivière

Texte intégral de l'accord de Dakar



Avant de lire le texte intégral de cet accord, il convient de noter les trois points sur lesquels le texte reste vague : les détenus, l'avenir de Ould Cheikh Abdellahi et du Basep (Bataillon pour la sécurité présidentielle. L'accord fait allusion aux deux premiers points : les détenus doivent être libérés dans le cadre de la décrispation du climat politique et Ould Cheikh Abdellahi doit démissionner, de son plein gré, après avoir signé le décret de nomination du premier ministre.

Concernant le troisième point, une source proche de la négociation confirme, à Taqadoumy, que parmi les points non publiés de l'accord, le démantèlement du Basep figure en bonne place. Ce démantèlement était l'une des priorités des négociateurs de l'opposition en partance pour Dakar.

http://www.taqadoumy.com/fr/images/stories/Docs/accord_de_dakar.pdf

terça-feira, 19 de maio de 2009

MAURITANIE-COUP D'ÉTAT


Un proche du Général : La divergence sénégalo-libyenne est à l'origine de l'échec de la médiation



Cheikh Tidjane Gadio et Ali Triki viennent d'arriver à Dakar où ils ont l'intention de rendre compte de leur médiation au président sénégalais Abdoulaye Wade, avant que le libyen continue vers Tripoli, pour faire un rapport au Guide Mouammar Kadhafi, en sa qualité de président de l'Union africaine (UA).

Les deux médiateurs ont réussi à réunir les trois protagonistes de la crise, hier soir, autour d'une même table de négociation : les soutiens du Général Ould Abdel Aziz, le Front national pour la défense de la démocratie (FNDD) et le Rassemblement des forces démocratiques (RFD). Mais ils n'ont obtenu qu'un maigre engagement de bonne intention, où chacun se déclare prêt à œuvrer à une solution à la crise.

Peu après le départ des médiateurs, les principaux état-major politiques entament l'exercice polémique de définition des responsabilités, que chacun rejette sur l'autre :

- Le Général Ould Abdel Aziz est accusé d'avoir tué la médiation dans l'œuf en déclarant que le report de la présidentielle n'est pas envisageable ; or, ce recul constituait l'axe central sur lequel s'articulait la médiation sénégalaise ;

- De leurs côté, les proches du Général considèrent que les anti-putsch sont incapables d'accorder leurs violons et ne constituent pas, de ce fait, un interlocuteur crédible. Selon eux, tandis que le FNDD s'entête à exiger le retour au pouvoir de Ould Cheikh Abdellahi, le RFD considère, lui, cette page tournée.

Une source, dans l'entourage du Général, indique, par ailleurs, que le FNDD aurait proposé le démantèlement du Bataillon de sécurité présidentielle (Basep) ; le RFD demanderait la supervision de l'élection présidentielle différée, par l'Organisation des Nations Unies (ONU). Selon la même source, les délégués du Général ont refusé les deux propositions.

L'arbitrage voulu par Wade était mort-né dès le départ ; notre interlocuteur précise : "pour entamer une négociation, il faut que les parties soient d'accord sur un minimum qui constitue une base de départ. Or, là, les protagonistes ne s'entendent sur rien, de toute évidence mais, plus grave, les médiateurs ne parlent pas le même langage : pour les libyens, l'initiative prolonge celle entamé, en vain, par Kadhafi. Les sénégalais, quant à eux, y considèrent une dynamique neuve".

Avant de conclure : "selon les sénégalais, la médiation est sénégalaise avant tout, bien qu'elle soit parrainée par l'ONU et l'UA au travers, respectivement, de la présence de Saïd Djinnit le représentant spécial en Afrique de l'Ouest et de Jean Ping, Président de la Commission d'Addis Abéba. Justement, les deux s'opposaient, dès le début, à la l'intervention controversée de Kadhafi en faveur de la junte".

MAURITANIE-COUP D'ÉTAT


L'ambassade américaine donne 720 millions au front anti-putsch (+DOCUMENT)


Selon un document publié par un proche du Général Ould Abdel Aziz, l'ambassade des Etats-Unis à Nouakchott a distribué 2.400.000 dollars (720 millions d'ouguiyas) aux principaux leaders du front anti-putsch. Le document note le nom de chaque dirigeant ainsi que la somme perçue, selon le tableau suivant :

- Mohamed Ould Maouloud, président de l'Union des forces du progrès (UFP), 200.000 $ ;
- Messaoud Ould Boulkheïr, président de l'Alliance populaire progressiste (APP), 400.000 $ ;
- Mohamed Ould Rzeïzim, ancien ministre, 300.000 $ ;
- Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi, 300.000 $ que son épouse, Khatou Mint El Boukhary, est venue récupérer, de Lemden ;
- Nahah Ould Mohamed, leader syndicaliste, 300.000 $ ;
- Boïdiel Ould Houmeïd, 300.000 $ qu'il l'auraient aidé, selon le texte, à compenser la perte due aux remboursements réclamés par l'Inspection Général de l'Etat (IGE) ;
- Khalil Ould Tayeb, député APP, 200.000 $ ;
- Omar Ould Hamadi de l'initiative For-Mauritania, venu de France, apparemment pour raisons familiale mais en réalité aux fins de récupérer la somme des mains d'Ahmed Ould Samba, porte-parole de Ould Cheikh Abdellahi ;
- Ahmed Ould Sidi Baba, ancien ministre, 100.000 $ ;
- Jemil Ould Mansour, leader du parti Tawassoul (islamistes modérés), 100.000 $ ce qui explique, selon le document, son chahut à l'Assemblée nationale, pendant la lecture du Coran suite au décès des érudits Bouddah Ould Bouseïri et Mohamed Salem Ould Addoud ;

Selon le tract, le financement est distribué par The National Democratic Institute (NDI), via Dennis Hankis, chargé d'affaire de l'ambassade américaine à Nouakchott et gardien des intérêts israéliens en Mauritanie, depuis que le Général Ould Abdel Aziz a exigé le départ de l'ambassadeur de l'Etat hébreu à Nouakchott.

Le NDI est dirigé par Madeleine Albright, ex-Secretaire d'Etat dont le texte souligne l'origine juive et en conclut qu'elle est militante sioniste.

Le texte note que la répartition du montant est confiée à Dennis Hankis qui aurait remis sa part à Ould Boulkheir, officiellement en qualité de président de l'Assemblée nationale mais, en fait, pour encourager les nasséristes de l'APP à vouloir le retour de l'ambassadeur israélien.

Enfin, le texte note que le NDI a délégué, à Nouakchott, deux responsables, John Hartung et Leslie Campbell, dont il précise les noms et les numéros de téléphone, au demeurant publics. Leur objectif consisterait à former la mouvance anti-putsch à la contestation et aux affrontements, avec les forces de l'ordre, durant les manifestations. Les deux experts portent des titres de voyage des Etats Unis et du Canada mais seraient, en réalité, des ressortissants israéliens.

La deuxième page du tract (ci-contre) représente Ould Cheikh Abdellahi au milieu d'une étoile de David, entouré de Mohamed Ould Maouloud, Messaoud Ould Boulkheïr, Jemil Ould Mansour, Boïdiel Ould Houmeïd, Ahmed Ould Sidi Baba, Nahah Ould Mohamed et Abdel Gouddous Ould Abeïdna.

A part le dernier, homme d'affaires prospère et leaders de l'Union nationale pour l'alternance démocratique (UNAD), tous les autres sont soupçonnés d'avoir reçu une subvention du NDI.

Pour lire ce document (en arabe), cliquer sur l'image et l'agrandir.