quarta-feira, 20 de maio de 2009

L'armée marocaine: un souci permanent pour le palais




Le Maroc a commémoré jeudi 14 mai le 53e anniversaire des FAR, les forces armées royales. Les louanges n'ont pas manqué dans les pages de la presse sur le rôle joué par l'armée marocaine depuis l'indépendance du Maroc.

L'expérience passée ne plaide certainement pas en faveur de cette vision. A part la guerre du Sahara Occidental et la campagne contre l'Algérie en 1963, l'armée marocaine a été utilisée comme élément de répression interne. Elle a été l'horreur dans l'affaire du mouroir de Tazmamart, dans la répression des émeutes amazighs en 1959, les manifestations syndicales en 1981, 1984, 1991, etc.

Pour l'éloigner du champ politique, Hassan II avait habilement cantonné l'armée au Sahara, ce qui lui a permis de rétablir la situation politique d'une manière spectaculaire. Il mobilisait et entraînait à toute la nation derrière lui, en bénéficiant d'un système unanime. En même temps, il rapportait à son pays un nouveau territoire avec des richesses considérables. En suscitant les passions chauvines, Hassan II a consolidé son trône et fait oublié à son peuple la misère dans laquelle il vivait.

L'encadrement de la Marche Verte par les FAR a ouvert la voie à l'occupation militaire du Sahara Occidental en 1975. Depuis, l'armée marocaine quadrille les territoires occupés, encerclés par un mur de défense de plus de 2000 km, surveille la population, participe au pillage des richesses du sous-sol sahraoui, emprisonne et assassine les militants indépendantistes.

Aujourd'hui, 18 ans après le cessez-le-feu, l'armée continue à être un problème pour le régime. Les familles des soldats qui sont tombés dans la guerre du Sahara ont constitué l'Association Nationale des Familles des Martyrs, des disparus et des prisonniers du Sahara Marocain (ANFMDPSM) continue à organiser des sit-in pour protester contre la situation précaire des prisonniers marocains libérés par le Front Polisario et leurs familles dont les allocations oscillent entre 400 et 1500 dirhams, auxquels s'ajoute le chômage de leurs enfants et les difficultés de la situation économique du pays. L'association a recensé plus de 30.000 morts dans les combats du Sahara. Cette association revendique la proclamation d'un jour pour commémorer "les morts pour la partie et l'intégrité territoriale". Le président de l'association, Brahim Al-Hajjam, n'a cessé de protester contre le manque d'initiatives pour réinsérer les ex-prisonniers de guerre libérés, l'indemnisation de toutes les familles et la restitution de leurs droits, indemnisation de plus de 600 familles privées de sécurité sociale, et insiste sur l'importance d'arrêter de traiter ce dossier comme un tabou.
Dans une interview avec le magazine TelQuel, M. Al-Hajjam, qui est lui-même fils d'un soldat mort dans une bataille à la ville de Smara, a affirmé que le "Maroc ne reconnaissait pas la captivité de ses soldats et, pire, il les bannissait. De retour au Maroc, alors qu'ils espéraient être accueillis en héros, ils ont suscité l'indifférence, si ce n'est le mépris. Le Maroc a honte de ses prisonniers de guerre. Le peuple marocain doit savoir toute la vérité sur la gestion de la guerre du Sahara. Pourquoi, à ce jour, le nombre de martyrs qu'on estime à 25.000 n'a-t-il pas été rendu public? La guerre du Sahara n'a pas été archivée, pour la mémoire"

Aujourd'hui, la question qui reste en suspens est toujours la même qu'hier : Quel avenir pour l'armée marocaine en dehors du cantonnement au Sahara? D'autant que les 200.000 militaires ne sont pas imperméables aux courants qui traversent la société marocaine. Rappelons-nous qu'une centaine de soldats, 86 officiers et quelques officiers ont été limogés au cours de l'année 2006. les divisions de l'armée basées dans le Sahara sont les plus touchées par cette campagne. Et pour cause, un rapport indique que les troupes stationnées depuis une vingtaine d'années le long du mur de la honte seraient les plus réceptives aux thèses islamistes.

Pour le régime marocain, dans le cas d'un retrait du Sahara Occidental, l'armée, devenue puissante, accepterait mal son échec militaire et pourrait chercher une compensation sur le plan politique. L'issue qui présente le moins d'inconvénients pour lui serait de continuer le statu-quo, aussi peu coûteux que possible, tout en attendant l'occasion de limoger les anciens généraux qui détiennent le pouvoir absolu sur les FAR et procéder à un nettoyage radical dans ses files pour rehausser l'image de l'armée salie par les multiples histoires de trafic de drogue, trafic d'influence et subordination à la protection des intérêts de quelques-uns au détriment d'une population affamée.

L'UMA ne sera pas bâti sur les cadavres du peuple sahraoui



A chaque fois que la communauté internationale prend une initiative pour résoudre le problème du Sahara Occidental, Rabat répond par un "niet" grotesque et une fin de non recevoir embarrassante. Ainsi, depuis des années, le régime marocain pratique la plus cruelle repression contre les militants sahraouis et, au même temps, il ose regarder vers l'Algérie et demander l'ouverture des frontières, normaliser les relations et mettre en marche la construction du Maghreb Arabe. Nous sommes face à un véritable délire. Un proverbe sahraoui dit que "l'agitation est signe d'une mort avec beaucoup de douleur". C'est ce qui est en train de se passer. Le Maroc s'agite trop à cause de son isolement sur la sphère internationale, surtout après l'élection d'Obama qui, contrairement à Bush, n'a pas l'intention de se mêler directement dans le conflit du Sahara Occidental.

Les officiels marocains ont compris ce qui voulait dire le départ de Peter Van Walsum : Une nouvelle approche du problème et la mort annoncée du projet d'autonomie. Mais ils continuent à s'entêter pour perpétrer la tension, sachant pertinemment que l'édification d'un état sahraoui sur le sol de l'ancienne colonie espagnole est un projet irreversible.

Les revendications marocaines n'ont pas empêché la Mauritanie d'accéder à l'indépendance en 1962. L'agression contre l'Algérie, en 1963, n'a pas empêché le jeune gouvernement algérien de préserver l'intégralité des frontières algérienes intactes. Alors, qu'est-ce qu'il fait croire aux marocains qu'ils garderont le Sahara Occidental, malgré que 34 ans sont passés sans que cela soit effectif? On dit que l'espoir c'est la dernière chose à mourir dans un être humain. Le gouvernement marocain en est la preuve irréfutable.

Le roi Mohamed VI, après dix ans de pouvoir, a montré qu'il n'envisage pas l'option d'une ouverture politique dans les prochaines années. Au contraire, il continue à alimenter la tension dans la région dans chacun de ses discours dans lesquels il pointe le doigt vers l'Algérie pour être fidèle à la vieille politique de son père, feu Hassan II, qui sortait, à chaque fois qu'il sentait que son trône était en danger, la théorie de "l'ennemi extérieur et du complot contre l'intégrité du Maroc". Espérons que ses incessants voyages et ses multiples contacts à l'étranger, le ramènent un jour à la raison.

L'anti-algérianisme est la marque déposée dans les cercles politico-médiatiques au Maroc. Pour garder ce que l'on a appelé "consensus autour du palais pour préserver l'intégrité territoriale", ou plutôt pour préserver les intérêts de la caste dirigeante marocaine, il est recommandé d'être anti-algérien et de le montrer à la lumière du jour. Les responsables marocains n'ont pas pu digérer la défaite dans la Guerre des Sables en 1963, ni la défaite face à la puissante armée du Front Polisario qui les a poussés à construire le plus long mur de défense après la Ligne Maginot. Un mur que les sahraouis appellent "le mur de la honte" ou 'le Guantanamo marocain".

Le rêve du Maghreb Arabe, l'UMA, qui date de 50 ans, n'a pas pu se réaliser à cause des ambitions expansionistes marocaines. Le chemin de l'UMA doit passer forcément par la résolution du conflit marocco-sahraoui. Le reste n'est qu'une question de temps. Les contraintes et exigences du monde édictent que les pays de la région n'ont pas d'autre choix que celui de s'unir. Mais cela ne doit pas se faire sur le compte d'un des peuples maghrébins. Cette partie de l'Afrique possède beaucoup des atouts que le monde envie. Le Maroc qui refuse de se plier à la légalité internationale en récusant l'autodétermination du peuple sahraoui est le facteur qui bloque la réalisation de cet ambitieux projet. Le royaume chérifien a tout fait pour stopper l'intégration maghrébine en étant à l'origine de toutes les tensions avec ses voisins depuis son accès à l'indépendance.

La construction maghrébine est un choix sur lequel tout le monde est d'accord, mais, pour ce faire, les pays membres doivent respecter le principe d'autodétermination pour le peuple sahraoui, une position qui est celle de la communauté internationale et des Nations Unies. De ce fait, le processus de négociation entre le Front Polisario et le Maroc doit reprendre dans les plus brefs délais et sous l'égide de l'ONU pour mettre en œuvre ce principe. Le moment est venu pour que les Nations Unies mettent de la pression sur le Maroc pour faire avancer les négociations et aboutir à une solution qui tient en compte les aspirations de la population du Sahara Occidental.

Concernant la position de la France, il est impératif de rappeler que tout projet méditerranéen ne verra pas la lumière du jour en piétinant les droits du peuple sahraoui. Au contraire, cela continuera à alimenter des tensions inutiles et infructueuses.

Mohammed V et la France: Est-ce la France qui a fait Mohammed V?



Est-ce la France qui a fait Mohammed V ? Le questionnement est historiquement légitime. De fait, à trois reprises (en 1927, 1930 et 1953), les autorités coloniales ont pris des décisions qui ont mis l'ancien monarque sur les rails de l'Histoire nationale.



Le 8 novembre 1927

En cette fin 1927 où de nombreuses tribus tiennent en haleine pendant plusieurs semaines les envahisseurs français, les colonialistes jettent leur dévolu sur Mohammed, le plus effacé des enfants du sultan Youssef qui vient brusquement de rendre l'âme. Le jeune Ben Youssef doit ainsi à la Résidence générale d'être intronisé en tant que sultan de l'Empire chérifien. Les «stratèges» du Protectorat ont vu en lui la personne idéale pour occuper les fonctions, qu'ils voulaient honorifiques, de la Couronne alaouite. Ils ont ainsi réuni un comité ad hoc d'ouléma pour nommer un sultan fantoche. Ils ont préféré Hamada à ses deux frères car il était le plus jeune. Mohammed Ben Youssef est alors considéré comme le plus porté sur les plaisirs ordinaires de la vie et le moins attiré par la chose politique.

Le 16 mai 1930

C'est la date emblématique associée à la publication d'un décret sultanien qui retire les communautés berbères à la juridiction du sultan, basée sur la loi islamique, et les soumettent au droit coutumier (chose différente de la coutume car mise en forme par des juristes de l'administration coloniale en Kabylie). Le successeur de Lyautey, avec la complicité de Moqri, Grand Vizir et vieux renard de la politique, fait signer à Mohammed Ben Youssef le Dahir berbère. Abdellatif Sbihi, un patriote slaoui, fonctionnaire de l'administration chérifienne, a la preuve écrite de ce que les jeunes nationalistes considéreront comme la trahison de la lettre et de l'esprit du traité de Protectorat : la sauvegarde de la souveraineté du sultan et de l'unité de son empire. Tel un illuminé, Sbihi essaie d'ameuter les jeunes des écoles marocaines de sa ville. Salé puis Fès s'embrasent. D'autres villes suivront. Les autorités coloniales sont sur les dents. La lecture du Latif (Allahoma oltof fima jarat bihi almaqadir wala tofarriq beinana wa beina ikhwanina albarabir) atteint les oreilles du jeune sultan. Il est comme sonné. Il commence à comprendre que la plume qu'il tient entre ses mains lors de la signature des projets de loi présentés par les Français est une arme à double tranchant. Elle peut être fatale, au choix, pour le trône alaouite ou pour la présence française. Quand il recevra quelques temps plus tard Allal El Fassi, un des leaders des manifestants de Fès, il est confondu : il s'excuse à demi-mots et assure qu'il ne signera plus jamais aucun document qui irait à l'encontre des intérêts de la Nation. Le mythe Mohammed V est né. Les nationalistes déclarent, dès 1933, le «18 novembre» jour de fête et de réjouissance, ce sera la fête du Trône. Les autorités seront obligées en 1934 de «rapatrier» contre son grès le jeune sultan qui visitait Fès à l'occasion de ladite fête organisée par les «Lijan attazyine» mises en place par les nationalistes. L'alliance est scellée entre ceux-ci et le sultan. Elle durera sans grands accrocs jusqu'à sa disparition.

Le 20 août 1953

Devenant guide du nationalisme marocain dès les années quarante, suite, notamment, à son discours de Tanger en avril 1947, Mohammed V commence à être perçu par les colonialistes, non plus seulement comme un personnage versatile et ambigu qui vacille entre nationalisme et loyauté à la puissance protectrice, mais comme l'adversaire en chef de la France au Maroc. Paris nomme à la résidence un militaire brutal, orgueilleux et sûr de lui, le général Alphonse Juin. L'objectif est de remettre sur le droit chemin (celui de la collaboration) le sultan Ben Youssef. Celui-ci, qui a toujours été considéré par les tuteurs étrangers comme faible de caractère, fait de la résistance. Il manœuvre, renonce parfois, recule puis avance… Il fait confiance en ces temps difficiles à son professeur et cousin lointain, Cheikh al Islam Belarbi Alaoui, nationaliste sage et ardent à la fois, qui lui fait comprendre que la pérennité du trône alaouite a un prix : s'en tenir à l'agenda nationaliste : pas de co-souverainté, l'indépendance ! Rien moins que l'indépendance ! Les ultras de la colonisation, avec à leur tête Boniface, exigent son départ. Paris hésite puis cède à une coalition d'extrémistes français et de traditionalistes marocains. Mohammed Ben Youssef est déposé et mis manu militari dans un avion militaire en direction de son premier exil : la Corse. C'est le premier pas vers l'indépendance du royaume et vers la sacralisation de Mohammed V. Les Marocains commencent à raconter toutes sortes d'histoires miraculeuses à son propos. L'avion qui l'amenait sur l'île de beauté aurait eu une panne sèche et c'est lui qui le sauve d'un crash certain en soufflant dans les réservoirs de kérosène. Certains l'ont vu sur la lune. Au plus profond de la nuit, les femmes lancent leurs youyous sur les toits et s'interpellent les unes les autres en assurant qu'elles ont bien vu sidna là-haut. Les services de sécurité sont pris de panique et croient à un complot nationaliste. Mohammed V devient ainsi la principale force politique au Maroc. Une dernière fois grâce à la France.

Les manipulations marocaines


Depuis que le Front Polisario a forcé le colonialisme espagnol à plier bagage, le roi Hassan II s'est dit : "Ca y est, avec le Sahara, j'aurai assez d'argent pour faire taire toutes les bouches et édifier un Maroc qui sera la première puissance au Maghreb".

Mais subitement, tout le palais s'écroule sur sa tête lorsque l'armée marocaine avance devant la foule de la Marche Verte et arrive à Hausa et Mahbes. Pour les soldats des premières unités rapides qui voyaient dans la conquête du Sahara le "miracle du siècle" après l'apparition du roi Mohamed V sur la lune, la réalité tourne au cauchemar. Les premières balles des combattants du Front Polisario, encore armés avec de vieux fusils semi-automatiques, sèment la débandade dans les files des unités royalistes. Les batailles de Hausa, Mahbes, Farsia, Ejdeiria, Amgala resteront à jamais des témoignages incrustés dans la mémoire des sahraouis.

Les défaites militaires sur le terrain vont obliger Hassan II à se déplacer personnellement à Nairobi pour annoncer son acceptation du principe du référendum d'autodétermination. Il faut noter que la présence physique du roi était en soi un événement rarissime, mais la situation était devenue trop grave pour le Maroc. Il fallait chercher le moyen d'apaiser la situation sur-le-champ de bataille en explorant d'autres voix. Ce déplacement inaugura alors une période de tergiversation et de fausses engagements avec l'OUA dans le but d'empêcher l'admission de la RASD au sein de l'organisation panafricaine. Le déplacement du roi aura été en vain. La RASD devient, en 1984, membre à part entière de l'OUA. Vingt-cinq ans après, le siège marocain auprès de l'organisation panafricaine est toujours vacant. Une période assez longue pour que les toiles d'araignées s'installent confortablement et sans être dérangées pour de bon.

Notre pays a été divisé et notre peuple partagé comme un troupeau de chameaux. Un précèdent dans l'histoire de l'humanité. Un mépris et une sous-estimation jamais vus. Mais ce peuple de nomades avait décidé tous azimuts de lutter contre les armées marocaine et mauritanienne, et plus tard même française : trois armées en même temps. Une guerre s'était déclenchée dans toute la région englobant le sud marocain, le Sahara Occidental et toute la Mauritanie : le plus vaste théâtre d'opérations militaires depuis la seconde guerre mondiale !

Nous avions mené cette guerre avec un génie, un dévouement et un courage exceptionnels. Nous avions vaincu la Mauritanie militairement et obligé le Maroc à opter pour la tactique de construction des murs de défense. Le mur final a une longueur de 2400 km, de l'extrême sud-est du Maroc jusqu'à la frontière entre le Sahara Occidental et la Mauritanie à la hauteur de Nouadhibou. A la veille du cessez-le-feu plus de 140'000 soldats marocains étaient sur le mur de défense.

L'évolution militaire du conflit, qui a été continuellement positive et en faveur de l'armée sahraouie, a toujours créé un espoir de retour très rapide au pays natal, ayant en mémoire que toutes les familles avaient laissé de proches parents de l'autre côté du mur qui n'englobait qu'une petite partie du Sahara Occidental.

La deuxième moitié des années quatre-vingt a été plus décevante pour la majorité des Sahraouis, en premier lieu parce que l'armée marocaine a pu étendre son occupation militaire pour englober 80 pour cent du territoire. Le Maroc avait pu en effet construire les murs les uns après les autres, c'était un signe extérieur d'une défaite militaire sans ambiguïté. Mais les Sahraouis qui connaissaient bien l'armée marocaine ont détruit progressivement l'efficacité militaire des murs grâce à une guerre d'usure qu'ils avaient improvisée et bien menée. Le Maroc a perdu la guerre à partir du moment où ses armées se sont retranchées derrière des murs de sable. Il a perdu l'initiative sur le terrain. Ainsi ce mur qui était conçu comme une tactique militaire a perdu sa valeur militaire, mais conservait sa valeur psychologique : l'occupation du territoire par la force.

C'est ainsi qu'il aura fallu attendre jusqu'à 1991 après le sommet de Nairobi pour voir les NU commencer les préparatifs pratiques pour l'organisation de ce référendum. Après le cessez-le-feu et la création de la MINURSO, on va assister à toute une série d'initiatives de la part du Maroc qui visaient au sabotage des efforts de l'organisation et imposer un vote dont le résultat était déjà anticipé par les responsables marocains. Ils voulaient un "référendum confirmatif". Une première dans le langage juridique international.

Le Maroc a étudié toute l'opération d'identification et a constaté d'une part que la majorité de ces 86'000 personnes provient du territoire et qu'elle votera pour l'indépendance et que d'autre part la Commission d'identification a rejeté plus de 130'000 personnes qu'il a présentées. Un autre échec intérieur cette fois-ci devant son propre peuple. Il opta alors pour l'abandon pur et simple du plan de règlement des Nations Unies pour le référendum au Sahara Occidental.

Depuis lors le Maroc a refusé d'accepter tout plan des Nations Unies pour résoudre le problème qui ne soit pas en sa faveur. Il ne veut pas prendre de risques comme le Front Polisario. En un mot le Maroc refuse de jouer le jeu démocratique du référendum : gagner ou perdre un plébiscite populaire. Le Maroc veut un référendum qui confirme sa souveraineté sur le territoire alors que les différentes résolutions de l'Assemblé générale des Nations Unies et du Conseil de Sécurité parlent du droit á l'autodétermination, donc du droit des populations de choisir entre l'intégration au Maroc ou l'indépendance. Le Maroc n'a pas pu enlever cette option des différents plans et résolutions des Nations Unies. Un autre échec plus coûteux à long terme que les premiers, mais dont la continuité arrange les intérêts des principaux acteurs au Maroc.

Cette unanimité et ce consensus national sont artificiels et sont le résultat d'une complicité entre le régime, les élites et l'armée. Ils tirent tous des profits politiques et financiers énormes de cette surenchère nationaliste. Aucun d'eux n'est prêt à faire le premier pas vers la solution, craignant que les autres vont l'accuser de trahison. Pour ces considérations, nous, Sahraouis, pardonnons au peuple marocain et comprenons sa situation. Le jour où ce peuple jouira d'une vraie monarchie constitutionnelle, son unanimité et consensus iront vers la reconnaissance du peuple sahraoui et la rectification des erreurs du passé comme il a fait récemment avec les années de plomb qui ont caractérisé le règne d'Hassan II.

Moroccan authorities return Saharawi prisoner of conscience Yahia Mohamed Elhafid to Eit Malul prison


The Collective of Saharawi Human Rights Defenders (CODESA) confirmed that Moroccan authorities had returned the Saharawi prisoner of conscience Yahia Mohamed Elhafed to the prison of Eit Malul on Monday, after the decline of his health, which had led him to Hassan II Hospital .

The same source added that Moroccan authorities showed up unannounced with 15 employees from the prison and put him in a car under high security.

The family of the Saharawi prisoner of conscience said that they were prohibited from visiting him in the hospital.

CODESA added that the Saharawi prisoners are in a severe situation because of the hunger strike, and the majority of them are losing consciousness from time to time.

On the other hand, the Saharawi prisoners of Inzigan are still in their hunger strike after more than 44 days, and the Moroccan authorities do not want to respond to their legitimate demands, especially after the rape they faced by the leaders of the prison.

Saharawi delegation participates in eleventh ordinary session of Pan-African Parliament




A Saharawi delegation composed of members of the Pan-African Parliament (PAP), Soueilma Beirouk Salama and Mohamed Eslama Badi participated Monday in the eleventh ordinary session of the PAP, held in Midrand from 18 to 29 May 2009, sources from the Saharawi Embassy in South Africa indicated.

The opening of the session was also attended by the Ambassador of SADR to South Africa, Saleh El Abd, and members of diplomatic missions in Pretoria.

The Saharawi delegation had several meetings with representatives of the participating delegations, including the Vice President of Ghana, who were informed about the latest developments on the Western Sahara issue, the same source said.

The 2nd meeting was devoted to the sub committees of Parliament, of which SADR is vice president of Parliament for North Africa. The meeting focused on issues related to the amendment of the Constitution of the African Union, the upcoming elections for the office of the PAP and its budget.

The Pan-African Parliament was established in March 2004 by the Constitutive Act of the African Union in its Article 17 as one of nine bodies provided by the Treaty establishing the African Economic Community signed in Abuja, Nigeria in 1991.

Former Saharawi political prisoner awards in Badajoz


The Saharawi human rights activist and former political prisoner, Sidi Mohamed Dadach, was recently awarded the human rights prize of the Observatory of lawyers college in Badajoz (ICAB), human rights sources in Extramadura reported.

The ceremony was attended by local authorities of the Spanish city of Badajoz, lawyers and researchers in the field of human rights, and the Saharawi community in the region.

"The prize was awarded to the Saharawi human rights activist for his peaceful struggle against the Moroccan occupation of Western Sahara to enable the Saharawi people exercise their inalienable right to self-determination, guaranteed by international law", said, Guillermo Fernández Vara, president of the municipality of Extremadura.

On his side, Mr. Daddach asked the Spanish Government “not to align the Moroccan autonomy proposal backed by France as the only solution to the conflict of Western Sahara and to defend human rights in the Saharawi territories occupied by Morocco."

During the ceremony the attendance enjoyed a film relating the serious human rights violations committed by the Moroccan state in the occupied territories of Western Sahara and testimonies of victims of the repression inflicted on the Saharawi human rights activists in occupied territories of Western Sahara.

The Director of the Observatory, José Manuel de la Fuente presented the biography of the Saharawi human rights activist, Sidi Mohamed Dadach, who has spent several years in Moroccan secret centres, due to his political opinions calling for the right to self-determination and independence of the Saharawi people.

Polisario Front "will take up arms in case of failure of negotiations (prime minister)


the Saharawi Prime Minister, Abdelkader Taleb Omar affirmed that in case of the failure of the 5th round of negotiations with Morocco, under the auspices of the United Nations, Polisario Front "will have no other alternative but to take up arms again."

"Polisario Front leadership is feeling concerned about the current situation of the Saharawi conflict which is in stalemate. It wants to enter a new stage, and if the fifth round of negotiations fails, we will have no other alternative but to resume war," Abdelkader stressed recently in an interview with Spanish news agency EFE.

In this context, he recalled that at the last congress of Polisario Front, held in December 2007, the majority of the delegates expressed their disappointment about the UN mediation "which failed to organise the referendum of self-determination it promised the Saharawi people to hold in 1992".

"17 years have passed already and for some, this is more than sufficient to conclude that Morocco does not have the necessary will to move forward and that the Security Council does not impose its resolutions and to compel Morocco to respect them, "he noted.

The 12th congress of Polisario Front entrusted the Saharawi leadership to establish an objective assessment of the negotiations under the auspices of the UN within a maximum period of three years.

"A year and a half has passed already. If there is progress we prefer peaceful means, but if we reach the conclusion that there is no progress, then we must move on to the next step of military preparations to take up arms again, because we are ready for everything except to surrender or accept the fait accompli of Morocco," the head of the Government of the Saharawi Arab Democratic Republic (SADR) warned.

He further explained that the leadership of Polisario Front is facing a "growing" pressure from the Saharawi people, especially youth, who "no longer support the deadlock of the situation and require the return to war,"

The head of the Government also stressed that despite the long waiting for justice to be done and despite of the harsh conditions of life, the Saharawi people are determined "more than ever" to fight for their right to self-determination and independence.

The Prime Minister criticized the French position which has prevented the creation of a mechanism for monitoring human rights in the occupied territories of Western Sahara in the last Security Council resolution.

"It is very worrying that a country that calls itself the defender of freedom and human rights does not condemn the repression and the crimes of Morocco in Western Sahara", he said, stressing that this mechanism could be a step towards building confidence in preparation for the fifth round of negotiations, whose date is yet to be determined.

Western Sahara is the last colony in Africa. It is considered non-autonomous territory in the United Nations lists since 1966.

Morocco and Polisario Front have begun in June 2007, direct talks, under UN auspices, four rounds have been held in Manhasset, near New York, didn’t lead to any progress.

The aim of these negotiations, as defined by the Security Council, is to achieve a political solution to the conflict in Western Sahara, which provides for the right to self-determination of the Saharawi people.

Des partis politiques espagnols dénoncent "l’hypocrisie" du PSOE dans le conflit sahraoui


Madrid, L’Union Progrès et Démocratie (UPD) et Izquierda Unida (IU-Gauche Unie) ont dénoncé "l’hypocrisie" du Parti socialiste au pouvoir en Espagne dans le conflit du Sahara occidental et qualifié de "honteuse" une visite effectuée dernièrement à El Aaiun occupé par un député socialiste.

"L’UPD considère que le parti socialiste affiche une fois de plus une attitude hypocrite lorsqu’il se proclame comme étant l’ami du peuple sahraoui d’une part et soutient d’autre part la thèse de +l’autonomie+ marocaine" pour cette ancienne colonie espagnole, souligne l’UPD dans un communiqué rendu publique mardi.

Le député socialiste pour Almeria (sud), Juan Callejon Baena, s’était rendu samedi au Maroc et à El Aaiun, la capitale sahraouie occupée, à la tête d’une délégation de la Chambre de commerce et d’industrie d’Almeria et d’autres agents économiques, au cours de laquelle il avait multiplié les déclarations en soutenant ouvertement le projet marocain "d’autonomie" au Sahara occidental.

Dans ce sens, l’UPD a condamné les "irresponsables et fallacieuses" déclaration du député espagnol, notamment lorsqu’il "a loué le pseudo-climat de sécurité et de stabilité dans les territoires sahraouis occupés, alors que le conflit du Sahara occidental traverse une grave situation marquée par la permanente violation des droits de l’homme dans ces territoires".

Cette formation politique considère, dans ce contexte, que le parti socialiste espagnol, "par éthique démocratique", devrait exiger à son député de clarifier sa déclaration, en raison de la "dramatique situation dans laquelle se trouve le peuple sahraoui sous l’occupation marocaine".
L’UPD demande également au parti du Gouvernement espagnol à se joindre ouvertement à l’exigence faite au Maroc de "mettre fin à la répression au Sahara occidental occupé et de libérer immédiatement les prisonniers politiques sahraouis".

Le parti de Rosa Diez, une ancienne dirigeante socialiste, en appelle également le PSOE et ses représentants en charge de responsabilités publiques à "se joindre à la défense active et sans équivoque du droit du peuple sahraoui à un référendum d’autodétermination et à l’indépendance effective et à exiger le respect de la légalité internationale, conformément aux différentes résolutions des Nations unies".

De son côté, le responsable des relations internationales de l’UPD et candidat aux prochaines élections européennes, Fernando Maura, a souligné que les déclarations du député socialiste espagnol "sont une insulte aux victimes des 34 ans d’occupation illégale du Sahara occidental de la part du Maroc, et constituent un exemple de plus de la position cynique du parti du Gouvernement de mépris de la lutte du peuple sahraoui pour sa liberté".

M. Maura avait exprimé dernièrement à Madrid l’engagement de son parti à inscrire la cause sahraouie dans l’agenda politique du Parlement européen (PE) et promis de se rendre dans les territoires sahraouis libérés pour marquer son soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et l’indépendance.

Outre le respect des droits de l’homme, la légalité internationale et les résolutions internationales sur le Sahara occidental, M. Mauro a précisé que son parti "défendra, particulièrement au sein du PE, le droit à l’autodétermination et la pleine indépendance du peuple sahraoui ainsi que la reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique".

Pour sa part, IU a qualifié de "honteuse" la visite effectuée par le député socialiste à El Aaiun occupée, expliquant que cet élu du peuple d’Almeria a "trahi" ainsi le "soutien massif accordé par cette province à la cause sahraouie, une province où sont accueillis, chaque année, des enfants sahraouis dans nos villages et au sein de nos familles".

En agissant de la sorte, le député socialiste "a discrédité des institutions comme le parlement andalou, les députations et de nombreuses municipalités qui, tout au long de ce conflit, ont manifesté leur soutien à travers de multiples motions en faveur des droits du peuple sahraoui à l’autodétermination", souligne le secrétaire chargé de l’organisation de IU dans la province d’Almeria, Rodrigo Gonzalez, dans un communiqué.

Il a affirmé également que cette visite "est contraire aux résolutions onusiennes et au travail que mène les Nations unies sur le terrain. Nous ressentons de la honte que ce soit précisément un habitant d’Almeria qui a franchi ce pas honteux en se rendant au Sahara occidental occupé où ses habitants ne jouissent pas des libertés les plus élémentaires".

"Au moment où des centaines de milliers de Sahraouis vivent dans des conditions précaires dans les camps de réfugiés, il (le député) a pris position en faveur de la monarchie marocaine corrompue et ses intérêts dans la région", dénonce encore IU dans son communiqué.

Le conseil des ministres exprime sa satisfaction au succès des dernières manifestations culturelles sahraouies


Chahid El Hafed, Le conseil des ministres a exprimé, mardi sa satisfaction pour le succès des dernières manifestations culturelles sahraouies organisées récemment à l’initiative du ministère de la culture, notamment la sixième édition du festival international du cinéma au Sahara Occidental (FISAHARA09) et la semaine culturelle de la RASD qui a eu lieu à Tindouf du 13 au 18 mai courant, selon un communiqué parvenu à SPS.

Réuni sous la présidence de M. Mohamed Abdelaziz, président de la République, secrétaire général du Front Polisario, le conseil des ministres a exprimé sa pleine satisfaction au succès de ces deux événements qui ont reflété "la bonne image" de la juste lutte menée par le peuple sahraoui pour l’autodétermination et à l’indépendance.

Il a en outre examiné les prochaines échéances nationales, dont la célébration de 36ème anniversaire du déclenchement de la lutte armée du Front Polisario contre l’occupation espagnole du Sahara occidental, le 20 mai 1973, la journée du martyr et celle du premier soulèvement (Intifada) de Zemla, respectivement : 09 et 17 juin prochain.

Le conseil a également traité autres activités relatives aux jumelages, fin de l’année scolaire, rencontre des Imams de la RASD, la participation d’une délégation sahraouie au festival culturel africain prévu en juillet prochain en Algérie et les perspectives devant garantir le succès du programme de la jeunesse et des étudiants pour cet été.

Par ailleurs le conseil des ministres a salué la dernière résolution du Conseil de sécurité (1871) qui réaffirme une fois de plus le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, dénonçant dans ce contexte l’opposition de la France à la mise en place d’un monitoring au Sahara Occidental pour le contrôle et la surveillance des violations graves des droits humains commisses par l’Etat marocain.

A cet effet, il a appelé les autorités marocaines soutenues par la France à "assumer pleinement la responsabilité de la détérioration de la santé d’un groupe des prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim depuis 45 jours dans les prisons marocaines d’Ait Melloul et Inzegan".

Il a aussi réitéré son appel à l’ONU à rendre publique le rapport du Haut commissariat des Nations Unies aux droits humains lors de sa visite dans la région en 2006 et l’extension du mandat de la Mission de l’ONU pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental (MINURSO) à la protection des droits humains des Sahraouis.

Le conseil a rendu un hommage aux combattants de l’armée populaire de libération sahraouie (ALPS) pour leur résistance dans les premières lignes de défense, ainsi qu’aux militants qui mènent depuis le 21 mai 2005 l’intifada de l’indépendance dans les territoires occupés sahraouis, au sud du Maroc et dans les universités marocaines.

Amnesty Internationale réclame une enquête sur les allégations de torture d'un défenseur sahraoui des droits humains


Chahid El Hafed, À la veille du procès du défenseur sahraoui des droits humains Yahya Mohamed El Hafed devant la Cour d'appel d'Agadir (Maroc), Amnesty International sollicite la tenue dans les meilleurs délais d'une enquête "exhaustive" sur les allégations de torture qui ont marqué son procès en première instance, selon une déclaration publiée sur le site d’AI : http://www.amnesty.org.

AI demande plus particulièrement, que "les déclarations entachées d'allégations de torture n'ayant pas fait l'objet d'investigations ne soient pas prises en compte".

Elle a également exprimé sa "grande préoccupation" à certaines informations émanant d'autres détenus, selon lesquelles, Yahya Mohamed El Hafed est en mauvaise santé et souffre d'asthme et de rhumatismes. Il aurait été encore affaibli par la grève de la faim qu'il observe depuis le 4 avril pour protester contre les actes de torture et les mauvais traitements qui lui ont été infligés.

Amnesty International ne cautionne aucun acte de violence. Une enquête "indépendante et impartiale doit être menée afin d'identifier les auteurs présumés, qui doivent être jugés dans le cadre d'un procès équitable – à savoir d'une procédure qui déclare irrecevables les éléments de preuve ou les déclarations extorqués sous la torture ou les mauvais traitements".

L'administration pénitentiaire a exigé que ses proches présentent une autorisation délivrée par le directorat des prisons à Rabat, à plus de 600 kilomètres d'Aït Melloul – les empêchant dans les faits de lui rendre visite. Aussi Yahya Mohamed El Hafed n'a-t-il pas vu sa famille depuis le 4 avril, a regretté AI.

Amnesty International rappelle que, selon l'article 15 de la Convention des Nations unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, auquel le Maroc est partie, "toute déclaration dont il est établi qu'elle a été obtenue par la torture ne [peut] être invoquée comme un élément de preuve dans une procédure".

Dans le droit fil de leurs obligations internationales, les autorités marocaines, qui ont remis leur rapport sur la mise en œuvre de la Convention contre la torture au comité des Nations unies chargé de veiller à son application en avril 2009, doivent faire en sorte que toute allégation de torture fasse l'objet d'investigations impartiales dans les meilleurs délais, a-t-elle ajouté.

Yahya Mohamed El Hafed, actuellement en grève de la faim, a été condamné à une peine d'emprisonnement de quinze ans le 9 octobre 2008, à la suite de manifestations organisées à Tan-Tan contre l'administration marocaine au Sahara occidental, a rappelé la même source.

Lors de l'audience du 13 mai 2009, la Cour d'appel d'Agadir se doit également d'examiner des allégations plus récentes selon lesquelles Yahya Mohamed El Hafed a subi des actes de torture et d'autres mauvais traitements à la prison d'Inzegane, à Agadir, le 3 avril, et est maintenu à l'isolement prolongé dans une cellule froide, sans lit, couverture, ni aération convenable, depuis son transfert à la prison d'Aït Melloul le 4 avril, a souligné AI.

terça-feira, 19 de maio de 2009

Le Porte parole du Quai d'Orsay : POINT DE PRESSE DU 15 MAI 2009


MAURITANIE

Dans un point presse organisé hier à Paris, Eric Chevallier, porte-parole du ministère français des affaires étrangères a déclaré que la France, qui soutien la médiation sénégalaise, est pour le maintien de la présidentielle au 6 juin 2009 mais souhaite la participation des différents courants politiques.

- (A propos des élections présidentielles en Mauritanie. Le président Wade était à Nouakchott hier. Aujourd'hui se tiennent des pourparlers entre les protagonistes locaux sous la supervision de l'Union africaine et de l'ONU. Quelle est la position de la France vis-à-vis de ces pourparlers et de cette médiation sénégalaise ? Est-ce que vous soutenez la médiation sénégalaise ?)
- Oui, nous pensons que la contribution du président Wade peut être utile. Nous sommes attachés à ce que les élections permettent une large participation permettant l'expression des différents courants politiques. Le travail du président Wade dans ce contexte nous paraît utile.

- (Si les élections sont maintenues le 6 juin, il n'y aura pas la participation de principaux acteurs car seuls les représentants de la junte se présenteront comme candidats. Avez-vous un commentaire à ce sujet ?)
- Nous pensons qu'il est important que ces élections se tiennent et qu'elles soient inclusives. La France, mais aussi la communauté internationale dans sa grande majorité, estime que la tenue de ces élections est essentielle pour la Mauritanie.

Imminent accord cadre politique pour la sortie de crise en Mauritanie



Selon une source proche, de la médiation sénégalaise, confiant au reporter de Points Chauds sur place, les trois parties ont convenu avec le médiateur sénégalais, a un accord cadre politique pour sortir de crise. L'accord cadre politique, qui est actuellement en cours d'élaboration entre les différents protagonistes va permettre a l'ouverture d'un dialogue tripartite direct et sérieux, sous la supervision des médiateurs Cheikh Tidiane Gadio, ministre des affaires étrangères du Sénégal et Abdessalam Triki, ministre libyen chargé des affaires africaines. Ces pourparlers, dont le premier round a commencer cette nuit, sont préparatoires à un accord cadre tripartite supposer lundi prochain, prévoyant ainsi comme cadre

1 - la suspension de l'agenda unilatéral,
2- la libération des prisonniers considérés comme des prisonniers d'opinion
3- la l'éligibilité des Militaires au processus électoral
4-De renoncer publiquement à l'établissement de SIDIOKA dans ses anciennes fonctions de président
5- La participation aux élections

Selon le reporter de Points Chauds sur place, le chef de la diplomatie sénégalaise Cheikh Tidjane Gadio, est entré en réunion il y a

de cela 20mn avec les représentants des trois parties pour faire les dernières retouches, sur l'accord cadre politique ,avant une déclaration, a la presse, prévue dimanche au plus tard le lundi en compagnie des différentes partie dans la crise.
Cette déclaration a la presse aura pour objectif d'annoncer les couleurs de cet accord cadre politique , qui constitue un nouveau départ dans le cadre d'une solution de sortir de crise qui secoue la Mauritanie depuis 8 mois,
les délégations qui participeront à un formulaire sur les négociations, comme suit:

Pour la partie du Général Ould Abdel Aziz:
Sid Ahmed Ould Rais
Melainine Ould Tomy
Sidi Mohamed Ould Maham
Diop Abdelahi
Coumba Ba

Pour le FNDD
Khalil Ould Teib
Moussa Fall

Pour le Le RFD
Sidi ould Salem
Abderrahmane Ould Moine

La journée d'hier a été marquée par le refus du général Abdelaziz de déplacer le scrutin, alors que le report est précisément le préalable exigé par ses opposants.selon afp Abdoulaye Wade s'est porté garant pour lui et a promis de le convaincre, si la date de l'élection était un vrai point de blocage. Mais le président sénégalais a prévenu : ce sont les transitions courtes qui sont les meilleures, et l'hivernage qui approche nous empêche de repousser le scrutin trop loin. Des propos qui sonnent comme un soutien indirect à l'agenda du général Abdelaziz.

Médiation de Wade en Mauritanie



Fin de non-recevoir du général Ould Abdelaziz

Le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, meneur du putsch du 6 août et candidat à la présidence, a assuré jeudi qu'il n'y aurait "pas de report" de la présidentielle du 6 juin, après un entretien avec le Sénégalais Abdoulaye Wade. "Il n'y aura pas de report, il n'y aura pas de report", a insisté Mohamed Ould Abdel Aziz devant des journalistes, après une rencontre de plus d'une heure, à son domicile, avec le président Wade et des émissaires de l'Union africaine. L'ex-chef de la junte n'a rien ajouté. Cette mission de médiation a lieu huit jours avant l'ouverture de la campagne pour l'élection présidentielle anticipée, boycottée par l'opposition qui y voit "une mascarade pour légitimer le coup d'État". M. Ould Abdel Aziz a quitté l'armée et le pouvoir pour se porter candidat à la présidence. Il est donné grand favori face à seulement trois adversaires, qui n'avaient pas condamné le putsch. À l'extérieur de sa maison, plusieurs dizaines de ses partisans criaient : "Aziz ! Aziz !" ou encore : "Nous n'acceptons pas de report". Une marche de femmes vêtues de vert — couleur du drapeau mauritanien — était également organisée. Ces manifestantes pro-putsch exprimaient leur opposition à un report du scrutin. Auparavant, Abdoulaye Wade avait rencontré le président déchu, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, au domicile de ce dernier à Nouakchott. Rien n'avait filtré de leur conversation, suivie d'un déjeuner avec la délégation comprenant le président de la commission de l'Union africaine (UA), Jean Ping, le ministre libyen chargé des Affaires africaines Ali Triki et le représentant spécial des Nations unies en Afrique de l'Ouest, Saïd Djinnit. M. Wade s'est entretenu par la suite avec l'opposant Ahmed Ould Daddah, dirigeant du Rassemblement des forces démocratiques (RDF).

MAURITANIE-COUP D'ÉTAT


Un proche du Général : La divergence sénégalo-libyenne est à l'origine de l'échec de la médiation



Cheikh Tidjane Gadio et Ali Triki viennent d'arriver à Dakar où ils ont l'intention de rendre compte de leur médiation au président sénégalais Abdoulaye Wade, avant que le libyen continue vers Tripoli, pour faire un rapport au Guide Mouammar Kadhafi, en sa qualité de président de l'Union africaine (UA).

Les deux médiateurs ont réussi à réunir les trois protagonistes de la crise, hier soir, autour d'une même table de négociation : les soutiens du Général Ould Abdel Aziz, le Front national pour la défense de la démocratie (FNDD) et le Rassemblement des forces démocratiques (RFD). Mais ils n'ont obtenu qu'un maigre engagement de bonne intention, où chacun se déclare prêt à œuvrer à une solution à la crise.

Peu après le départ des médiateurs, les principaux état-major politiques entament l'exercice polémique de définition des responsabilités, que chacun rejette sur l'autre :

- Le Général Ould Abdel Aziz est accusé d'avoir tué la médiation dans l'œuf en déclarant que le report de la présidentielle n'est pas envisageable ; or, ce recul constituait l'axe central sur lequel s'articulait la médiation sénégalaise ;

- De leurs côté, les proches du Général considèrent que les anti-putsch sont incapables d'accorder leurs violons et ne constituent pas, de ce fait, un interlocuteur crédible. Selon eux, tandis que le FNDD s'entête à exiger le retour au pouvoir de Ould Cheikh Abdellahi, le RFD considère, lui, cette page tournée.

Une source, dans l'entourage du Général, indique, par ailleurs, que le FNDD aurait proposé le démantèlement du Bataillon de sécurité présidentielle (Basep) ; le RFD demanderait la supervision de l'élection présidentielle différée, par l'Organisation des Nations Unies (ONU). Selon la même source, les délégués du Général ont refusé les deux propositions.

L'arbitrage voulu par Wade était mort-né dès le départ ; notre interlocuteur précise : "pour entamer une négociation, il faut que les parties soient d'accord sur un minimum qui constitue une base de départ. Or, là, les protagonistes ne s'entendent sur rien, de toute évidence mais, plus grave, les médiateurs ne parlent pas le même langage : pour les libyens, l'initiative prolonge celle entamé, en vain, par Kadhafi. Les sénégalais, quant à eux, y considèrent une dynamique neuve".

Avant de conclure : "selon les sénégalais, la médiation est sénégalaise avant tout, bien qu'elle soit parrainée par l'ONU et l'UA au travers, respectivement, de la présence de Saïd Djinnit le représentant spécial en Afrique de l'Ouest et de Jean Ping, Président de la Commission d'Addis Abéba. Justement, les deux s'opposaient, dès le début, à la l'intervention controversée de Kadhafi en faveur de la junte".

MAURITANIE-COUP D'ÉTAT


L'ambassade américaine donne 720 millions au front anti-putsch (+DOCUMENT)


Selon un document publié par un proche du Général Ould Abdel Aziz, l'ambassade des Etats-Unis à Nouakchott a distribué 2.400.000 dollars (720 millions d'ouguiyas) aux principaux leaders du front anti-putsch. Le document note le nom de chaque dirigeant ainsi que la somme perçue, selon le tableau suivant :

- Mohamed Ould Maouloud, président de l'Union des forces du progrès (UFP), 200.000 $ ;
- Messaoud Ould Boulkheïr, président de l'Alliance populaire progressiste (APP), 400.000 $ ;
- Mohamed Ould Rzeïzim, ancien ministre, 300.000 $ ;
- Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi, 300.000 $ que son épouse, Khatou Mint El Boukhary, est venue récupérer, de Lemden ;
- Nahah Ould Mohamed, leader syndicaliste, 300.000 $ ;
- Boïdiel Ould Houmeïd, 300.000 $ qu'il l'auraient aidé, selon le texte, à compenser la perte due aux remboursements réclamés par l'Inspection Général de l'Etat (IGE) ;
- Khalil Ould Tayeb, député APP, 200.000 $ ;
- Omar Ould Hamadi de l'initiative For-Mauritania, venu de France, apparemment pour raisons familiale mais en réalité aux fins de récupérer la somme des mains d'Ahmed Ould Samba, porte-parole de Ould Cheikh Abdellahi ;
- Ahmed Ould Sidi Baba, ancien ministre, 100.000 $ ;
- Jemil Ould Mansour, leader du parti Tawassoul (islamistes modérés), 100.000 $ ce qui explique, selon le document, son chahut à l'Assemblée nationale, pendant la lecture du Coran suite au décès des érudits Bouddah Ould Bouseïri et Mohamed Salem Ould Addoud ;

Selon le tract, le financement est distribué par The National Democratic Institute (NDI), via Dennis Hankis, chargé d'affaire de l'ambassade américaine à Nouakchott et gardien des intérêts israéliens en Mauritanie, depuis que le Général Ould Abdel Aziz a exigé le départ de l'ambassadeur de l'Etat hébreu à Nouakchott.

Le NDI est dirigé par Madeleine Albright, ex-Secretaire d'Etat dont le texte souligne l'origine juive et en conclut qu'elle est militante sioniste.

Le texte note que la répartition du montant est confiée à Dennis Hankis qui aurait remis sa part à Ould Boulkheir, officiellement en qualité de président de l'Assemblée nationale mais, en fait, pour encourager les nasséristes de l'APP à vouloir le retour de l'ambassadeur israélien.

Enfin, le texte note que le NDI a délégué, à Nouakchott, deux responsables, John Hartung et Leslie Campbell, dont il précise les noms et les numéros de téléphone, au demeurant publics. Leur objectif consisterait à former la mouvance anti-putsch à la contestation et aux affrontements, avec les forces de l'ordre, durant les manifestations. Les deux experts portent des titres de voyage des Etats Unis et du Canada mais seraient, en réalité, des ressortissants israéliens.

La deuxième page du tract (ci-contre) représente Ould Cheikh Abdellahi au milieu d'une étoile de David, entouré de Mohamed Ould Maouloud, Messaoud Ould Boulkheïr, Jemil Ould Mansour, Boïdiel Ould Houmeïd, Ahmed Ould Sidi Baba, Nahah Ould Mohamed et Abdel Gouddous Ould Abeïdna.

A part le dernier, homme d'affaires prospère et leaders de l'Union nationale pour l'alternance démocratique (UNAD), tous les autres sont soupçonnés d'avoir reçu une subvention du NDI.

Pour lire ce document (en arabe), cliquer sur l'image et l'agrandir.

Un nouveau scandale entache la réputation des contingents du royaume chérifien


Deux militaires marocains au Niger interpellés pour viol de mineurs


Un nouveau scandale vient d'entacher la réputation de l'armée marocaine au Niger, déjà éclaboussée par un comportement honteux de ses militaires au Congo, en Côte d'Ivoire et en Bosnie. Deux militaires marocains relevant du bureau militaire de l'ambassade du Maroc au Niger, l'adjudant-chef Mustapha Ghaloui et le sergent Abderrahim Attafi, respectivement secrétaire et chauffeur au niveau dudit bureau, ont été interpellés par la police nigérienne, à la suite d'une plainte déposée à leur encontre par les parents des victimes, pour le viol de deux mineurs : Djamila et Hassan, âgés respectivement de 14 et 15 ans. L'affaire risque d'être étouffée avec les tentatives multiples de certains diplomates marocains qui tentent d'activer leurs relations à Niamey. Il est à rappeler que des militaires des contingents marocains ayant exercé dans des opérations de maintien de la paix au Congo, en Côte d'Ivoire et en Bosnie avaient déjà été inculpés pour viol à l'encontre de jeunes filles, généralement des mineures âgées de 13 ou 14 ans, selon le rapport interne de l'ONU et parfois même des enfants plus jeunes, selon certains témoignages. Des soldats appartenant au contingent marocain qui comptait 730 éléments parmi les 9 000 militaires de 40 pays, composant la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire en 2005, ont été soupçonnés d'avoir eu des relations sexuelles avec un grand nombre de mineures de ce pays. M. Hamadoun Touré, porte-parole de la Mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (ONUCI) avait expliqué, à cet effet, que le scandale avait éclaté à la suite d'une campagne menée contre l'exploitation sexuelle au cours de laquelle l'ONUCI a invité la population locale à dénoncer tout cas d'abus. Selon des témoignages certains Casques bleus marocains louaient ainsi pour 5 000 FCFA (l'équivalent de 8 euros) des chambres dans les villages proches de leurs camps, pour abuser de mineurs. Selon une source onusienne, au moins douze enfants ont été violés. Même chose au Congo où six militaires marocains ont été poursuivis pour des abus sexuels après une première enquête menée. A préciser que, dans le cadre de cette enquête, le commandant du contingent marocain de l'Organisation des Nations unies en République du Congo (MONUC) et son adjoint ont été relevés de leurs postes et 17 autres militaires convoqués dont quatre ont été identifiés par deux victimes. Une deuxième enquête ouverte à la suite d'une deuxième plainte avait permis l'identification de deux autres militaires marocains.

Le Maroc boude Pretoria


L'investiture du nouveau président de l'Afrique du Sud, Jacob Zuma, a finalement eu lieu sans le Maroc. Aucun haut responsable marocain n'a en effet effectué le déplacement à Pretoria. Et pour cause, la présence lors de cette cérémonie, qui a eu lieu samedi, du chef du POLISARIO, Mohamed Abdelaziz, dont le front est fort appuyé par l'Afrique du Sud. Celui-ci a d'ailleurs eu droit à des honneurs dignes d'un chef d'Etat avec un emplacement aux premières loges parmi les invités les plus en vue de la cérémonie. A rappeler que le Maroc a été officiellement invité et que c'est le Premier ministre Abbas El Fassi qui devait faire le déplacement en lieu et place de Mohamed El Yazghi, ministre d'Etat.

Rabat boude Pretoria


Aucun responsable gouvernemental marocain n'était présent, le 9 mai dernier, à la cérémonie d'investiture du nouveau président sud-africain, Jacob Zuma. Attendu à Pretoria, Abbas El Fassi s'est désisté à la dernière minute, se faisant remplacer par le premier secrétaire de l'ambassade du Maroc. La raison?: la présence du secrétaire général du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, parmi la trentaine de chefs d'Etat et de délégations étrangères invités.

Chronologie de plus de 40 ans de relations tumultueuses


De Hassan II à Mohammed VI: le Maroc n'a jamais été l'ami de l'Algérie

Le 15 octobre 1963 éclate entre l'Algérie et le Maroc ce que les historiens désignent de « guerre des sables » et qui avait failli embraser toute la région du Maghreb.

Le conflit fut réglé grâce à la médiation de l'empereur éthiopien Hailé Sélassié 1er, alors président de l'OUA, à Bamako le 2 novembre 1963. Mais ce n'est que dix années plus tard, en 1973, qu'un accord fut conclu entre ces deux pays voisins sur le tracé des frontières. Après le départ des Espagnols en 1975 du Sahara occidental, le Maroc l'occupe et l'Algérie s'y oppose, soutenant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination. Prenant la position algérienne pour une attaque contre le Maroc, Hassan II rompt les relations diplomatiques avec Alger le 7 mars 1976.

La cause saharaouie, objet du différend

Le 26 février 1983, le président Chadli Bendjedid rencontre en tête-à-tête le roi Hassan II. Cette rencontre dite « historique » a eu lieu à la frontière algéro-marocaine, face au refus de l'un et de l'autre d'aller chez le voisin. Elle a préparé le terrain pour la signature, le 28 mai 1983, d'un accord entre les deux pays sur la libre circulation progressive des personnes et des biens et l'ouverture des lignes aériennes et ferroviaires. Cela ne dure pas longtemps. Le traité d'union maroco-libyen, conclu le 13 août 1984, jette, à nouveau, le froid entre les deux pays. Grâce à la médiation de l'Arabie Saoudite, les relations diplomatiques reprennent le 16 mai 1988. Et les frontières ont été rouvertes le 5 juin de la même année. Le 7 juin 1988, le souverain marocain vient en visite officielle en Algérie et participe à l'occasion au sommet de la Ligue arabe. Moins d'une année plus tard, les deux pays se réconcilient définitivement à l'occasion de la visite officielle de Chadli Bendjedid à Ifrane du 6 au 8 février 1989. Les deux chefs d'Etat signent ainsi un accord sur un projet d'un gazoduc devant relier l'Algérie à l'Espagne, à travers le Maroc. Les relations entre les deux pays se stabilisent pendant quelques années. Le 16 août 1994, les déclarations de Liamine Zeroual, alors président du Conseil d'Etat, soutenant la cause sahraouie, ont été très mal perçues par le palais royal. Quelques jours plus tard, Rabat accuse l'Algérie d'être derrière un attentat terroriste ayant ciblé un hôtel à Marrakech. Un incident qui servira de prétexte pour chasser les résidents algériens du Maroc et instaurer un visa d'entrée. Les autorités algériennes réagissent par la décision de fermer les frontières terrestres. Les relations entre ces deux pays replongent ainsi dans le froid. La mort de Hassan II en juillet 1999 ouvre une autre page pour les deux pays. En avril 2001, Ahmed Midouni, alors ministre de l'Intérieur, débarque à Alger.

Le roi mohammed VI appelle à la réouverture des frontières

Une année plus tard, Yazid Zerhouni, ministre de l'Intérieur, se rend à Rabat, suivi en février 2003 de Abdelaziz Belkhadem, alors ministre des Affaires étrangères. Le chef de la diplomatie marocaine, Mohammed Benaïssa, se rendra à deux reprises en Algérie, en juin 2003 et mai 2004. Le 30 juillet 2004, le Maroc supprime le visa d'entrée pour les Algériens. En mars 2005, Mohammed VI se rend à Alger et participe au 17e Sommet arabe. Il rencontre en tête-à-tête le président Bouteflika. En avril 2005, l'Algérie applique la réciprocité et supprime, de son côté, le visa pour les Marocains. Mais les frontières restent fermées. En avril 2008, Abdelaziz Belkhadem, alors chef du gouvernement, participe en tant que secrétaire général du FLN à la célébration du 50e anniversaire de la Conférence des partis maghrébins tenue à Tanger en 1958 en faveur de l'union du Maghreb. Un incident a opposé le chef du gouvernement algérien et un ministre marocain sur le Sahara occidental au cours de la célébration du 50e anniversaire de la Conférence des partis maghrébins tenue à Tanger en 1958 en faveur de l'Union du Maghreb. Le ministre d'Etat marocain et dirigeant socialiste Mohammed El Yazghi a, dans son discours, appelé les dirigeants maghrébins, particulièrement le président Abdelaziz Bouteflika, à soutenir le projet marocain pour sortir le dossier du Sahara de l'impasse. Et le chef du gouvernement a répliqué en réaffirmant la position d'Alger par rapport à ce dossier, à savoir le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination conformément aux textes onusiens. Depuis 2008, le Maroc insiste sur la réouverture des frontières. Le roi Mohammed VI a eu à réitérer cet appel de Rabat dans son discours adressé à la nation à l'occasion de la fête du trône en juillet 2008, estimant que « les différences de points de vue dans le conflit sahraoui ne sauraient justifier la poursuite de la fermeture des frontières. » Le même appel a été relancé en janvier dernier.« En réitérant son attachement à l'ouverture des frontières entre deux peuples frères, le Maroc est loin d'en banaliser l'objectif et de le réduire à quelque avantage étriqué ou à un intérêt exclusif », souligne Mohammed VI dans un message adressé aux participants du Sommet arabe au Koweït sous le thème « La solidarité avec le peuple palestinien à Ghaza ». Il souhaite ainsi avoir des relations normales basées sur la franchise et la fraternité.

RASD-TV


Les autorités locales au Sahara font face à un nouveau casse-tête : neutraliser les reporters clandestins de Rasd TV. Selon une source locale, "la télé du Polisario diffuse quotidiennement des reportages au ton hostile au Maroc". Au moment où El Aaiun TV meurt à petit feu, faute de financements.

SAHARA OCCIDENTAL-FRANCE


Mohamed Khedad, coordinateur sahraoui à la Minurso, affirme :
«La France a la hantise d'un Maghreb stable»


Quel état des lieux faites-vous du problème de l'autodétermination du Sahara occidental au su des dernières résolutions adoptées par l'ONU ? Pensez-vous qu'on va vers une solution du conflit ?
Mohamed Khedad : Par ces résolutions, le Conseil réaffirme son engagement pour l'autodétermination du Sahara occidental afin d'aboutir à une solution pacifique du conflit. Nos préoccupations n'ont pas été totalement prises en charge et le blocage est venu de la France. Cependant, le fait d'avoir parlé de la dimension humaine du conflit est déjà un acquis en soi, un pas en avant. Il y a une volonté et un intérêt affichés en théorie par les Nations unies.
Il reste seulement un problème d'ordre pratique et dynamique, à savoir comment concrétiser cette volonté. La solution est là, elle est adoptée. Sa mise en application dépend de la réalité du terrain. Il faut continuer à déployer des efforts par la voie politique et pacifique. Il faut impérativement que certains pays, tels que la France, cessent de constituer des blocages à l'évolution de la résolution du conflit.

La France s'est opposée à ce que le Conseil de sécurité de l'ONU élargisse le mandat du contingent des Casques bleus au Sahara occidental (Minurso) à la surveillance des droits de l'Homme. Que pensez-vous de cette position ?
Elle constitue malheureusement un véritable blocage de toute évolution vers une solution de paix pour le conflit. Un sabotage de toute possibilité de coopération, de paix et de stabilité dans la région, comme s'il y avait derrière cette position une hantise de toute coopération maghrébine, une volonté de maintenir, si j'ose dire, un Maghreb boiteux ! La France a la hantise d'un Maghreb stable.

Ce genre de blocage n'augmente-t-il pas les risques d'une reprise de la lutte armée ?
Oui, malheureusement. Cette possibilité est toujours présente. Nous avons fait beaucoup de concessions jusque-là et nous ne perdons pas espoir quant à l'engagement des Nations unies pour la résolution du conflit. Ça dépend des rapports de force, des débats à venir.

Est-ce que l'espoir est permis avec la nouvelle administration américaine ?
La nouvelle administration américaine a totalement rompu avec les positions de G. W. Bush qui se caractérisaient par une politique idéologique manichéenne, du noir et du blanc. Une politique qui a fait beaucoup de dégâts dans le monde et pour les Etats-Unis. Barack Obama a exprimé sa volonté de résoudre ce conflit.

Quels autres pays peuvent avoir, selon vous, un impact sur la solution de ce conflit ?
D'abord la position française, qui est importante. La France a un rôle déterminant et en ce moment elle joue celui de perturbateur et de destructeur de la paix, car c'est elle qui a empêché l'application du plan de règlement initial. C'est également la France qui a aidé le Maroc à refuser l'application du plan Baker en 2003. Et c'est aussi la France, censée être le creuset des droits de l'Homme et de la révolution, qui ose faire des blocages sur des questions aussi élémentaires que les droits humanitaires.
Il y a aussi l'Espagne, en tant qu'ancien colonisateur du Sahara occidental. Elle a son mot à dire mais elle continue, comme la France, à avoir une position en faveur du Maroc malgré une forte mobilisation de la société civile pour la cause sahraouie. Mais les négociations vont continuer…
C. Ross va s'atteler à la mise en application des résolutions adoptées récemment, et à la préparation des prochaines négociations entre les deux parties…

Quel rôle peut jouer l'Algérie dans la résolution du conflit ?
L'Algérie est un pays frontalier incontournable dans la résolution du conflit. Elle est concernée par le conflit, et, de ce fait, a son mot à dire. Elle a un poids économique et politique et sa position en faveur du Sahara occidental compte.

Et concernant les conditions de vie dans les camps des réfugiés…
Les conditions sont très difficiles. Des gens sont nés et vivent dans ces camps depuis une trentaine d'années, et les perspectives sont rudes dans ce désert d'autant que les aides humanitaires arrivent souvent en retard ou incomplètes et sont souvent utilisées comme instruments de pression sur les réfugiés. Au-delà des problèmes de nourriture et d'eau, il y a celui de l'éducation de toute une génération qui a droit à un enseignement décent, au savoir et à l'apprentissage. Et c'est d'autant plus difficile d'être dans une situation de «ni paix ni guerre».

Que pensez-vous de la tenue chaque année du Festival international du cinéma de Dakhla? La culture peut-elle agir pour l'autodétermination du Sahara occidental ?
Ce festival est une excellente initiative. Il permet des rencontres, des échanges et l'expression culturelle. Venir partager une fois par an la réalité, les difficultés et les attentes du peuple sahraoui est très important au-delà du fait politique. La solidarité et le fait de porter un message de paix sont en soi une réussite. La culture et l'expression de la solidarité sont primordiales.

Le Royaume fait dans la désinformation


Le premier secrétaire de l'ambassade de la République sahraouie a dénoncé jeudi «les pratiques coloniales du régime marocain».

Les responsables marocains ont redoublé d'ardeur et semblent s'être fixé comme mission de tromper l'opinion publique du Royaume alaouite et tenter de renforcer le dernier bastion qui soutient encore son projet de large autonomie, à l'instar de la France. Le premier secrétaire de l'ambassade de la Rasd à Alger a battu en brèche, jeudi à l'université de Laghouat, les gesticulations marocaines lors d'une manifestation de solidarité avec le peuple sahraoui organisée par l'Unea, l'Union nationale des étudiants algériens.

Mohamed El Aghdef Aoua est certain que les autorités marocaines doutent fortement de la mise en pratique de leur plan d'autonomie. «Le Maroc a fait montre de relâchement quant au principe d'autonomie, une fois convaincu que son application est impossible et il a commencé des manoeuvres pour empêcher le travail de la Minurso, notamment en ce qui a trait à la protection des droits de l'homme et l'arrêt des violations dans les territoires sahraouis», a déclaré le diplomate sahraoui, qui ne pensait pas aussi bien dire puisque pratiquement au même moment où il tenait sa conférence Mohammed VI lançait de son côté dans l'arène, son homme lige, celui qui a été dûment mandaté par le trône marocain, pour faire de l'Algérie sa cible privilégiée: son ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.
Cet homme-là est tout simplement diabolique. Ecoutons-le: «Le Conseil de sécurité a mis l'accent sur l'importance extrême de l'aspect humanitaire, rejoignant en cela les appels du Maroc pour lever le blocus imposé aux populations des camps de Tindouf en Algérie et mettre un terme à leur calvaire.» Le Maroc, a-t-il poursuivi, souhaite dans ce contexte que l'Algérie «se conforme à l'appel du Conseil de sécurité, au Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) d'accomplir pleinement et sans entraves leur droit au retour librement consenti parmi leurs familles dans la mère patrie, le Maroc, pour y vivre en toute quiétude et sécurité».

Les déclarations schizophréniques de Taïeb Fassi Fihri n'ont d'égales que leur volonté de tromperie. Le diplomate marocain semble être frappé d'amnésie au point d'avoir oublié que c'est le Royaume marocain qui est la puissance colonisatrice de la région. La dernière qui existe encore à travers le monde. Les résolutions 1871 et 1831 appellent le Maroc et non l'Algérie à entamer des pourparlers sans préalables avec le Front Polisario.
«Ces pourparlers doivent viser à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable et qui pourvoie à l'autodétermination du peuple sahraoui», a indiqué le communiqué du Conseil de sécurité qui a accompagné l'adoption de la résolution 1871 le 30 avril dernier. Une première victoire pour le Polisario que le Maroc feint d'ignorer.

Le premier secrétaire de l'ambassade de la Rasd lui rend la monnaie de sa pièce. «Le front Polisario rejette la proposition marocaine portant l'adoption de l'autonomie comme solution à la question sahraouie», a-t-il souligné. Un plan que Mohammed VI tente de faire porter par les Corcas (Conseil royal consultatif pour les affaires sahraouie) dont les membres sont des supplétifs soumis à la Cour royale, favorables à l'annexion du Sahara occidental. Ce que dénonce vivement le diplomate sahraoui. La tentative d'imposer un interlocuteur imaginaire à la place du Front Polisario pour représenter le peuple sahraoui est une tentative désespérée, qui ne peut en aucun cas aboutir.

Mohamed El Aghdef Aoua n'a pas manqué d'épingler la France. «Les élites françaises devraient agir afin que les autorités de ce pays cessent de s'aligner sur la proposition marocaine et à respecter les principes de la révolution française (Liberté, Egalité, Fraternité), à travers le droit des peuples à l'autodétermination et le soutien des révolutions pour la libération de par le monde, dont la question sahraouie». Un appel qui risque de rappeler à la France un passif qu'elle n'est pas encore près d'éponger.

EUCOCO regrets UN’s reluctance to include human rights monitoring in MINURSO mandate


The Coordinating Committees of Solidarity with the Saharawi people( EUCOCO), regretted that the mandate of the UN Mission for the Referendum in Western Sahara (MINURSO) has not been extended to monitoring the situation of human rights in Western Sahara.

At its meeting last Friday in Rome, the Task Force, expressed concern that the Security Council was unable to include monitoring of the situation of human rights in Western Sahara in its resolution 1871 adopted on April, 30. according to a statement received by SPS.

"The Secretary General of the UN himself has been seriously warned about this issue by reports from both delegations of the European Parliament, as important NGOs specializing in human rights, including Human Rights Watch, Amnesty International; reports have concluded multiple missions of observation and investigation conducted in the territories of Western Sahara ", noted the EUCOCO.

"These reports have been unanimous that there are systematic violations of human rights committed by Morocco and its forces of repression in the territories they illegally occupy," it added.

The Task Force strongly denounces that France claims to be birthplace of the first Universal Declaration of Human Rights, has threatened to use its veto power and has adamantly opposed, if the recommendation of monitoring human rights was incorporated into the mandate of MINURSO.

"Such an attitude that discredits from France is unacceptable because it undermines the neutrality and effectiveness of the role of the United Nations for a peaceful and just solution of the Western Sahara conflict," warned the task force.

The Task Force will continue its efforts to challenge the Commission and the European Council, to denounce the negotiations with Morocco to "advanced status" ‘cooperation and neighborliness, "as long as that country is illegally occupying the territories of Western Sahara, and opposed the referendum on self-determination of the Saharawi people ".

It reminded that the EU fisheries agreements, and "any agreement to the exploitation of natural resources of Western Sahara, violate the fundamental rights of the Saharawi people and international law including the Geneva Conventions on the law and duty of the occupying power of a territories that not belongs to it.

Other issues to support the struggle of the Saharawi people, including the peaceful resistance in the occupied territories, as well as other aspects of the solidarity dimensions, have been discussed.

Members of the EUCOCU took part Saturday in the Conference on Communication organized by the Italian Committee of support for the Saharawi people.

Polisario calls on UN to protect Saharawi civilians in occupied territories


The Bureau of Polisario National Secretariat called on the United Nations to assume its responsibility in the protection of human rights in Western Sahara "as soon as possible," through the United Nations Mission for the Referendum in Western Sahara (MINURSO), or through another appropriate mechanism.

The Bureau of the NS, which held an ordinary meeting under the chairmanship of the President of the Republic and Secretary General of the Polisario Front, Mohamed Abdelaziz, called on the international community to put pressure on the Moroccan Government to end its repression and release the Saharawi political prisoners including Yahya Mohamed El Hafedh Iaaza and his compatriots who are in hunger strike since last April 4 and whose situation is now "very critical".

In this regard, the Bureau of the NS condemned the brutal repression imposed by the Moroccan government against political prisoners, including the Saharawi defenders of human rights in the occupied territories of Western Sahara, southern Morocco and in Moroccan universities, who are subject to “abusive transfers to unknown places and to continuous postponement of trial."

It also demanded from Morocco to give information on to fate of more than 500 victims of forced disappearance and 151 Saharawi prisoners of war still in Moroccan hands since the occupation of Western Sahara last October, 31, 1975.

On the other hand, the NS’s condemned the attitude of the French government, which jeopardized the efforts of the Security Council for the establishment of a mechanism for the protection of human rights in Western Sahara. "An attitude that is way far from the history and reputation of France in the field of human rights," the communiqué says.

It also welcomed the reports and testimonies from international organizations and agencies on the gross violations of human rights in Western Sahara committed by the Moroccan State, including the reports of the UN High Commissioner for Human Rights, Human Rights Watch (HRW), Amnesty International, Front Line, the World Organization against Torture (OMCT), the European Parliament and others.

Expressing its satisfaction at the success of the International Film Festival in Western Sahara (FISAHARA), the Bureau of the NS praised the efforts of national actors and the contribution of the international solidarity movements for the success of this event in the wilaya of Dakhla.

The Bureau of the NS finally paid particular tribute to the fighters of the Saharawi popular liberation army (SPLA), on the eve of the celebration, next Wednesday, of the 36th anniversary of the proclamation of the armed struggle, which will be marked by the launch of the Saharawi TV (TV-RASD).

Une délégation sahraouie participe à la XIème session ordinaire du parlement Pan-Africain


Midrand (Afrique du sud), Une délégation sahraouie composée des membres du Parlement sahraoui (Conseil national) auprès du Parlement Pan-Africain (PAP), Soueilma Beirouk et Mohamed Salama Badi a participé, lundi aux travaux de la XIème session ordinaire du PAP, qui se tient à son siège à Midrand en Afrique du sud, du 18 au 29 mai 2009, a-t-on appris de source proche de l’ambassade sahraouis en Afrique du sud.

L’ouverture a été assistée par l’ambassadeur de la RASD auprès de l’Afrique du sud, Saleh El Abd, ainsi que des membres des missions diplomatiques accréditées à Pretoria.

La délégation sahraouie a effectué plusieurs entretiens en marge la séance avec des représentants des délégations participantes, notamment le vice président du Ghana, qui les ont informé des derniers développements de la question du Sahara Occidental, a indiqué la même source.

La 2ème séance a été consacrée à la conférence des sous commissions du Parlement, dont la RASD est vice-président pour le groupe d’Afrique du nord. La réunion s’est axée sur les questions relatives à l’amendement du protocole constitutif de l’Union africaine, les prochaines élections du bureau du PAP et le déficit du budget de cet établissement panafricain, a ajouté la source.

Le Parlement Pan-Africain a été créé en mars 2004 par l’Acte Constitutif de l’Union Africaine en son article 17 comme un de neuf organes prévus par le Traité Instituant la Communauté Economique Africaine signé à Abuja, au Nigeria, en 1991, rappelle-t-on.

Une ONG sahraouie appelle à sauver la vie des prisonniers politiques en grève de la faim depuis plus de six semaines


Chahid El Hafed, L’Association sahraouie des victimes de violations graves des droits de l’homme commises par l’État marocain (ASVDH) a appelé toutes les organisations locales et internationales à intervenir pour sauver la vie des prisonniers politiques sahraouis, Yahya Mohamed Al-Hafed, Mahmoud Alberkkoui, Hassan Khallad et Lahcen Lafkir, en grève de la faim illimitée depuis le 4 avril dernier dans les prisons marocaines d’Ait Melloul et Inzegan.

"L’état de santé des grévistes est devenu sérieusement catastrophique à cause de la négligence de leurs droits et leurs demandes légitimes par l’administration pénitentiaire, ce qui constitue une atteinte au droit à la vie et la sécurité physique , sachant qu’ils souffrent de graves douleurs intestinales, des nausées et des vomissements de sang consécutifs, des problèmes de paroles, de mouvements, chute de poids….etc", selon des sources fiables citées par l’ASVDH.

Les mêmes sources confirment que leurs familles demeurent privées de leur rendre visite, depuis leur transfert à la prison de Ait Melloul et leur enfermement dans des cellules individuelles (cachot), malgré la détérioration de leur état de santé, a rapporté un communiqué parvenu à SPS.

L’ASVDH, condamne "énergiquement", l’augmentation du rythme, des violations graves des droits humains, arrestation, enlèvement, torture systématique, saccage des maisons, la continuité de l’interdiction de l’exercice des droits et libertés fondamentaux des Sahraouis y compris les femmes et les mineurs durant les manifestations pacifiques réclamant l’autodétermination de leur peuple.

Elle a appelé l’Organisation des Nations Unies à intervenir afin de les protéger et assurer la libération inconditionnelle des prisonniers politiques sahraouis, déclarant sa solidarité avec les grévistes de la faim et son soutien à la campagne internationale pour la libération du militant des droits de l’homme, Yahya Mohamed Al-Hafed, et tous les prisonniers politiques sahraouis se trouvent encore dans les prisons marocaines.

Parallèlement les étudiants sahraouis à Agadir ont organisé un sit-in de solidarité avec les grévistes de la faim, appelant les autorités marocaines à engager un dialogue sérieux avec les prisonniers politiques, afin de répondre à leurs revendications légitimes.