domingo, 19 de julho de 2009

Mauritania opposition rejects "prefabricated" poll (REUTERS)


By Vincent Fertey

NOUAKCHOTT (Reuters) - The main challengers to former coup leader General Mohamed Ould Abdel Aziz, favourite in Mauritania's presidential election, have rejected Saturday's poll and called for an international investigation.

The vote was the first since Abdel Aziz's 2008 coup ousted the Islamic state's first democratically elected leader and is meant to show investors and donors that the country is ready to rejoin the international fold after sanctions were imposed.

"Firstly we firmly reject these prefabricated results, secondly we call on the international community to put in place an inquiry to shed some light on the electoral process," the group said in a statement issued on Sunday.

Mohamed Ould Biya, a spokesman for the group, said electoral lists had been tampered with and voters had used fake ballot papers and identity cards during the poll to add to Abdel Aziz's tally. He did not provide any proof of his allegations.

Abdel Aziz has not claimed victory in the election but, in the run up to the vote, he repeatedly told supporters that he could win in one round, therefore avoiding a run-off.

The main opposition candidates initially planned to boycott the poll but agreed to take part after lengthy negotiations, a move which diplomats said would make the election more credible.

The group, which includes veteran opposition figure Ahmed Ould Daddah and Ely Ould Mohamed Vall -- another former coup leader, made its statement before results were announced.

Neither the United Nations nor the European Union, which has cut aid to Mauritania due to the coup, sent election observers to Mauritania. But the African Union team there said turnout was high and it called the election transparent on Saturday evening.

It is not yet clear when the official results will be announced.

"A SHAM"

Analysts had predicted a victory for Abdel Aziz but said the inclusion of Ould Daddah and Vall, whose 2005 coup was popular as it removed a long-standing military ruler, offered voters a genuine choice and stiffened the opposition.

Abdel Aziz has promised food and fuel price cuts, which were likely to win over many Mauritanians, 40 percent of whom live under the poverty line in a nation that exports fish and iron ore though hopes to ramp up off-shore oil production.

Mauritanian police clashed with suspected al Qaeda militants in the capital on Friday, weeks after the group claimed to have killed an American aid worker there.

The incident did not appear to be vote-related but it underscored the insurgent threat that Abdel Aziz had vowed to tackle and the United States had supported Mauritania's fight against until cooperation was frozen after the coup.

A free vote would set a positive example to the rest of the region, where military coups and constitutional crises have become a feature of politics in the past year.

But his rivals complained it has done the opposite.

"It seems quite clear to me that what we are seeing is a sham of an election," said Messaoud Ould Boulkheir, a politician who also took part in the election having spearheaded the challenge to Abdel Aziz's coup since August last year.

Mauritanie : l'opposition dénonce une "mascarade électorale"



Date : 19/07/2009 à 11:29:33

NOUVELOBS.COM

Les premiers résultats partiels de l'élection présidentielle en Mauritanie sont tombés dans la matinée, dimanche 19 juillet. L'ex-chef de la junte, le général Mohamed Ould Abdel Aziz serait en tête et pourrait même l'emporter dès le premier tour. L'opposition a aussitôt dénoncé "une mascarade électorale".
Dimanche à 7h, un tiers des bureaux de votes avaient été comptabilisés, donnant un score de 51,6% des bulletins exprimés pour le général putschiste.
Les Mauritaniens étaient appelés, hier, à choisir leur président entre pas moins de neuf candidats. La plupart des observateurs tablaient sur un Mohamed Ould Abdel Aziz en tête. Mais l'hypothèse d'une victoire dès le premier tour avec une majorité absolue paraissait improbable, du fait du nombre important de candidats importants.

L'opposition rejette des "résultats préfabriqués"
Quelques heures après l'annonce de ces premiers résultats, les principaux candidats de l'opposition en Mauritanie ont donné une conférence de presse. Ils ont dénoncé une "mascarade électorale".
"Les résultats qui commencent à défiler montrent qu'il s'agit d'une mascarade électorale qui cherche à légitimer le coup d'Etat" du 6 août, a déclaré Messaoud Ould Boulkheir, candidat du front anti-putsch. Celui-ci s'exprimait au nom des trois autres candidats de l'opposition : Ahmed Ould Daddah (premier parti d'opposition), Ely Ould Mohamed Vall (ancien chef de la junte de 2005 à 2007) et Hamadi Ould Meimou, un candidat indépendant.
Le groupe a publié une déclaration commune. Ils y rejettent les "résultats préfabriqués" du scrutin. Ils ont également lancé un appel à la communauté internationale afin d'obtenir une enquête indépendante sur des irrégularités électorales.

"Mettre en échec ce coup d'Etat électoral"
En attendant un éventuel recomptage, les quatre hommes ont demandé aux "entités compétentes", tel le ministère de l'Intérieur et le Conseil constitutionnel, de ne pas "accepter la validation" du scrutin. Ils ont également lancé un appel au peuple mauritanien afin qu'il "se mobiliser pour mettre en échec ce coup d'Etat électoral".
Le général Mohamed Ould Abdel Aziz avait réalisé un coup d'Etat le 6 août 2008, renversant Sidi Ould Cheikh Abdallahi, qui fut le premier chef d'Etat mauritanien élu démocratiquement depuis près de 30 ans.
(Nouvelobs.com)

Les Mauritaniens ont voté hier



Climat tendu et soupçons de fraude

Les Mauritaniens étaient nombreux hier à se rendre aux urnes pour élire leur président parmi les neufs candidats en lice. A Tavragh Zeina, un quartier chic de Nouakchott, les bureaux de vote ont connu dès la matinée une affluence remarquable.


Nouakchott (Mauritanie).

Jeunes et vieux, hommes et femmes, se sont déplacés pour accomplir leur devoir électoral, tous espérant en finir avec les coups d’Etat et voir leur pays retrouver sa stabilité politique. « Mon souhait est que cette élection provoquera le changement attendu par les Mauritaniens afin que le pays sorte de l’impasse politique dans laquelle il est plongé depuis le coup d’Etat de 2008 », a indiqué Ahmed Mohamdou Ould Ny, rencontré au sortir d’un bureau de vote au centre de Nouakchott. Cette élection est censée mettre un terme à la crise qui perdure depuis dix mois. Les Mauritaniens y croient, mais le climat politique demeure tendu. Plusieurs incidents ont été signalés entre les partisans du général Ould Abdelaziz et ceux de son rival du RFD, Ahmed Ould Daddah, vétéran de l’opposition. Ces deux candidats ainsi que Messaoud Ould Boulkheir du Front national pour la défense de la démocratie (FNDD) et Ely Ould Mohamed Vall, ancien chef d’Etat, qui a mené la transition démocratique 2005-2007, sont présentés comme les mieux outillés pour arracher un ticket pour le second tour, dans une compétition électorale très serrée. Les tensions entre partisans sont attisées par une guerre de déclarations entre les candidats favoris de ce scrutin dont les résultats seront connus aujourd’hui. Le premier à ouvrir le bal, c’est le général putschiste Ould Abdelaziz qui irrite ses conquérants en annonçant d’un ton ferme qu’il est « sûr » de remporter l’élection au premier tour. « Nous sommes optimistes et certains de remporter l’élection dès le premier tour. Nous sommes le camp du changement et nous allons gagner, car les autres sont des destructeurs », déclare-t-il au sortir du bureau de vote où il a accompli son devoir hier matin à Tavregh Zeina.

Guerre des déclarations

A cette déclaration provocatrice, son principal rival Ahmed Ould Daddah répliquera quelques heures plus tard en disant : « Il sait qu’il ne sera pas élu et je doute fort qu’il soit au second tour. Il envisage peut-être de faire un autre coup d’Etat. » Cet échange à travers la presse a fait augmenter la tension entre les partisans des deux camps. Ould Daddah, dont le ministre de l’Intérieur est issu de son parti, se voit près du but, lui qui essaie depuis une vingtaine d’années d’accéder au pouvoir, en vain. L’enjeu de cette élection est pour lui « le retour à la légalité républicaine, dont le dirigeant est désigné par le peuple ». Messaoud Ould Boulkheir s’est plutôt montré calme et serein à l’heure de l’accomplissement de son devoir électoral. Il affirme à la presse que l’avenir de la Mauritanie dépend de l’issue de cette élection qu’il a souhaité voir se terminer dans de bonnes conditions « pour le bien du pays ».

Indices de fraude

L’autre candidat de poids, Ely Ould Mohamed Vall, dénonce, quant à lui, des « indices de fraude ». Pour cet ancien chef de l’Etat et ancien directeur de la Sûreté nationale, toujours colonel, « il y a de très mauvaises nouvelles par rapport au déroulement de l’opération de vote à travers l’ensemble du territoire », menaçant les auteurs de cette « fraude » d’en payer les conséquences. « Ely », comme l’appellent ses concitoyens, affirme que si ces « indices de fraude » viendraient à être confirmés, cela va créer un climat favorable à la « pérennisation » de la crise. Pour étayer ses propos, Mohamed Vall évoque « l’achat des voix et des cartes de vote ». Sans toutefois accuser telle ou telle partie d’en être responsable. Il s’est cependant plaint de la courte durée de la campagne qui ne lui a pas permis de faire 10% du territoire mauritanien, alors que d’autres, allusion faite à son cousin le général Ould Abdelaziz, sont en campagne depuis des mois. Pour le colonel Vall, il est quasiment impossible qu’un des neuf candidats puisse gagner l’élection au premier tour. « Dans le contexte actuel, passer au premier tour équivaut à un coup d’Etat dont l’auteur assumera entièrement les conséquences qui en découleront », avertit-il. Le candidat islamiste, Jamil Mansour, a de son côté dénoncé des actes de « fraude », affirmant en détenir les « preuves ». Selon lui, les femmes voilées sont la principale source de la fraude. « Certaines violations ont été constatées aux premières heures du vote, notamment à cause de la non-vérification de l’identité des femmes voilées », a-t-il indiqué dans un communiqué. Le ministre de l’Intérieur, Mohamed Ould Arzizim, issu de l’opposition, assure, quant à lui, que le scrutin se déroule dans de « bonnes conditions » et qu’il n’y a pas d’éléments palpables prouvant l’existence de la fraude. Le scrutin, faut-il le rappeler, est suivi par quelque 300 observateurs internationaux, issus de différentes organisations régionales, continentales et occidentales.

Elections présidentielles. Les mauritaniens ont voté, hier




Les Mauritaniens votaient, samedi, en grand nombre et dans le calme pour élire leur président parmi neuf candidats, dont le meneur du coup d'Etat du 6 août 2008, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, qui a affirmé être "sûr" d'être élu dès "le premier tour".
Mais le colonel Ely Ould Mohamed Vall, lui-même ancien chef d'une junte,
(2005-2007) et candidat à la présidentielle, a dénoncé de son côté de "vastes opérations de fraude". Il s'agit de la seule personnalité à avoir, pour l'instant, évoqué des irrégularités graves lors du scrutin.
Plus de 1,2 million d'électeurs sont appelés aux urnes dans ce pays en grande partie désertique. Les bureaux ont ouvert à 07H00 et doivent fermer à 19H00.
Quelque 320 observateurs internationaux, notamment de l'Union africaine (UA), de la Francophonie et de la Ligue arabe, sont déployés.
Ce scrutin crucial et relativement ouvert doit mettre un terme à la grave crise consécutive au renversement du premier président démocratiquement élu du pays, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, qui ne se représente pas.
De longues files d'attente, avec les hommes d'un côté et les femmes de l'autre, se sont rapidement formées devant les bureaux de vote de la capitale, ce qui pourrait augurer d'une participation élevée.
Le meneur du coup d'Etat du 6 août 2008, le général Ould Abdel Aziz, considéré comme un des grands favoris, s'est pour sa part montré très confiant.
"Je suis sûr, nous passerons au premier tour. Ce sera la victoire de toute la Mauritanie, du peuple mauritanien", a-t-il déclaré à la presse, peu après avoir voté, près du palais présidentiel.
Le général Ould Abdel Aziz et son principal concurrent, Ahmed Ould Daddah, chef du plus important parti d'opposition, ont répété à plusieurs reprises pendant la campagne leur conviction d'être élu dès le premier tour.
Mais de nombreux observateurs estiment qu'au vu du nombre de candidats (neuf), un deuxième tour, prévu le 1er août, est probable.
De son côté, le colonel Vall, et cousin du général Aziz, a dénoncé de "vastes opérations de fraude, aussi bien à l'intérieur (du pays) qu'à Nouakchott".
"Il y a eu achats de conscience (vote), de cartes d'électeurs et d'autres documents de vote. Des villages entiers ont été ciblés par la +pression de l'argent+ pour les amener à voter pour tel ou tel candidat. Ceci est très
grave", a-t-il ajouté, après avoir voté à Nouakchott.
L'opposant Ould Daddah n'a pas évoqué de fraudes en cours mais est revenu sur les déclarations de l'ex-chef de la junte.
"Si quelqu'un pourrait prétendre être élu au 1er tour, ce serait bien moi, mais je me refuse de le dire. Je laisse le dernier mot au peuple, j'attends les résultats avec confiance", a-t-il déclaré, après avoir voté.
"Aziz sait bien qu'il ne sera pas élu, peut-être fera-t-il un nouveau coup d'Etat?", a-t-il encore demandé.
Comme de nombreux habitants, le président de l'Assemblée nationale et candidat du Front national pour la défense de la démocratie (FNDD, anti-putsch) Messaoud Ould Boulkheir a souhaité que le pays tourne la page des coups d'Etat pour s'engager dans une "une nouvelle voie de démocratie".
Aucun incident n'a été signalé mais vendredi soir un échange de tirs a eu lieu à Nouakchott entre des policiers et deux combattants islamistes. "Fort probablement, il pourrait s'agir des mêmes personnes ayant tué l'Américain", selon une source policière.
L'assassinat le 23 juin dans ce même quartier de Ksar du ressortissant américain Christopher Leggett, 48 ans, avait été revendiqué par Al-Qaïda au
Maghreb islamique (Aqmi).

Le Maroc a remporté ''illégalement'' en 2008 six milliards d’euros des ressources naturelles sahraouies (ONG sahraouie)




Alger, Le président de l’Association des familles des prisonniers et disparus sahraouis (AFAPREDSA), Abdessalam Omar, a estimé, mardi que le Maroc a remporté au cours de l’année de 2008 une somme de six milliards d’euros de son pillage "consécutif" des ressources naturelles sahraouies.

"Ce montant revient des activités d’exploitation illégale du phosphate et d’exportation des poissons du Sahara Occidentaldes de la part de l’occupant marocain", a précisé, M. Abdessalam en marge de la rencontre internationale intitulée "la colonisation et les mouvements de libération en Afrique", qui a eu lieu à Alger.

Il en outre, rappelé que le conflit du Sahara Occidental est "l’une des grandes questions d'actualité internationale", mettant l’accent sur la nécessité de dénoncer "les graves violations des droits humains que subissent les citoyens sahraouis sans défense dans les territoires occupés du Sahara Occidental, de la part des appareils de sécurité marocains".

L’AFAPREDSA, rèitère son appel à faire la toute la lumière sur le destin de plus de 150 prisonniers de guerre aux mains du Maroc et plus de 526 civils portés disparus depuis le début du conflit, a-t-il conclut.

La oposición de Mauritania rechaza una elección "prefabricada" domingo


19 de julio de 2009 05:41 GYT

NOUAKCHOTT (Reuters) - Los principales opositores al ex líder golpista
general Mohamed Ould Abdel Aziz, favorito en la elección presidencial
de Mauritania, rechazaron la votación del sábado y pidieron una
investigación internacional.

La votación es la primera desde que Abdel Aziz lideró un golpe de
Estado en agosto del 2008, derrocando al primer líder islámico
democráticamente electo del país.

Los principales candidatos de la oposición planeaban inicialmente
boicotear la elección, pero accedieron a participar después de
prolongadas negociaciones, una medida que muchos diplomáticos dijeron
daría una mayor credibilidad a la consulta.

"En primer lugar, rechazamos firmemente estos resultados
prefabricados, en segundo lugar, llamamos a la comunidad internacional
a realizar una investigación que arroje luces sobre el proceso
electoral", dijo el grupo en un comunicado emitido el domingo.

La agrupación, que incluye a figuras veteranas de la oposición como
Ahmed Ould Daddah y Ely Ould Mohamed Vall -otro ex líder golpista,
divulgó su comunicado antes de que los resultados fueran anunciados.

Tanto Naciones Unidas como la Unión Europea decidieron no enviar
observadores a Mauritania, pero un equipo de la Unión Africana en el
país dijo el sábado en la tarde que la elección fue transparente.

(Reporte de Vincent Fertey; Escrito por David Lewis; Editado en
español por Ricardo Figueroa)

El general golpista gana las elecciones en Mauritania Cuatro candidatos derrotados aseguran que los resultados han sido "prefabricados"




AGENCIAS - Nuackchot - 19/07/2009

Ganó el poner hace un año a punta de bayoneta y ahora lo conserva
gracias a las papeletas. Los resultados parciales de las elecciones
presidenciales del sábado en Mauritania otorgan una holgada victoria
al general Mohamed Ould Abdelaziz que el 6 de agosto dio un golpe de
Estado y acabó con 17 meses de democracia.

El éxito del militar golpista había sido vaticinado por la prensa
local y algunos observadores extranjeros que, en un país en el que no
existen los sondeos, señalaron que sus mítines eran los más
concurridos. Pero el 52,2% obtenido por Abdelaziz, cuando han sido
escrutados el 61% de los sufragios, no habían sido previstos.

La mayoría absoluta que, según la comisión electoral, logra el antiguo
jefe de la guardia presidencial, le evitará tener que concurrir a una
segunda vuelta el 1 de agosto. Abdelaziz obtiene muchos más votos que
sus principales adversarios, Messaoud Ould Boulkheir, presidente de la
Asamblea Nacional, (16.63%); el eterno opositor Ahmed Ould Daddah
(13,89%) y su primo el coronel Ely Ould Mohamed Vall (3,78%), el
militar que fomentó la transición democrática que concluyó en abril de
2007. El islamista moderado, Jemil Ould Mansour, obtiene el 4,66%.

Boulkheir leyó hoy por la mañana un comunicado conjunto, suscrito
también por Daddah, Vall y otro candidato derrotado, Hamadi Ould
Meimou, en el que los cuatro aseguran que las presidenciales han sido
"una mascarada electoral que pretende legitimar el golpe de Estado"
del 6 de agosto de 2008. Abdelziz derrocó entonces al presidente Sidi
Ould Cheikh Abdallahi, elegido democráticamente.

Los resultados "han sido prefabricados", sostienen, y piden al Consejo
Constitucional mauritano que no los avale y a la comunidad
internacional que investigue las numerosas irregularidades. Aunque
apoyaron la reinstauración de la democracia, la Unión Europea y la ONU
no enviaron observadores a las elecciones. Sí lo hizo la Unión
Africana, pero su número es demasiado escaso para que pudiesen ser
eficaces. EE UU fue la potencia que más de involucró en el
restablecimiento de la democracia.

Los candidatos derrotados instan, por último, al "pueblo mauritano a
movilizarse para hacer fracasar el golpe de Estado electoral".
Proclamas como esta hacen prever que Mauritania, uno de los países más
pobres de África, seguirá atravesando una etapa de turbulencias que
empezó con el golpe de hace un año.

Anticipándose a la divulgación de resultados parciales por la comisión
electoral, cientos de partidarios de Aldebaziz tomaron, el sábado por
la noche, el centro de Nuakchot, para celebrar la victoria del general
en las presidenciales.

Obama abre nuevas perspectivas para el conflicto saharaui marroquí



*Ministerio para las Relaciones con América Latina

La respuesta que el presidente de EE UU, Barak Obama, ha remitido al
monarca marroquí, Mohamed VI, a la felicitación que éste le había
hecho llegar con motivo de la fiesta nacional de Estados Unidos, ha
abierto nuevas expectativas para el largo conflicto Sáhara-Marruecos,
en vísperas de las conversaciones informales entre las partes,
anunciadas para los próximos días Viena, con el fin de desbloquear la
interrupción de 17 meses desde la última ronda formal. Así lo recoge
Ignacio Cembrero en el artículo “Obama se desmarca de la solución que
ofrece Marruecos para el Sáhara” aparecido en el diario El Pais el 15
de julio.

Ni Mohamed VI ni su primer ministro, Abbas El Fassi recibieron al
Enviado Especial de la ONU, Cristopher Ross, a su paso por Marruecos
en el trascurso de sus giras por el Magreb, lo que provocó su
decepción, como recogía la propia prensa marroquí (el diario de
Casablanca "Al Massae", por ejemplo).

Obama valora en su carta la demostrada capacidad diplomática de Ross,
rememorando su labor como alto funcionario del Departamento de Estado.

“Soy consciente de la importancia que reviste la cuestión del Sahara
occidental para Usted, Su Reino y todas las poblaciones que sufrieron
debido a este conflicto. Comparto su compromiso para que las
negociaciones realizadas bajo los auspicios de las Naciones Unidas
constituyan el marco conveniente que permita llegar a una solución
mutuamente aceptable, y espero que Christopher Ross, un diplomático
experto con una amplia experiencia de la región, podrá promover un
diálogo constructivo entre las partes.”


"Mi Gobierno trabajará con el Suyo y con otras partes implicadas en la
región para alcanzar una solución [en el Sáhara] que responda a las
necesidades de la población en términos de gobernancia transparente,
de confianza en el Estado de derecho y de una justicia equitativa",
añade Obama. También le pide su ayuda -el rey preside el Comité Al
Qods dedicado a Jerusalén- para resolver el conflicto
palestino-israelí.

No hay ninguna mención a la propuesta marroquí de autonomía para el
Sáhara, como ya se había observado en el discurso de Susan Rice, la
embajadora de EE.UU., en el momento de la aprobación, en abril, por el
Consejo de Seguridad de la ONU de su última resolución sobre el
Sáhara.

La propia diplomacia española parece haber tomado nota de lo que
constituye, cuando menos, una apuesta de Obama para trabajar junto a
la ONU sin marcarle el camino a seguir, sino apartarse abiertamente de
la propuesta marroquí de autonomía.

El escenario es bien distinto del auspiciado hasta ahora por Francia y
España, pues como afirmaba el negociador saharaui Mohamed Khadad, "No
es esa la actitud de España y de Francia que, con el ministro
Moratinos a la cabeza, pretenden que Ross siga trabajando en la misma
dirección que su predecesor". Es la ocasión para que Madrid desmienta
en la práctica esta acusación.

En Bir Lehlu, a 16 de julio de 2009

Un reconocimiento al presidente Obama


07-17-2009 | JULIO PALACIOS S*

Opinión Después de una larga lucha por lograr el reconocimiento pleno
de los estados libres del mundo, a través de una estrategia
diplomática del más alto nivel y manteniendo una actitud tolerante y
calmada, ante las permanentes agresiones por parte del gobierno
marroquí, hoy, la luz resplandece en el horizonte saharaui y se inicia
una etapa de consolidación en el concierto de las naciones.
Fuentes diplomáticas dijeron que la administración Obama se ha
apartado del plan marroquí de autonomía para el disputado Sáhara
Occidental. Dichas fuentes afirmaron que la Casa Blanca ya no se ve
comprometida con el apoyo del ex presidente George Bush a la autonomía
del Sáhara Occidental, esto sí es un gran avance.
“Los Estados Unidos ya no apoyan o aprueban el plan de autonomía
marroquí”. “En cambio, la administración regresa a la posición
pre-Bush de que podría haber un Estado saharaui independiente en el
Sáhara Occidental”.
Obama informó del cambio en la política de EUA para el Sáhara
Occidental en una carta al rey Mohammed de Marruecos el pasado junio.
La carta, que enfocó una demanda estadounidense de la ayuda de
Marruecos para avanzar en el proceso árabe israelí de paz, terminaba
con una referencia a conversaciones patrocinadas sobre el Sáhara
Occidental. “Comparto su compromiso con las negociaciones auspiciadas
como el foro apropiado para alcanzar una solución mutuamente aceptada”
, escribió Obama. “Mi gobierno trabajará con el suyo y otros de la
región para alcanzar un resultado que reúna la necesidad de los
pueblos a un gobierno transparente, la confianza en la autoridad de la
ley, y la administración igualitaria de justicia”. Esta es la primera
vez que el presidente norteamericano se pronuncia sobre el Sáhara
Occidental. “Los marroquíes están muy preocupados por el cambio de
postura estadounidense” , porque “esto pone en duda si Obama se ve a
sí mismo como comprometido con algo de lo que hicieron sus
predecesores, lo que es un factor clave en la diplomacia”.
En 2007, Rabat lanzó su plan para poner fin al litigio de 35 años con
el Frente Polisario, apoyado por su aliado Argelia, ofreciendo la
autonomía al Sáhara Occidental, del que un 80% se encuentra aún bajo
control marroquí. La Casa Blanca ha ordenado al Departamento de Estado
interpretar la mediación de la ONU entre Marruecos y el Polisario,
incluyendo la opción de ser considerado como lo que es, un Estado
independiente.
Al presidente Barack Obama, mi reconocimiento por una actitud
solidaria a los principios básicos de la autodeterminación de los
pueblos, que en este caso hace justicia a la lucha del hermano pueblo
de la República Árabe Saharaui Democrática.

Les Etats-Unis mettent fin à l'inertie pro-marocaine dans les négociations sur le Sahara occidental (presse)


Madrid, L'arrivée du président américain, Barack Obama à la Maison Blanche et la médiation menée par le Représentant personnel du Secrétaire général de l'Onu pour le Sahara occidental, Christopher Ross, ont fait bouger les choses par rapport au conflit sahraoui qui se trouve dans l'impasse depuis plus de 30 ans, écrit vendredi le quotidien espagnol ABC.

Sous le titre "Les Etats-Unis mettent fin à l'inertie pro-marocaine dans les négociations sur le Sahara occidental", le journal a rappelé que M. Ross "qui a un plus grand poids diplomatique" que son prédécesseur, le hollandais Peter Van Walsum, a déjà effectué deux tournées dans la région, à l'issue desquelles il a convoqué pour la fin du mois de juillet une rencontre informelle à Vienne pour réactiver les rounds de négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario.

Des sources de la Maison Blanche citées par ABC soulignent que le "président Obama soutient les efforts en cours de M. Ross pour trouver, dans le cadre des Nations Unies, une solution pacifique, durable et mutuellement acceptable pour les deux parties".

Une précision qui a "conforté les espoirs du Front Polisario selon lesquels le +Yes we can+ du président américain puisse s'appliquer également au Sahara occidental", ajoute le journal. ABC, qui perçoit un changement de la politique américaine vis-à-vis de la question sahraouie cite, dans ce contexte, une source diplomatique occidentale spécialisée depuis des décennies dans le conflit du Sahara occidental confirmant ce changement.

"Pour moi, le signe évident de ce changement est que ni Ross ni l'ambassadrice américaine, Susan Rice, n'ont soutenu au sein de l'Onu de manière claire le plan +d’autonomie+ du Maroc, comme l'a fait l'Administration Bush.

"Et le fait de ne pas le soutenir est un signe important", a affirmé cette source au quotidien espagnol. Le représentant du Front Polisario aux Nations Unies, Ahmed Boukhari, cité lui aussi par le journal, estime que l'Administration Obama "a désactivé le pilotage automatique" hérité des précédents gouvernements américain.

Un "pilotage automatique qui laissait augurer le soutien de Washington à la proposition marocaine +d’autonomie+ lors de la réunion du Conseil de sécurité du mois d’avril", a-t-il dit. "Cependant, la nouvelle ambassadrice américaine à l'Onu, Susan Rice, n'a fait référence à aucun appui explicite au plan marocain, contrairement à la pratique habituelle de ses prédécesseurs dans le poste sous l'administration de Bush", a relevé Boukhari.
"C'est là l'élément le plus fondamental que nous pouvons interpréter comme une révision de la politique des Etats-Unis à l'égard de la question sahraouie. Un silence que l'on peut interpréter comme une absence de continuité par rapport à l'ancien président Bush", a expliqué le responsable sahraoui.

Il a souhaité dans ce sens que le président Obama "implique l'Onu à trouver une solution au conflit sur la base de la légalité internationale, le Plan de règlement et les travaux réalisés par James Baker", l'ancien Envoyé spécial de l'Onu pour le Sahara occidental.

Enfin, ABC, a rappelé que la lettre adressée par le président Obama au roi du Maroc ne mentionne nullement la proposition marocaine +d'autonomie" au Sahara occidental, ce qui a déclenché "l'alerte chez les négociateurs marocains", a-t-il conclu.

Par ailleurs, et dans un autre article intitulé "Barack Obama et le Sahara occidental", paru dans le même journal, le juriste Carlos Ruiz Miguel, est revenu longuement sur la genèse du conflit sahraoui, les différentes résolutions de l'ONU soutenant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, le Plan Baker soutenu par le Conseil de sécurité et le changement de la politique américaine à l'égard de ce conflit.

"Obama est arrivé à la présidence pour réduire les tensions et mettre fin aux abus de la dernière période de Bush. Sa proposition est de miser sur la légalité internationale et constitutionnelle comme moyen de solution des conflits", écrit-il.

"Le Sahara occidental, un conflit mineur pour les Etats-Unis, devient ainsi la pierre angulaire d'une politique étrangère basée sur ce modèle", observe le juriste espagnol.

"Il n’est pas rare, par conséquent, que Obama ait cessé de soutenir la proposition marocaine dite +d'autonomie+ qui, en déniant au peuple sahraoui le droit à choisir son destin parmi diverses options, viole non seulement le Droit international mais est antidémocratique et profondément immorale", affirme-t-il.

Les Chefs d'Etat et gouvernements du MNA réaffirment le droit à l'autodétermination des peuples sous occupation


Charm El Cheikh, Les chefs d'État et de gouvernements participants au sommet du mouvement des pays non-alignés (MNA) tenu à Charm El Cheikh en Égypte, ont réaffirmé leur soutien au "droit fondamental et inaliénable de tous les peuples, y compris les territoires non autonomes ou sous occupation étrangère ou domination coloniale ou étrangère, à l'autodétermination".

Ils ont souligné dans une déclaration sanctionnant les travaux du sommet de Charm El-Cheikh, que "l'exercice du droit à l’autodétermination demeure valide et son application est indispensable pour les peuples se trouvant sous occupation étrangère ou domination coloniale ou étrangère, afin de garantir l'éradication du colonialisme et assurer le respect universel des droits de l'homme et des libertés fondamentales".

Les participants ont en outre opté toutes les recommandations adoptées par l'Assemblée générale et le Conseil de sécurité sur le Sahara occidental, ainsi que la recommandation de l'Assemblée générale 62/116, qui a été adoptée à l'unanimité.

Ils ont exprimé leur disposition à soutenir énergiquement les efforts déployés par le Secrétaire général et son Envoyé personnel afin de parvenir à une solution politique mutuellement acceptable qui garantisse le droit à l'autodétermination pour le peuple sahraoui dans le cadre du respect des principes et objectifs de la Charte des Nations Unies et des recommandations de l'Assemblée générale 15/14 de l'Assemblée du 14 décembre 1960 et les autres recommandations pertinentes.

Les chefs d'État ont estimé que toutes les options disponibles à l'autodétermination demeurent valables tant qu’elles respectent la volonté librement exprimée des populations concernées ainsi que les principes clairement définis dans les recommandations de l'Assemblée générale de l’ONU".

Le président Obama se démarque de la solution marocaine au Sahara occidental (presse)


Madrid, Le président américain Barack Obama "se démarque" de la proposition +d’autonomie+ que veut imposer le Maroc comme solution au conflit du Sahara occidental, écrit jeudi le quotidien espagnol El Pais.

"Obama a oublié (dans sa lettre au roi du Maroc) d’encenser la proposition marocaine +d’autonomie+ pour le Sahara occidental que son prédécesseur, Georges Bush, avait soutenue dans ses messages adressés au monarque marocain durant les dernières années", a relevé le journal.

Il a rappelé également qu’à l’issue de l’adoption, en avril, par le Conseil de sécurité de l’ONU de sa dernière résolution sur le Sahara occidental, l’ambassadrice américaine, Susan Rice, "n’avait pas fait non plus référence à la proposition marocaine".

Pour El Pais, si la lettre d’Obama "préoccupe" les autorités marocaines, elle a suscité en revanche "certains espoirs" dans les rangs du Front Polisario qui rejette catégoriquement cette proposition.

Le journal, qui relève "l’inquiétude" de la presse marocaine devant cette première initiative du président Obama dans la région du Maghreb, a rappelé par ailleurs que le roi Mohamed VI "n’avait pas reçu Christopher Ross sous prétexte qu’il se trouvait à Oujda, ni que le responsable onusien ait pu s’entretenir avec le Premier ministre marocain".

"Aux yeux de la diplomatie espagnole, la lettre (du président américain) signifie pour le moins cependant qu’Obama veut laisser travailler l’ONU sans lui tracer la voie à suivre ou que, dans l’hypothèse la plus osée, il se démarque de la proposition marocaine +d’autonomie+ au moment de chercher une solution au conflit", écrit encore le journal espagnol.

La proposition de règlement au conflit que mettra sur le tapis M. Ross "n’est pas encore définie", mais "envisage des idées similaires à celles de James Baker", l’ancien secrétaire d’Etat américain et Envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental, souligne El Pais qui cite un diplomate espagnol.

La réunion informelle entre le Front Polisario et le Maroc, prévue en juillet à Vienne, se déroulera sous un autre format avec la présence de deux représentants de chaque partie, selon El Pais citant également des sources diplomatiques. Mercredi, un juriste espagnol, Carlos Ruiz Miguel, a affirmé dans une déclaration à la presse que le président Obama est "en train de faire des pressions" sur le Maroc pour l’amener à accepter une "solution au conflit du Sahara occidental conforme à la légalité internationale".

"La lettre adressée dernièrement par Obama au roi du Maroc ne fait aucune référence au soutien américain à la proposition marocaine +d’autonomie+ au Sahara occidental, mais lui demande au contraire de soutenir les démarches de l’Envoyé spécial pour le Sahara occidental, Christopher Ross", a-t-il souligné.

"Pour moi, il est clair que ni les Etats-Unis, ni Ross ne soutiennent la proposition marocaine d’accorder une +large autonomie+ au peuple sahraoui et, tout porte à croire que l’on s’achemine vers une version corrigée du Plan Baker, qui est d’ailleurs toujours d’actualité pour trouver une solution juste et durable au conflit", a-t-il affirmé.

sábado, 18 de julho de 2009

Polisario protests Morocco's oil provocations


While under peace talks, Morocco is speeding up its plans for illegal oil search in occupied Western Sahara. The provocation has led Polisario to protest Morocco's actions to the UN Security Council. Read letter dated 6 July 2009 here.


His Excellency
Dr. Ruhakana Rugunda
President of the Security Council
United Nations

6 July 2009

Mr President,

Further to my letter to the President of the Security Council of 8 April (UN Doc. A/63/871 and S/2009/198), it is with great alarm that I bring to your attention recent reports of an escalation of effort by the Kingdom of Morocco to take illegally the oil and gas resources of Western Sahara.

It has come to the attention of the Frente POLISARIO that Morocco’s state-owned Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM) has entered into commercial arrangements with the Irish-based Island Oil and Gas plc and San Leon Energy Ltd to upgrade pre-existing reconnaissance licences into full exploration licences, located in the Zag Basin and Tarfaya areas. It is the understanding of the Frente POLISARIO that the planned activities include the commencement of exploratory drilling in the Zag Basin, and the employment of In-Situ Vapour Extraction (IVE) technology on oil shale deposits in the Tarfaya area. Both purported licence areas lie inside the territory of Western Sahara, as confirmed clearly on the webpage of Island Oil and Gas plc at .

The activities described above make a mockery of the principles enshrined in Article 73 of the UN Charter that the interests of the people of Non-Self-Governing-Territories are paramount, and that their well-being and development are the “sacred trust” of the international community. There is no legal basis for Morocco to authorise or undertake any activities involving the exploration or exploitation of the natural resources of Western Sahara. The International Court of Justice confirmed in 1975 that there are no ties of territorial sovereignty between Western Sahara and the Kingdom of Morocco, and no state recognises Moroccan sovereignty over any part of the Territory of Western Sahara.

In accordance with General Assembly resolution 1514 (XV), which contains the Declaration on the Granting of Independence to Colonial Countries and Peoples, the natural resources of the Western Sahara are the heritage of the Saharawi people. As reaffirmed most recently in General Assembly Resolution 63/102 of 18 December 2008, the Saharawi people have the exclusive right to the enjoyment of their natural resources and to dispose of those resources in their best interests. Activities which deprive the Saharawi people of the right to enjoy and benefit from the exploitation of those resources are in contravention of international law. It is in this legal context that the UN Legal Counsel declared in an important opinion provided to the Security Council in January 2002:

‘If further exploration and exploitation activities were to proceed in disregard of the interests and wishes of the people of Western Sahara, they would be in violation of the principles of international law applicable to mineral resource activities in Non-Self-Governing-Territories’. (UN Doc. S/2006/161)

It is the responsibility of the Security Council and the Members of the United Nations to restore respect for international law. In this regard, I recall General Assembly Resolution 63/102, which calls on Member States to take “legislative, administrative or other measures in respect of their nationals and the bodies corporate under their jurisdiction that own and operate enterprises in the Non-Self-Governing Territories that are detrimental to the interests of the inhabitants of those Territories, in order to put an end to those enterprises.”

Morocco’s actions in Western Sahara and those of complicit foreign entities seriously undermine the ongoing political process aimed at achieving a just, lasting and mutually acceptable political solution which will provide for the self-determination of the people of Western Sahara. In the interests of bringing this long-standing dispute towards a peaceful solution, the Security Council must call a halt to the illegal plunder of the natural resources belonging to the people of Western Sahara.

I would be most grateful if you would bring this letter to the attention of the Members of the Security Council.

Please accept, Excellency, the assurances of my highest consideration.


Ahmed Boukhari
Representative of the Frente POLISARIO

Landmark: Peak Phosphorus



Australian agribusiness magazine Landmark in its latest issue elaborates on the world depleting phosphates deposits, and Australia's dependency on phosphate rock from occupied Western Sahara.


Peak Phosphorus
A more important ‘peak’ than oil?


Landmark Magazine
By Diane Cummins


June 2009

landmark_magazine_400.jpgThe word ‘peak’ in the last decade has mostly been associated with ‘oil’, however in the last few years that expression has been linked to other resources, such as ‘phosphorus’ or P, a key element for all living matter, including bacteria, plants and animals.

We get our phosphorus from the food we eat, which comes from the phosphate fertilisers we apply to crops. P fertiliser is essential in modern agriculture and is a limiting factor in crop yields. P is a critical global resource alongside water and energy resources and should feature in any discussion about global food security. Despite its significance, it’s a topic which hasn’t had a lot of media attention, perhaps being outflanked by the notion of oil scarcity.

The story of phosphorus is an interesting one. A German alchemist, Hennig Brandt, who was looking to create the fabled Philosopher’s stone, discovered it by accident in the late 17th century. The process he used was through the distillation of some salts, by heating and evaporating urine from beerdrinking German soldiers, eventually producing a white material that glowed in the dark and burned brilliantly. Instead of the gold he was looking to create, Brandt had discovered phosphorus, the first element discovered since antiquity. And an element which is vital for human sustainability.

Historically crop production relied on natural levels of soil phosphorus and the addition of locally available organic matter like manure and human excreta. It was only during the 20th century when the world population exploded that guano and later rock phosphate were discovered as concentrated sources of P and applied extensively to food crops.

The Chinese used human excreta (‘night soil’) as a fertiliser from the very early stages of their civilization. In Europe during the mid-to-late 19th century, the use of local organic matter was replaced by phosphorus material from distant sources which were then seen as unlimited.

Simultaneously the introduction of flush toilets in towns meant that human waste was discharged into water bodies instead of being returned to the soil. But not everyone was happy with this turn of events. Amongst the protesters was Victor Hugo who wrote in Les Miserables in 1862:

Science, after having long groped about, now knows that the most fecundating and the most efficacious of fertilisers is human manure. Thanks to human dung, the earth in China is still as young as in the days of Abraham. Chinese wheat yields a hundredfold of the seed. There is no guano comparable in fertility with the detritus of a capital. A great city is the most mighty of dung-makers. Certain success would attend the experiment of employing the city to manure the plain. If our gold is manure, our manure, on the other hand, is gold.

Most phosphorus available today is extracted from phosphate rock. Around 90% of the phosphate rock extracted globally is for food production with the remainder being used for industrial applications such as detergents.

While predictions of reserves vary, many researchers involved in the study of phosphorus and its relationship to food supply, believe 50 to 100 years is a reasonable assumption. Like oil, most of the economically viable reserves have been discovered, they will eventually peak, after which there will be a steep decline with demand eventually exceeding supply. Also like oil, demand for this commodity has surged due to expanding population growth. Concurrent with the changing diets in developing countries like China and India, the pressures on phosphorus will continue to be exacerbated.

PhD Scholar, Dana Cordell is adamant that we need to rethink the management of phosphorus resources in the global food system and outlines her reasons in her recent article entitled “The Story of Phosphorus: global food security and food for thought”.

She points out that modern agriculture relies on fertilisers derived from inorganic minerals such as phosphate rock, a non-renewable resource that takes 10-15 million years to form, yet a global production peak of phosphate rock is estimated to occur around 2033. While this may seem in the distant future, there are currently no alternatives on the market today that could replace phosphate rock on any significant scale. New infrastructure and institutional arrangements required could take decades to develop.

While all the world’s farmers require access to phosphorus fertilisers, the major phosphate rock reserves are under the control of a small number of countries including China, Morocco and the US. China recently imposed a 135% export tariff on phosphate rock essentially preventing any from leaving the country. Reserves in the U.S. are calculated to be depleted within 30 years. Morocco currently occupies Western Sahara and its massive phosphate rock reserves, contrary to UN resolutions.

Most of the phosphate rock mined in Australia comes from Christmas Island and Mt Isa. Nauru was a major source after World War I, until supplies were largely exhausted in the late 1980s. Australia currently meets around half its demand for phosphorus fertilisers through imports of phosphate rock or phosphate fertilisers predominantly originating from Western Saharan and Moroccan reserves.

While there are potential substitutes for oil, such as wind, biomass or thermal energy, phosphorus has no substitute in food production and as an element, cannot be manufactured or synthesised. In fact the element whose chemical properties are closest to those of phosphorus is arsenic.

Although there is a downward trend for phosphorus demand in developed regions like Western Europe, in the emerging economies such as China and India there is an inclination towards more meat and dairy based diets, which correspondingly require more P in their production. Therefore overall phosphorus demand, and subsequently price, is unlikely to diminish.

Nick Drew, Executive Manager, Fertiliser Industry Federation of Australia agrees that the cost of phosphorus is unlikely to fall to the levels of a couple of years ago, but says that reserves which were previously too expensive to get to market could now be viable. Although he says that this does not overcome the finite nature of phosphate rock reserves in the long term it means that the planning horizon is longer than some are suggesting.

“It’s certainly a genuine issue and definitely something we should be thinking about now. It is a finite resource and at some point we need to discuss seriously how we can use it more efficiently as well as considering its re-use through the food chain, although in the medium term, that is probably unlikely,” he says.

Over-fertilisation of agricultural soils has been a common practice in some developed countries and can contribute to blue green algae. Many factors contribute to blooms but high concentration of phosphate, is considered a major cause. Even in Australia where phosphorus fertiliser rates are low by world standards, inappropriate application practices can result in phosphorus entering waterways.

In addition to increasing the demand and hence price of phosphate rock, biofuel demand is increasing fertiliser runoff from short-rooted energy crops, consequently polluting waters.

Nick stresses that more efficient nutrient use is good for both economic and environmental reasons so good nutrient planning based on soil and plant testing is the best way of improving nutrient use efficiency.

“Achieving the long-term global goal of food security means we must change the way we source and use phosphorus in global food production. Despite the African continent being the world’s largest producer of phosphate rock (almost 30% of the global share) it’s the continent with the largest deficit in food security,” says Dana Cordell.

She comments that between 2007-2008 the price of phosphate rock rose 800%, and while the price has come down to some extent, the era of cheap fertiliser is likely to be a thing of the past.

Dana explains that while there is no easy solution to current dependence on phosphate rock for phosphorus fertilisers there are a number of technologies and policy options that exist today at various stages of development.

Around 80% of the phosphorus in phosphate rock mined each year for food production never actually reaches the food on our forks. This means there are significant opportunities for reducing losses in the food chain and increasing the efficiency of phosphorus uptake by crops. There is also an assortment of recovery measures being applied, including ploughing crop residues back into the soil; composting food waste from household, food processing plants and food retailers; and using human and animal excreta. Such sources are renewable and are typically accessible locally.

“Human excreta (urine and faeces) are renewable and readily available sources of phosphorus. Urine is essentially sterile and contains plantavailable nutrients (P,N,K) in the correct ratio. Treatment and reuse is very simple and the World Health Organisation has published “Guidelines for the safe use of wastewater, excreta and greywater” in agriculture.

Capturing urine at the source (at the toilet) seems to have possibilities as a way of recovering phosphorus, as well as reducing potential for toxic algal blooms by keeping it out of waterways. In Sweden for example, two municipalities have mandated that all new toilets must be urinediverting. Sweden has also proposed that 60% of phosphorus in sewage should be returned to land by 2015 (Swedish Environmental Objectives Council, 2007).

“The cost of ecological sanitation systems in the future could be offset by the commercial value of the phosphorus (and nitrogen) they yield, though human excreta alone won’t meet Australia’s future demand for phosphorus. A sustainable solution is likely to involve a combination of measures to increase the efficient use of phosphorus in agriculture and the food chain, in addition to a high recovery rate of phosphorus from various organic ‘wastes,’” says Dana.

Global demand for food will continue to rise, increasing the demand for phosphate fertilisers. In order to avoid a future food-related crisis, phosphorus scarcity (and its potential recovery) needs to be on the agenda with any discussions relating to environmental change and food security.

References:
Cordell, D., Drangert, J-O. & White, S. (2009), “The story of phosphorus: Global food security and food for thought”. Global Environmental Change, 19 (2009) 292–305
Cordell, D (2008) “8 reasons why we need to rethink the management of phosphorus resources in the global food system”
The Story of P Information Sheet 1, Global Phosphorus Research Initiative, Institute for Sustainable Futures, University of Technology, Sydney (UTS) Australia and Department of Water and Environmental Studies Linkoping University (LU) Sweden Global Phosphorus Research Initiative: www.phosphorusfutures.net
Fertiliser Industry Federation of Australia www.fifa.asn.au

Demands Doehle to terminate transports


WSRW, together with Dr. Werner Ruf, professor for international relations at University of Kassel, demand that the German shipping company stops future shipments from Western Sahara.


1 July 2009, the letter below was sent to the German shipping company Doehle. The company last month carried out an unethical shipment of phosphates from Western Sahara to Colombia.

The letter can also be seen on the webpage of the German parliamentarian Norman Paech.


c/o Redaktionsbüro Kritische Ökologie
Malteserstr. 99k – D-12249 Berlin
01. Juli 2009
Peter Döhle Schiffahrts-KG
Elbchaussee 370
22609 Hamburg

Sehr geehrter Herr Döhle:

Wir haben gerade feststellen müssen, dass Ihr Schiff „Sagitta“ (IMO Nummer 9370109), das auf Antigua & Bermuda ausgeflaggt ist, am 20. Juni 2009 eine Ladung von 13.000t Phosphat im Hafen von Barranquilla, Kolumbien gelöscht hat. Das Phosphat stammt aus der sahrauischen Mine von BuCraa und wurde am 09. Juni im Hafen von Al-Aaiun, Westsahara aufgenommen.

In seinem ausführlichen Rechtsgutachten für den Ratsvorsitzenden des Sicherheitsrats der Vereinten Nationen vom 12. Februar 2002 hat der damalige Unter-Generalsekretär für Rechtswesen Hans Corell deutlich dargelegt, dass derartige wirtschaftliche Aktivitäten gegen internationales Recht verstoßen (s. www.wsrw.org/files/pdf/olaeng.pdf).

Die Westsahara befindet sich noch immer auf der Liste der „Nicht selbstständig regierten Territorien“ der Vereinten Nationen. Sie ist seit 1975 völkerrechtswidrig durch das Königreich Marokko besetzt, das die Ressourcen des Landes ausplündert.

Vor kurzem hat Forbes einen Bericht veröffentlicht, aus dem hervorgeht, dass die Profite aus dem Phosphatabbau sowohl im Königreich selber als auch in der Westsahara-Kolonie vor allem dem marokkanischen Königshaus zugute kommen (Forbes vom 17. Juni 2009: King of Rock - www.forbes.com/2009/06/17/king-morocco-phosphate-business-billionaires-royal-conflict_print.html).

Deutschland genießt noch immer hohes Ansehen in der Region und ist bereits mehrfach um Vermittlung – etwa bei der Freilassung von Kriegsgefangenen – gebeten worden. Von daher ist es aus unserer Sicht besonders schwerwiegend, wenn ein deutsches Unternehmen sich hier hemmungslos über geltendes internationales Recht hinwegsetzt.

Uns ist bekannt, dass die „Sagitta“ nicht zum ersten Mal in dieser Weise am Bruch internationalen Rechts beteiligt ist: Bereits vor mehr als einem Jahr, im März 2008, war die „Sagitta“ – damals auf Malta ausgeflaggt – auf dem Weg von Al-Aaiun, Westsahara nach Varna, Bulgarien.

Western Sahara Resource Watch (WSRW) ist ein internationaler zivilgesellschaftlicher Zusammenschluss, der den letzten Kolonialkonflikt um die Westsahara beobachtet, insbesondere die Plünderung der natürlichen Ressourcen der Kolonie, seine Beobachtungen öffentlich macht und ggf. gezielte Kampagnen durchführt, mit dem Ziel, Plünderungen der Saharakolonie zu unterbinden.

Aus den genannten Gründen fordern wir Sie auf, auf weitere Frachten aus der Kolonie zu verzichten und dies verbindlich und öffentlich zu erklären.

Mit freundlichen Grüßen

Dr. Werner Ruf,
Professor em. für Internationale und intergesellschaftliche Beziehungen und Außenpolitik

Axel Goldau
für WSRW-Germany

Kopien an:
Prof. Dr, Norman Paech, MdB – Hamburg
Niels Annen, MdB – Hamburg
Ruprecht Polenz, Vorsitzender Auswärtiger Ausschuss
Gunther Krichbaum, Vorsitzender EU Ausschuss
Thilo Hoppe, Vorsitzender Ausschuss: Wirtschaftliche Zusammenarbeit
Staatsminister im Auswärtigen Amt Gernot Erler

Le président de l'Organisation des cités et villes d'Afrique reçu au MAE



Les relations entre l'Algérie et l'Organisation des cités et villes d'Afrique (OCVA) ont fait l'objet hier d'entretien entre le directeur général du département Afrique au ministère des Affaires étrangères, M. Lounès Magramane, et le président de cette Organisation, le révérend Smangaliso Mkhatshwa. "Nous avons remercié l'Algérie pour le soutien apporté à notre organisation et exprimé notre gratitude et reconnaissance, pour cela aux autorités algériennes", a indiqué le révérend Mkhatshwa, à l'issue de l'entrevue, dans une déclaration à la presse.
Le président de l'OCVA a annoncé l'acceptation par l'Algérie de la désignation, du président de l'APC d'Alger-Centre, en tant que vice-président de l'organisation pour la région de l'Afrique du Nord, qui sera chargé de coordonner nos activités au niveau de cette région, a-t-il précisé.
"Pour son acceptation, nous tenons à apporter notre reconnaissance à l'Algérie", a-t-il souligné, émettant l'espoir que l'Algérie poursuive son appui à notre organisation". Evoquant les liens de l'organisation avec la République arabe sahraouie démocratique, il a indique que "non seulement l'OCVA reconnaît le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, mais l'an dernier, lors de notre congrès tenu à Accra (Ghana), nous avons élu un représentant du Front Polisario au sein l'organisation, pour y représenter la RASD".

Cités et Gouvernement Locaux Unis d'Afrique : L'Algérie élue à la vice-présidence




M. Tayeb Zitouni, P/APC d'Alger-Centre, élu président de la zone Afrique du Nord.
Conférence internationale des villes jumelées, les 12 et 13 décembre à Alger.

Encore une fois, l'Algérie vient de s'illustrer sur la scène internationale. L'engagement pour les causes justes et la constance dans ses positions, ont valu à la diplomatie algérienne, une autre distinction qui vient ainsi conforter le bien fondé de cette politique en symbiose avec la légalité internationale. Hier, au siège de la CNASPS, et lors d'une cérémonie solennelle, l'Algérie a été confirmé au poste de vice-président du comité de Cités et Gouvernement Locaux Unis d'Afrique (CGLUA).
Ainsi, M. Tayeb Zitouni, président de l'APC d'Alger centre devient non seulement vice –président du comité exécutif mais aussi président de la région Afrique du nord. Cette résolution a été prise, rappelons le, lors de la réunion du CGLUA tenue à Lilongwe (Malawi) le 3 avril 2009. Une nomination qui intervient à quelques mois de la tenue de la conférence internationale des villes jumelées, prévue à Alger le 12 et 13 décembre de cette année.
A ce sujet, le Président du CGLUA, M. Smangaliso Mkhatshwa (Afrique du sud), a souligné que cette distinction est « un signe de reconnaissance au rôle de l'Algérie tant sur le plan continental qu'international ».
Sur le prochain congrès international prévu à Alger, le premier responsable du CGLUA a précisé que plusieurs thèmes y seront abordés notamment ceux relatifs à la bonne gouvernance et sa signification, les OMD horizon 2015, les questions liées au sous développement.
La question du Sahara occidental ne sera pas en reste, selon les dires de ce responsable. « Le rassemblement de tous les élus locaux aura donc pour but de tracer des objectifs et de synchroniser le soutien au peuple sahraoui et à sa juste cause » a-t-il précisé.

M. T.

L'Angola préoccupé des conflits mettant en cause la sécurité internationale


Sharm El Sheikh – Le Premier ministre angolais, Paulo Kassoma, s'est dit jeudi, à Sharm El Sheik, préoccupé de l'existence de quelques conflits qui continuent à mettre en péril la stabilité de certaines régions.

Paulo Kassoma a tenu ces propos lors qu'il intervenait au XVème Sommet des Chefs d'Etat et de Gouvernement du Mouvement des Pays Non-Alignés, en représentation du Président angolais, José Eduardo dos Santos.
(...)

La situation au Sahara Occidental demande la stabilité, l'entente et une cohabitation salutaire entre les Marocains et Saharaouis, a affirmé le gouvernant angolais, appelant à observer les résolutions des Nations Unies et de l'Union Africaine.

Dans son discours à l'occasion du 15e sommet des non-alignés à Charm el Cheikh Abdelaziz Bouteflika appelle à «un nouvel ordre international»



De notre envoyé spécial à Charm el Cheikh
Youcef Salami


Dans son discours à l'occasion du 15e sommet des pays non alignés dont les travaux ont commencé hier à Charm el Cheikh, en Egypte, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, appelle à un «nouvel ordre international» qui soit au service d'un «multipartisme ouvert, transparent», s'articulant autour des principes de la Charte des Nations unies. Finalité : épargner la communauté internationale des «dérives dangereuses» dont elle a été témoin, à différentes périodes, de son histoire et pour lesquelles elle a payé et continue de payer «un fort tribut en pertes humaines et en destructions matérielles», a-t-il souligné. Le président de la République a en effet, expliqué que «seule l'action multilatérale, soutenue par une volonté politique et animée par un esprit de solidarité fondé sur un partage équitable des sacrifices et des efforts, permettront de sceller des compromis avantageux pour tous et gagner les paris cruciaux pour l'humanité, à l'instar du réchauffement climatique, du désarmement, de la non-prolifération nucléaire et de la lutte contre le fléau du terrorisme».

Le chef de l'Etat poursuivra plus loin : «Je pense également au combat du mouvement des non alignés pour l'instauration d'un nouvel ordre international fondé sur le droit et la justice et qui ne peut s'accommoder du sort aussi inhumain qu'intolérable réservé au peuple palestinien.» Abdelaziz Bouteflika a salué à ce sujet le soutient «constant apporté par les non-alignés au recouvrement par le peule palestinien de ses droits nationaux inaliénables». Ce soutien, a-t-il expliqué, revêt aujourd'hui un «caractère crucial», alors que la question palestinienne traverse la période la «plus délicate» de son histoire et au moment où le monde commence à comprendre enfin qu'«il n'y aura pas de progrès» dans le processus de paix au Proche-Orient sans des «pressions fortes» et «pleinement assumées» sur Israël en vue d'amener ses dirigeants à mettre un terme définitif à sa politique d'agression, à cesser totalement sa politique de colonisation et à respecter les accords conclus pour un retour durable à la paix dans la région.

«C'est, a-t-il noté, cette même quête de liberté qui fonde le refus de notre mouvement des situations de domination coloniale au d'occupation étrangère et son soutien indéfectible au droit des peuples à disposer librement de leur destin».

Et d'ajouter : «L'Algérie apprécie, à sa juste valeur, la position constante des non-alignés en faveur d'un règlement juste et durable du conflit du Sahara occidental qui ouvrirait au peuple de ce territoire la voie à l'exercice du droit légitime à l'autodétermination». Le président de la République réitère la position de l'Algérie sur la question sahraouie. Fidèle à ce principe intangible, l'Algérie tient à affirmer, a-t-il mentionné, une fois de plus sa «disponibilité» à poursuivre «la pleine coopération» avec les Nations unies pour aider les deux parties en conflit, le Royaume du Maroc et le Front Polisario à aboutir à une solution «politique», «mutuellement acceptable», sur la base des résolutions du Conseil de sécurité et dans le respect du peuple du Sahara occidental à disposer librement de son destin. Et le chef de l'Etat de rappeler que l'Algérie demeure «engagée» à apporter «tout l'appui nécessaire» au secrétaire général de l'ONU et à son envoyé personnel pour qu'il s'acquittent pleinement de la mission qui leur a été confiée en vertu de la résolution 1754-2007 du Conseil de sécurité.

M. Abdelaziz Bouteflika a évoqué également la réforme des Nations unies, une donnée indissociable de la démocratisation des relations internationales et à la promotion d'un système multilatéral équitable et crédible.
Autre aspect important dans le discours du président de la République, la crise financière internationale. Il a souligné dans ce chapitre que le constat unanime qui s'impose aujourd'hui est que la réponse à la gravité de cette crise «ne saurait se satisfaire de réformes conjoncturelles». Ce dont il est question maintenant, et cette crise l'a révélé au grand jour, ce sont des «changements substantiels» porteurs d'une «véritable» logique de développement «en phase» avec les incontournables réalités économiques, a expliqué le chef de l'Etat, qui a ajouté que ce dont il s'agit également, c'est «une rupture» avec les approches «partielles» et «superficielles» suivies jusque-là… La marginalisation qui touche nos pays et leur exclusion des sphères où sont prises les décisions qui commandent la conduite de la politique économique mondiale ne peuvent raisonnablement continuer. Abdelaziz Bouteflika a mis également en relief, le fait que le 15e sommet des non-alignés «réaffirme» avec force les «engagements politiques» du mouvement en faveur d'une prise en charge «solidaire», «adéquate» et «concrète» des défis auxquels nous sommes individuellement ou collectivement confrontés. La réunion au sommet de Charm el Cheikh a été ouverte par un long discours aux accents critiques à l'égard des puissances occidentales, les Etats-Unis, en tête, fait par le Président cubain, Raul Castro en sa qualité de président sortant du mouvement. Le chef d'Etat cubain s'est attardé sur l'embargo imposé par Washington à son pays le qualifiant «d'injuste». Il a par ailleurs noté que l'on doit trouver, avec les efforts de tous les pays, des «solutions durables» à la crise financière qui, selon lui, affecte «plus les pays pauvres que les pays développés». Il dira à ce propos, alors que les budgets de l'armée dans beaucoup de pays développés ne cessent d'augmenter, «mille millions de pauvres» sont enregistrés dans le monde. Raul Castro a appelé à un «nouvel ordre financier mondial».

Un Conseil de sécurité et de paix pour les non-alignés

Au sujet de l'évolution des pays non alignés, il a relevé que le mouvement «gagne en devenir», que la loi internationale est «un outil pour le faire avancer», recommandant que l'organisation doit être «présente dans tous les forums internationaux». Et, qu'il continue à «défendre les intérêts» de ses membres dans les instances internationales. Raul Castro a déclaré également qu'il faut préserver la paix dans le monde, que le MPNA «n'aura accompli sa mission que lorsque la Palestine, ainsi que tous les pays vivant sous occupation, auront recouvré leur souveraineté». Le président sortant du MPNA a en outre évoqué la nécessaire réforme des Nations unies. Cuba préside le mouvement des non-alignés depuis 2006, date à laquelle s'est tenue le 14e sommet de l'organisation. Depuis hier, le mouvement est sous présidence égyptienne pour trois ans. Lors de sa prise de parole, Hosni Moubarak a dressé un constat du mouvement, un tableau de la situation dans laquelle ont évolué les non-alignés sur six décades.

Il a également mis en relief les défis qui attendent l'organisation.

Le président égyptien a estimé que le thématique -«solidarité pour une paix et un développement international» -choisie pour ce 15e sommet «sied» au contexte d'aujourd'hui. Et, selon lui, la paix et le développement, il faut aller les chercher dans «l'union», dans la «solidarité». Hosni Moubarak a appelé à un nouvel ordre mondial, «juste et équitable». Et d'ajouter que dans notre mouvement, on veut un «développement et une meilleure vie» pour nos peuples, assurant que l'Egypte reste «fidèle à sa ligne de conduite» et qu'elle continue à «œuvrer à promouvoir» l'organisation dont elle est membre et à en «défendre les intérêts». Il a affirmé que ce 15e sommet est une belle occasion pour «redynamiser» le MPNA. Lors de son intervention devant ce sommet, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, s'exprimant en arabe dialectal, s'est élevé contre le Conseil de sécurité, contre son mode de fonctionnement. Sans ambages, le leader libyen a déclaré que le Conseil de sécurité des Nations unies, «ne nous représente pas» et qu'il est «monopolisé» par les pays qui en sont membres permanents. Pourtant, a-t-il expliqué, les non-alignés «sont majoritaires» aux Nations unies. C'est pourquoi, il formule que le mouvement des non-alignés doit se doter d'un conseil de «sécurité et de paix» chargé de résoudre les «conflits» entre pays membres du mouvement. Cette proposition soumise à l'appréciation des ministres des Affaires étrangères des Etats non alignés, en réunion préparatoire, mardi 14 juillet, n'a cependant pas été retenue. Les diplomates des non-alignés ont, toutefois, souhaité que la proposition dont il est question, soit «davantage étudiée». Le leader libyen ne semble pas avoir abandonné la partie, ayant insisté au cours de son intervention d'hier sur le fait que les pays non alignés doivent avoir leur propre conseil de sécurité. «Je souhaite que l'on parle d'une seule voix au sein de mouvement», a-t-il dit. Pour un Conseil de sécurité de l'ONU plus représentatif, plus équilibré, Mouammar El Kadhafi propose que l'Afrique et l'Amérique s'y fassent représenter par des pays à titre permanent. Il a en outre recommandé que «cessent d'exister les bases militaires qu'abritent des pays membres de l'Organisation des pays non alignés, que les anciennes puissances coloniales indemnisent les pays colonisés». Le leader libyen a appelé à un «nouvel ordre économique». Le mouvement des non alignés a été fondé en 1955 par Nasser, Tito, Soekarno et Nehru, en pleine guerre froide. Depuis, le monde s'est métamorphosé, son mode de fonctionnement, aussi bien politique qu'économique, a profondément changé. Est-ce pour autant que le mouvement doit être remis en cause ? L'essence du mouvement était que les non-alignés s'opposent aux grandes puissances. Cette équidistance vis-à-vis de Washington et Moscou, le mouvement arrive-t-il à la maintenir au fil des années ? Cependant, la réalité est que le MPNA avait, et il en a encore, des adhérents qui étaient complètement dans le giron de l'un ou l'autre bloc. Des pays membres du mouvement sont franchement alignés sur les positions prônées et voulues par les meneurs du monde. Le mouvement est devenu une organisation hétéroclite qui ne sert pas réellement les intérêts de ses membres. Et les principes et les fondements sur lesquels il a été édifié ont été piétinés par bien des membres. Aujourd'hui, l'organisation est à la recherche d'un nouveau souffle, d'une nouvelle dynamique, essayant de participer à la marche du monde. C'est un des points essentiels sur lequel ont insisté les leaders du MPNA, hier, premier jour du sommet.

Bouteflika s'entretient avec le Colonel El Gueddafi, les Présidents Amadou Toumani Touré et Ali Abdallah Salah


Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, s'est entretenu, hier à Charm El Cheikh, avec le Guide de la Révolution libyenne, le Colonel Maâmar El Gueddafi, en marge du 15e sommet du Mouvement des pays non-alignés.
L'entretien, qui s'est déroulé à la résidence du Guide libyen, a été élargi, par la suite, au Président malien, M. Amadou Toumani Touré, et ensuite au Chef de l'Etat yéménite, M. Ali Abdallah Salah
Ces entretiens se sont déroulés à la résidence du Colonel El Gueddafi en marge des travaux du 15e sommet du Mouvement des pays non-alignés.
Le Chef de l'Etat a eu un entretien avec le Colonel El Gueddafi peu après son arrivée, mardi dernier, à Charm El Cheikh.

Le Président Abdelaziz Bouteflika, qui prend part aux côtés de ses homologues participants à la quinzième conférence des pays non-alignés qui se déroule depuis hier à Charm El Cheikh en Egypte, a réitéré, dans un pertinent discours, les principes qui fondent sa politique extérieure en s'attardant sur nombre de questions intéressant les relations internationales, la paix et la sécurité collective, le rôle des institutions internationales, et rappelle sa vision quant au règlement pacifique des conflits, laquelle vision est bâtie sur ses principes immuables.
L'Algérie, qui a toujours été à l'avant-garde dans la revendication d'un monde équitable et plus juste, est aujourd'hui confortée dans toutes ses convictions de la nécessité d'aller vers une approche qui épargnerait des situations dramatiques aux pays en développement.
Le Président Abdelaziz Bouteflika a, dans ce sens, mis en garde contre les effets de la crise économique, si cette dernière ne venait pas à être traitée avec la synergie des efforts de tous. C'est dans cet esprit que le Président de la République suggère une autre logique économique qui soit en phase avec la nouvelle donne et à la dimension des grands défis qu'imposent les changements intervenus dans le monde, pour appeler carrément à rompre avec les approches qui ont montré leur limite et qui sont à l'origine des dysfonctionnements du système économique et financier international, décrié depuis toujours par l'Algérie et par le Mouvement des pays non-alignes. Ce sont à l'évidence ces considérations qui confortent la vision du Président de la République qui estime à juste titre que la marginalisation qui touche nos pays et leur exclusion des sphères de décisions qui commandent la conduite de la politique économique mondiale ne peuvent raisonnablement continuer. En effet, dans un contexte mondial marqué par la globalisation, la participation de nos pays au processus de réflexion et de reconfiguration des relations économiques internationales est non seulement un droit, mais aussi une exigence de bon sens.
En d'autre termes, c'est là l'expression claire et dans le droit fil de sa vision du monde, par l'Algérie, d'un ordre économique mondial qui n'entraverait pas les politiques de développement et compromettrait les Objectifs du millénaire pour le développement, voire l'aspiration à la paix et à la sécurité collective.
Au-delà de cette revendication d'un nouvel ordre international qui garantit le progrès partagé, le Président de la République ne pouvait pas ne pas saisir l'occasion pour réitérer aussi avec force et conformément à son engagement inconditionnel en faveur des causes justes et notamment le soutien au peuple palestinien dans sa lutte pour le recouvrement de ses droits inaliénables. Ce soutien, estime le Président de la République, revêt aujourd'hui un caractère crucial, alors que la question palestinienne traverse la période la plus délicate de son histoire et au moment où le monde commence à comprendre enfin qu'il n'y aura pas de progrès dans le processus de paix au Moyen-Orient sans des pressions fortes et pleinement assumées sur Israël, en vue d'amener ses dirigeants à mettre un terme définitif à sa politique d'agression, à cesser totalement sa politique de colonisation et à respecter les accords conclus pour un retour durable de la paix dans la région.

Le Chef de l'Etat a réitéré aussi la disponibilité de l'Algérie à contribuer au règlement du conflit qui oppose le Royaume du Maroc et le Front Polisario dans le respect de la légalité internationale que l'Algérie érige en principe intangible.

Dans la matinée, les représentants des pays non-alignés, qui se réunissent depuis hier dans la station balnéaire égyptienne de Charm El Cheikh pour un 15e sommet, ont orienté le débat sur le thème central de la Conférence portant sur la solidarité internationale pour la paix et le développement, cela, sans pour autant occulter l'impératif de redynamiser l'action du Mouvement. Il va sans dire que le fait que les conditions qui ont présidé à sa création, en pleine guerre froide, il y a cinq décennies, ne sont plus les mêmes aujourd hui, signifie que le Mouvement est voué à la disparition. Les mutations opérées dans le monde imposent aux pays en développement beaucoup de défis qu'il faut relever de concert et à l'ombre d'un authentique partenariat international, d'autant plus que les principes, les vues ainsi que les fondements du Mouvement sont toujours d'actualité. C'est du moins ce que montrent toutes les interventions qui laissent aussi transparaître une volonté forte de donner au Mouvement des non-alignés une impulsion de nature à intégrer au mieux les pays en développement et prétendre à participer à la prise de décision.
Les interventions ayant marqué les travaux de la première journée s'apparentent à une revendication franche d'un nouvel ordre mondial qui ne léserait pas les pays du Sud, dont le développement se trouve compromis par la crise économique.
La conférence, dont la présidence sera assurée par le Président égyptien Hosni Moubarak pour une durée de trois années, adoptera aujourd'hui la déclaration de Charm El Cheikh, laquelle tranchera les questions liées au développement du Mouvement ainsi qu'un document final consacrant les positions du 15e sommet sur les questions internationales et régionales.

Saïd Lamari

BOUTEFLIKA ABORDE LE CONFLIT DU SAHARA OCCIDENTAL À CHARM EL CHEIKH «Il faut une solution juste et durable»


L'Algérie réitère sa disponibilité à aider les deux parties au conflit, le Royaume du Maroc et le Front Polisario, à aboutir à une solution politique.

L'Algérie réaffirme son attachement et sa fidélité à son «principe intangible» qui défend le droit légitime du peuple sahraoui à l'autodétermination.

A l'occasion du 15e Sommet des non-alignés qui se tient, hier et aujourd'hui, à Charm El-Cheikh en Egypte, Abdelaziz Bouteflika, président de la République, a indiqué que l'Algérie apprécie, «à sa juste valeur», la position constante du Mouvement des pays non-alignés en faveur d'un règlement «juste et durable» du conflit du Sahara occidental.
Dans une allocution prononcée à l'occasion, le chef de l'Etat a réitéré que le règlement de ce conflit «ouvrirait au peuple de ce territoire la voie à l'exercice de son droit légitime à l'autodétermination», a rapporté l'APS. Pour M.Bouteflika, l'Algérie réaffirme sa disponibilité entière à coopérer avec les Nations unies «pour aider les deux parties au conflit, le Royaume du Maroc et le Front Polisario, à aboutir à une solution politique, mutuellement acceptable, sur la base des résolutions du Conseil de sécurité et dans le respect du droit du peuple du Sahara occidental à disposer librement de son destin».
Par la même occasion, le président de la République affirme que l'Algérie est déterminée comme à son habitude à apporter son soutien et l'appui nécessaire au secrétaire général, Ban Ki-moon, de l'ONU et à son envoyé personnel, M.K.Ross pour qu'ils s'acquittent pleinement de la mission qui leur a été confiée en vertu de la résolution 1754 (2007) du Conseil de sécurité.

Revenant sur le Mouvement des non-alignés, le chef de l'Etat a estimé que le MNA se doit de rester à l'avant-garde de la promotion d'un nouvel ordre international porteur d'un multilatéralisme novateur, fait d'ouverture réciproque, de compréhension mutuelle et de solidarité active.
«En ces temps manifestement difficiles, où les doutes et les désillusions continuent de contrarier la quête des idéaux de paix et de développement, le Mouvement des non-alignés se doit de rester à l'avant-garde de la promotion d'un nouvel ordre international porteur d'un multilatéralisme novateur», a t-il affirmé. Devant les 188 chefs d'Etat et de gouvernements, M.Bouteflika a rappelé que le non-alignement reste un élément fondateur de la politique étrangère de l'Algérie.
L'Algérie, a-t-il dit, «qui a toujours cru en la pertinence du rôle joué par le Mouvement des non-alignés, se réjouit naturellement de le voir aujourd'hui particulièrement engagé dans sa double vocation de concertation et de solidarité et toujours porteur de nos aspirations communes à l'avènement d'un monde meilleur».
«Elle se réjouit également de voir ses rangs davantage renforcés et la participation à ses rencontres sollicitée, comme en témoigne le nombre de plus en plus important de pays et d'organisations qui assistent, en qualité d'observateurs, à nos travaux».
Le Président Bouteflika a précisé, à ce propos, que les positions du Mouvement des non-alignés «sont dictées par le souci primordial de préserver la paix et la sécurité internationales, comme elles sont mues par le désir profond de voir les conditions d'une prospérité partagée réunies pour le bien de l'ensemble de la communauté internationale».
Les participants à ce sommet, ont plaidé pour un nouvel ordre politique et économique mondial devant assurer une participation effective des pays du Mouvement dans la prise de décisions et prenant en considération leurs propres préoccupations.
Ils ont insisté également sur la solidarité internationale comme vecteur essentiel pour la restauration de la paix et la réalisation des objectifs du développement de façon à répondre au mieux aux nouvelles exigences du contexte international actuel.
Ayant procédé à l'ouverture des travaux, le président du Conseil d'Etat cubain, M.Raul Castro, a demandé que le nouvel ordre mondial prenne en considération les conditions particulières dans lesquelles évoluent les pays en développement, soulignant l'importance de la mise en place d'un nouveau système pour la référence monétaire à même d'être à l'abri de toute instabilité économique.

Tahar FATTANI

Le président Bouteflika: l'Algérie apprécie la position des non-alignés en faveur d'un règlement du conflit du Sahara occidental


CHARM EL CHEIKH (Egypte) -
Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a indiqué, mercredi à Charm El-Cheikh, que l'Algérie apprécie, "à sa juste valeur", la position constante du Mouvement des pays non-alignés en faveur d'un règlement "juste et durable" du conflit du Sahara Occidental. Le président Bouteflika a indiqué, dans une allocution à l'occasion du 15eme sommet du Mouvement des pays non-alignés, que le règlement de ce conflit "ouvrirait au peuple de ce territoire la voie à l'exercice de son droit légitime à l'autodétermination".
Le chef de l'Etat a réaffirmé, dans ce sens, la disponibilité de l'Algérie, "fidèle à ce principe intangible", à "poursuivre sa pleine coopération avec les Nations unies pour aider les deux parties au conflit, le Royaume du Maroc et le Front Polisario, à aboutir à une solution politique, mutuellement acceptable, sur la base des résolutions du Conseil de sécurité et dans le respect du droit du peuple du Sahara occidental à disposer librement de son destin".
"A cet égard, mon pays demeure engagé à apporter tout l'appui nécessaire au Secrétaire général de l'Onu et à son envoyé personnel pour qu'ils s'acquittent pleinement de la mission qui leur a été confiée en vertu de la résolution 1754 (2007) du Conseil de sécurité", a assuré le chef de l'Etat.
Evoquant, par ailleurs, la réforme de l'ONU, le président de la République a estimé que cette réforme "ne sera ni complète ni satisfaisante sans un largissement du Conseil de sécurité pour qu'il soit plus représentatif et sans la révision substantielle de ces méthodes de travail pour qu'il soit plus transparent et plus efficace".
Mettant en valeur la "place centrale" que ce Conseil occupe dans le système de sécurité collective institué par la Charte de l'Onu, le chef de l'Etat
a soutenu que sa réforme "est à la fois nécessaire et importante" pour faire en sorte qu'il "puisse agir le plus efficacement et de la manière la plus équitable, dans l'intérêt de la paix et de la sécurité internationales".

OUVERTURE HIER À CHARM EL CHEIKH DU 15E SOMMET DU MOUVEMENT DES NON-ALIGNÉS Allocution du président Bouteflika


Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a prononcé, hier à Charm El-Cheikh, une allocution lors du 15e sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du Mouvement des pays non-alignés, dont voici le texte intégral :

«Monsieur le Président et Cher Frère, Excellences, Mesdames et Messieurs,
(...)
C'est cette même quête de liberté et justice qui fonde le refus de notre Mouvement des situations de domination coloniale ou d'occupations étrangères et son soutien indéfectible au droit des peuples à disposer librement de leur destin.
L'Algérie apprécie, à sa juste valeur, la position constante Mouvement des non-alignés en faveur d'un règlement juste et durable du conflit du Sahara Occidental qui ouvrirait, au peuple de ce territoire, la voie à l'exercice de son droit légitime à l'autodétermination.
Pour ce qui la concerne, l'Algérie, fidèle à ce principe intangible, tient à réaffirmer, une fois de plus, sa disponibilité à poursuivre sa pleine coopération avec les Nations-Unies pour aider les deux parties au conflit, le Royaume du Maroc et le Front Polisario, à aboutir à une solution politique, mutuellement acceptable, sur la base des résolutions du Conseil de sécurité et dans le respect du droit du peuple du Sahara Occidental à disposer librement de son destin.
A cet égard, mon pays demeure engagé à apporter tout l'appui nécessaire au Secrétaire général de l'Onu et à son envoyé personnel pour qu'ils s'acquittent pleinement de la mission qui leur a été confiée en vertu de la résolution 1754 (2007) du Conseil de sécurité.
(...)
Ce qui est loin d'être le cas malheureusement aujourd'hui comme l'attestent la tension qui persiste au Moyen-Orient, l'insécurité qui prévaut tout autour des côtes somaliennes, les hésitations et les incohérences qui compliquent la crise du Darfour, les difficultés qui entravent la normalisation de l'Afghanistan et le caractère inédit de la situation que connaît le Kosovo.