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domingo, 14 de junho de 2009

Annonçant une très prochaine tournée de Ross dans la région L'ambassadeur sahraoui réaffirme le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination



Le droit du peuple sahraoui à disposer de lui-même est inaliénable. C'est la conviction de tout un peuple, réitérée, mardi dernier, par l'ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en Algérie, M. Brahim Ghali. Lequel a affirmé en marge de la cérémonie de signature d'un accord de jumelage entre les villes de Smara occupée et Tiaret que «la consécration du droit du peuple sahraoui à son autodétermination et à l'indépendance constitue la seule plate-forme de négociations avec le Maroc». Dans une déclaration à l'agence de presse algérienne APS, l'ambassadeur sahraoui a également précisé que le peuple sahraoui tient à «la solution pacifique». Le diplomate sahraoui a saisi cette occasion pour annoncer que l'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU «qui tente d'insuffler une nouvelle dynamique aux négociations», va effectuer prochainement une nouvelle tournée dans la région. Une tournée qui vise à fixer la date du 5ème tour des négociations.
Il ajoutera, à cet effet, que la partie sahraouie «attend de la part des Nations unies qu'elles poursuivent leurs efforts et assument leur responsabilité pour la mise en application de la légitimité internationale de l'autodétermination». M. Brahim Ghali expliquera, pour la énième fois, que le peuple sahraoui n'est nullement disposé «à prendre part à des négociations vides qui n'aboutiront à aucune solution». Il a rappelé que le peuple sahraoui «a déjà fait des concessions importantes pour parvenir à une juste solution» à la question sahraouie, «mais en vain, d'où l'éventualité d'un retour à la lutte armée». Il rappellera que la plate forme des négociations, entamées à Manhasset (New York) avec le Maroc, sous l'égide de l'ONU, concerne plus que tout «la définition du mode d'exercice par le peuple sahraoui souverain de son droit à l'autodétermination, conformément à la légitimité internationale, en toute transparence pour faire son choix qui sera respecté par le Front Polisario. Selon le diplomate sahraoui, après quatre tours de négociations, la partie marocaine «tente toujours d'user de méthodes sinueuses pour imposer le fait accompli d'occupation», a-t-il poursuivi, notant que «l'occupant a essayé d'adopter le projet d'autonomie en tant que plateforme unique et unilatérale de débat, lequel est rejeté dans sa forme et dans son contenu par le Polisario». Le chef de la mission diplomatique sahraouie a rappelé que cette question est d'abord «une question de décolonisation», une problématique internationale restée en instance à l'ONU depuis les années 60.
L'occupation marocaine du Sahara occidental «n'a pu changer la problématique de fond», celle du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui reconnu sur le plan international, a-t-il ajouté. Abordant la convention de jumelage paraphée entre les villes de Smara et Tiaret, l'ambassadeur a indiqué «qu'elle revêt une signification particulière» qui s'inscrit en droite ligne de la tradition d'amitié et de fraternité entre les peuples sahraoui et algérien.

Alors que les Marocains associent les territoires occupés dans leurs élections municipales Le Polisario affirme que la patience a atteint ses limites


Le peuple sahraoui se trouve aujourd'hui «à la limite de la ligne rouge» et sa patience touche à sa fin dans son conflit avec l'occupant marocain. Une déclaration de M. Brahim Ghali, ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) à Alger, soulignant l'exaspération de tout un peule qui lutte encore pour faire triompher son combat libérateur. Invité du forum de la Chaîne II de la radio nationale, il a indiqué que «la patience du peuple sahraoui a atteint ses limites».

Réaffirmant que le peuple sahraoui reste attaché à la légalité internationale, notamment son droit à l'autodétermination et l'édification de son Etat, M. Ghali a estimé que l'ONU se retrouve devant deux options.
La première consiste à exercer des pressions sur le Maroc pour avancer dans la mise en application des résolutions du Conseil de sécurité et permettre au peuple sahraoui d'exprimer librement son choix et de disposer de son destin et la seconde à maintenir le statu quo et laisser la situation pourrir.

Il rappellera que le Maroc veut organiser un référendum autour d'une seule question : celle de l'autonomie. «Ce qui est plus représentatif des décisions de l'ONU est que le peuple sahraoui puisse s'exprimer sur trois options, à savoir l'indépendance, l'annexion au Maroc et l'autonomie», a-t-il dit. Ce qui le pousse à relever l'importance des prochains rounds de négociations sur l'issue de ce conflit vers le dénouement ou l'escalade.

Concernant les élections marocaines prévues hier dans les territoires occupés du Sahara occidental, M. Ghali les a qualifiées de «provocation grave, de menace à la sécurité et à la stabilité de la région et de défi flagrant des chartes onusiennes et de la volonté de coopération de la partie sahraouie». Il a estimé que l'association des territoires occupés du Sahara occidental aux élections marocaines «est une tentative par laquelle le Maroc vise à pousser la situation vers l'escalade», ajoutant que «le silence de l'ONU» face à cela «est comme couvrir un acte criminel».
La RASD a d'ailleurs demandé à l'Union européenne (UE) de «condamner» la décision du Maroc d'étendre les élections municipales aux territoires occupés du Sahara occidental. «Nous rejetons ces prétendues élections et demandons solennellement à l'Union européenne de condamner ces élections, de dénoncer le message d'intransigeance, de mépris et d'impunité qu'elles recèlent à l'endroit des efforts engagés par l'ONU, par son secrétaire général et son envoyé personnel», a dénoncé M. Mohamed Sidati, ministre délégué pour l'Europe, membre du secrétariat national du Front Polisario dans une déclaration adressée jeudi à l'UE.

Après avoir rappelé que le Sahara occidental était soumis à une autorité international, l'ambassadeur sahraoui à Alger a estimé que les Nations unies devaient «imposer au Maroc la présence de leur administration dans la région en exerçant une pression tangible». L'absence de réaction de la part des Nations unies constitue «une complicité implicite» inacceptable par le droit international, n'hésite-t-il pas à dire, appelant les Sahraouis à boycotter les élections.
Le président sahraoui, M. Mohamed Abdelaziz, avait appelé lundi dernier le secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-moon, à «intervenir en urgence» pour empêcher l'extension des élections locales marocaines aux territoires sahraouis occupés par le Maroc. M. Ghali a appelé, quant à lui, les organisations internationales des droits de l'Homme à «intervenir rapidement et à dénoncer cette situation».

Après avoir souligné que les «graves violations des droits de l'Homme et des libertés fondamentales au Sahara occidental menacent la paix et la sécurité à travers le monde», l'ambassadeur sahraoui a rappelé la tenue les 20 et 21 juin à Alger d'une réunion consacrée à l'examen de la situation des droits de l'Homme au Sahara occidental.
Dans ce contexte, il a appelé à introduire, au titre du mandat de la Minurso (mission chargée de l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental), la mission de contrôle des droits humains, déplorant «l'absence de contrôle des dépassements commis par le Maroc». Par ailleurs, M. Ghali a indiqué que la question du Sahara occidental «est désormais présente au sein de la communauté internationale grâce à une recommandation du Conseil de sécurité», ajoutant que «la France avait menacé d'utiliser son droit de veto contre la prise en compte de la dimension humanitaire du conflit au Sahara occidental».
Il a estimé, toutefois, que le fait que le Conseil de sécurité ait évoqué la situation des droits de l'Homme au Sahara occidental constituait «un bon début pour une prise en charge sérieuse de ce volet».

sábado, 6 de junho de 2009

La présidentielle mauritanienne reportée au 18 juillet prochain



La junte militaire amorce son retour vers la légalité constitutionnelle



Prévue pour le 6 du mois en cours, l'élection présidentielle mauritanienne a finalement été reportée au 18 juillet prochain, après six jours de négociations marathoniennes dans la capitale sénégalaise Dakar, sous l'égide d'une médiation internationale. «La date de l'élection présidentielle est fixée au 18 juillet pour le premier tour et le cas échéant au 1er août pour le deuxième tour», a déclaré le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, lisant un communiqué final, rapporte l'AFP.
Les rédacteurs dudit communiqué affirment que ce report a pour but de «permettre la participation de toutes les forces politiques» à ce scrutin, qualifié par l'opposition de «mascarade électorale». La crise politique que vit actuellement la Mauritanie est née du coup d'Etat du 6 août dernier contre le premier président mauritanien démocratiquement élu, Sidi Ould Cheikh Abdallahi en mars 2007. Le putsch a été mené par le chef de la junte militaire, le général Mohamed Ould Abdel Aziz qui a démissionné de ses fonctions le 16 avril pour se porter candidat à la présidentielle. Tard dans la soirée de mardi, les différentes délégations mauritaniennes ont signé un accord qui permettra la mise en place, avant samedi 6 juin, d'un gouvernement d'union composé à parité de membres pro et anti-putsch.
Les postes-clés de l'Intérieur, des Finances et de la Communication sont réservés aux partis anti-putsch, indique le communiqué, qui précise toutefois que le Premier ministre sera choisi par le meneur du coup d'Etat, Mohamed Ould Abdel Aziz. Concernant ce dernier point, les partis anti-putsch seront consultés.
La signature de l'accord a eu lieu hier à Nouakchott entre les différentes parties en conflit.
M. Ahmed Ould Daddah, le chef du Rassemblement des forces démocratiques (RFD, opposition), a estimé mardi soir, à partir Nouakchott, que la conclusion de cet accord constituait une «victoire de la raison contre la violence», rapporte encore l'AFP. Ould Daddah a appelé au «respect de ses clauses», estimant qu'une
«nouvelle ère s'ouvre pour la démocratie et le développement de la Mauritanie et que les coups d'Etat et le non-droit n'ont plus leur place dans ce pays». Quelques minutes après l'annonce de la nouvelle, des milliers de personnes, partisans des anti-putsch, ont défilé dans les rues mauritaniennes pour saluer cette décision. L'accord de Dakar prévoit également «l'annonce et la formalisation de sa décision volontaire [du général M. Ould Abdel Aziz, ndlr], concernant le mandat du président». Autrement dit, le général Mohamed Ould Abdel Aziz doit se retirer complètement de son poste de président autoproclamé de la Mauritanie en faveur du président du Sénat qui assurera l'intérim jusqu'à la date de la tenue de l'élection présidentielle le 18 juillet prochain.
Le coup d'Etat du 6 août dernier a été sévèrement condamné par de nombreux Etats africains qui avaient demandé un «retour à l'ordre constitutionnel». L'Union européenne a aussi décidé de suspendre ses aides et de geler son accord de coopération avec la Mauritanie suite à ce putsch.

Par Lyès Menacer

terça-feira, 19 de maio de 2009

Un nouveau scandale entache la réputation des contingents du royaume chérifien


Deux militaires marocains au Niger interpellés pour viol de mineurs


Un nouveau scandale vient d'entacher la réputation de l'armée marocaine au Niger, déjà éclaboussée par un comportement honteux de ses militaires au Congo, en Côte d'Ivoire et en Bosnie. Deux militaires marocains relevant du bureau militaire de l'ambassade du Maroc au Niger, l'adjudant-chef Mustapha Ghaloui et le sergent Abderrahim Attafi, respectivement secrétaire et chauffeur au niveau dudit bureau, ont été interpellés par la police nigérienne, à la suite d'une plainte déposée à leur encontre par les parents des victimes, pour le viol de deux mineurs : Djamila et Hassan, âgés respectivement de 14 et 15 ans. L'affaire risque d'être étouffée avec les tentatives multiples de certains diplomates marocains qui tentent d'activer leurs relations à Niamey. Il est à rappeler que des militaires des contingents marocains ayant exercé dans des opérations de maintien de la paix au Congo, en Côte d'Ivoire et en Bosnie avaient déjà été inculpés pour viol à l'encontre de jeunes filles, généralement des mineures âgées de 13 ou 14 ans, selon le rapport interne de l'ONU et parfois même des enfants plus jeunes, selon certains témoignages. Des soldats appartenant au contingent marocain qui comptait 730 éléments parmi les 9 000 militaires de 40 pays, composant la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire en 2005, ont été soupçonnés d'avoir eu des relations sexuelles avec un grand nombre de mineures de ce pays. M. Hamadoun Touré, porte-parole de la Mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (ONUCI) avait expliqué, à cet effet, que le scandale avait éclaté à la suite d'une campagne menée contre l'exploitation sexuelle au cours de laquelle l'ONUCI a invité la population locale à dénoncer tout cas d'abus. Selon des témoignages certains Casques bleus marocains louaient ainsi pour 5 000 FCFA (l'équivalent de 8 euros) des chambres dans les villages proches de leurs camps, pour abuser de mineurs. Selon une source onusienne, au moins douze enfants ont été violés. Même chose au Congo où six militaires marocains ont été poursuivis pour des abus sexuels après une première enquête menée. A préciser que, dans le cadre de cette enquête, le commandant du contingent marocain de l'Organisation des Nations unies en République du Congo (MONUC) et son adjoint ont été relevés de leurs postes et 17 autres militaires convoqués dont quatre ont été identifiés par deux victimes. Une deuxième enquête ouverte à la suite d'une deuxième plainte avait permis l'identification de deux autres militaires marocains.

SAHARA OCCIDENTAL-FRANCE


Mohamed Khedad, coordinateur sahraoui à la Minurso, affirme :
«La France a la hantise d'un Maghreb stable»


Quel état des lieux faites-vous du problème de l'autodétermination du Sahara occidental au su des dernières résolutions adoptées par l'ONU ? Pensez-vous qu'on va vers une solution du conflit ?
Mohamed Khedad : Par ces résolutions, le Conseil réaffirme son engagement pour l'autodétermination du Sahara occidental afin d'aboutir à une solution pacifique du conflit. Nos préoccupations n'ont pas été totalement prises en charge et le blocage est venu de la France. Cependant, le fait d'avoir parlé de la dimension humaine du conflit est déjà un acquis en soi, un pas en avant. Il y a une volonté et un intérêt affichés en théorie par les Nations unies.
Il reste seulement un problème d'ordre pratique et dynamique, à savoir comment concrétiser cette volonté. La solution est là, elle est adoptée. Sa mise en application dépend de la réalité du terrain. Il faut continuer à déployer des efforts par la voie politique et pacifique. Il faut impérativement que certains pays, tels que la France, cessent de constituer des blocages à l'évolution de la résolution du conflit.

La France s'est opposée à ce que le Conseil de sécurité de l'ONU élargisse le mandat du contingent des Casques bleus au Sahara occidental (Minurso) à la surveillance des droits de l'Homme. Que pensez-vous de cette position ?
Elle constitue malheureusement un véritable blocage de toute évolution vers une solution de paix pour le conflit. Un sabotage de toute possibilité de coopération, de paix et de stabilité dans la région, comme s'il y avait derrière cette position une hantise de toute coopération maghrébine, une volonté de maintenir, si j'ose dire, un Maghreb boiteux ! La France a la hantise d'un Maghreb stable.

Ce genre de blocage n'augmente-t-il pas les risques d'une reprise de la lutte armée ?
Oui, malheureusement. Cette possibilité est toujours présente. Nous avons fait beaucoup de concessions jusque-là et nous ne perdons pas espoir quant à l'engagement des Nations unies pour la résolution du conflit. Ça dépend des rapports de force, des débats à venir.

Est-ce que l'espoir est permis avec la nouvelle administration américaine ?
La nouvelle administration américaine a totalement rompu avec les positions de G. W. Bush qui se caractérisaient par une politique idéologique manichéenne, du noir et du blanc. Une politique qui a fait beaucoup de dégâts dans le monde et pour les Etats-Unis. Barack Obama a exprimé sa volonté de résoudre ce conflit.

Quels autres pays peuvent avoir, selon vous, un impact sur la solution de ce conflit ?
D'abord la position française, qui est importante. La France a un rôle déterminant et en ce moment elle joue celui de perturbateur et de destructeur de la paix, car c'est elle qui a empêché l'application du plan de règlement initial. C'est également la France qui a aidé le Maroc à refuser l'application du plan Baker en 2003. Et c'est aussi la France, censée être le creuset des droits de l'Homme et de la révolution, qui ose faire des blocages sur des questions aussi élémentaires que les droits humanitaires.
Il y a aussi l'Espagne, en tant qu'ancien colonisateur du Sahara occidental. Elle a son mot à dire mais elle continue, comme la France, à avoir une position en faveur du Maroc malgré une forte mobilisation de la société civile pour la cause sahraouie. Mais les négociations vont continuer…
C. Ross va s'atteler à la mise en application des résolutions adoptées récemment, et à la préparation des prochaines négociations entre les deux parties…

Quel rôle peut jouer l'Algérie dans la résolution du conflit ?
L'Algérie est un pays frontalier incontournable dans la résolution du conflit. Elle est concernée par le conflit, et, de ce fait, a son mot à dire. Elle a un poids économique et politique et sa position en faveur du Sahara occidental compte.

Et concernant les conditions de vie dans les camps des réfugiés…
Les conditions sont très difficiles. Des gens sont nés et vivent dans ces camps depuis une trentaine d'années, et les perspectives sont rudes dans ce désert d'autant que les aides humanitaires arrivent souvent en retard ou incomplètes et sont souvent utilisées comme instruments de pression sur les réfugiés. Au-delà des problèmes de nourriture et d'eau, il y a celui de l'éducation de toute une génération qui a droit à un enseignement décent, au savoir et à l'apprentissage. Et c'est d'autant plus difficile d'être dans une situation de «ni paix ni guerre».

Que pensez-vous de la tenue chaque année du Festival international du cinéma de Dakhla? La culture peut-elle agir pour l'autodétermination du Sahara occidental ?
Ce festival est une excellente initiative. Il permet des rencontres, des échanges et l'expression culturelle. Venir partager une fois par an la réalité, les difficultés et les attentes du peuple sahraoui est très important au-delà du fait politique. La solidarité et le fait de porter un message de paix sont en soi une réussite. La culture et l'expression de la solidarité sont primordiales.