sábado, 2 de maio de 2009

Le peuple sahraoui est réprimé parce qu'il revendique son droit à disposer de lui-même" (juriste)


Paris, Le juriste français Roland Weyl, membre des associations "Droit et Solidarité" et des juristes démocrates (AIJD), a estimé mercredi que "si les droits fondamentaux des Sahraouis sont réprimés aujourd'hui par le Maroc, c'est parce qu'ils revendiquent un droit fondamental, celui des peuples à disposer d'eux-mêmes, proclamé par la Charte des Nations unies".

"Cette répression n'est pas seulement dirigée contre tel ou tel individu dans ses droits personnels mais (constitue aussi) une violation de son droit fondamental, du droit de son peuple", a indiqué l'avocat, dans une déclaration à la presse, en marge de la rencontre qu'il a eue avec des membres de la délégation du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), qui se trouve actuellement à Paris.

D'autre part, Roland Weyl a souligné le lien indissociable entre droits politiques et droit des peuples à disposer de leurs ressources naturelles.
"Il est évident qu'il n'y a pas de droits politiques des peuples si ces derniers ne sont pas maîtres de leur économie", a-t-il fait remarquer, rappelant que "l'ONU avait proclamé, en 1971, le droit des peuples à disposer de leurs ressources naturelles car, il n'y avait pas de possibilités, notamment pour les Etats nouvellement libérés du colonialisme, d'être des Etats politiquement maîtres de leurs affaires s'ils n'avaient pas la maîtrise de leurs moyens économiques".

Dans ce contexte, il a souligné "les convoitises du Maroc sur le Sahara occidental qu'il occupe depuis plus de trois décennies". Le juriste a rappelé que "l'ex-secrétaire général de l'ONU, Perez De Cuellar, qui avait créé toutes sortes de difficultés autour de la question du Sahara occidental, avait été nommé, après la fin de son mandat, PDG (de l'entreprise) des phosphates au Maroc".

La rencontre avec la délégation du CNASPS a été une occasion de passer en revue les activités menées dans le cadre de la solidarité avec le peuple sahraoui et les perspectives d'une coordination des efforts en vue d'actions à l'échelle internationale. Mme Sahli Maya, juriste et membre de la délégation algérienne, a insisté sur "la nécessité de jeter des passerelles de communication et créer des relais dans le cadre des actions juridico-politiques".

France Weyl, également juriste et militante des droits de l'Homme, a exposé les actions menées par "Droit et Solidarité", en assistant aux procès des Sahraouis jugés dans les territoires occupés pour leurs activités militantes, en dénonçant les atteintes aux droits de l'Homme et en prenant part aux manifestations de solidarité avec le peuple sahraoui en France et à l'étranger.

Elle a insisté sur la nécessité de "coordonner les actions avec d'autres pays" et de "multiplier les actions pour sensibiliser l'opinion publique française sur la situation dramatique dans les territoires occupés sahraouis".

Roland Weyl avait rappelé auparavant que "le soutien et la solidarité avec la cause sahraouie sont des positions de principe". Il a lancé une invitation à l'association des juristes sahraouis pour prendre part au 17ème congrès de l'AIJD, prévu du 6 au 10 juin prochain à Hanoï (Vietnam) afin de porter la voix du peuple sahraoui sur la scène internationale et de plaider sa juste cause nationale.

Pour sa part, le représentant du Front Polisario en France, M. Mansour Omar, a considéré que la visite de la délégation du Comité national algérien de soutien au peuple sahraoui (CNASPS) en France, est une "bonne opportunité pour coordonner les actions avec les composantes du mouvement de solidarité français avec le peuple sahraoui".

"Des actions conjointes peuvent être menées en vue de donner une meilleure visibilité à la cause sahraouie en France", a-t-il ajouté, estimant que "tous ces efforts auront des impacts positifs à moyen terme sur la cause sahraouie et la sensibilisation de l'opinion publique française".

Le président de la République interpelle Ban Ki-Moon pour sauver la vie d’une famille en grève de la faim


Bir Lahlou (territoires libérés), Le président de la République, Secrétaire général du Front Polisario, M. Mohamed Abdelaziz, a interpellé le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon à "intervenir d'urgence pour sauver la vie des membres de la famille du défenseur sahraoui des droits de l'homme, Hammadi Ahmeidi, en grève de la faim depuis plus d’une semaine.


"L’ Etat marocain doit assumer sa responsabilité face à ses pratiques d'intimidation et de représailles contre les citoyens sahraouis pour avoir défendu, de manière pacifique et civilisée les valeurs , les idéaux, les principes et les résolutions de l'Organisation des Nations Unies", a écrit M. Abdelaziz dans sa lettre au SG de l’ONU, dont une copie est parvenue à SPS.

Il a également appelé l'Organisation des Nations Unies à faire le maximum des efforts et de prendre toutes les mesures appropriées pour la libération immédiate de Yahya Mohamed Al Hafedh et tous les prisonniers politiques sahraouis, réitérant son appel à faire toute la lumière sur le sort de plus de 500 disparus civils et 151 prisonniers de guerre sahraouis aux mains du Maroc.

Dans ce contexte, M. Abdelaziz a en outre réitéré sa demande pour doter la mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) d’un mécanisme pour la protection et le contrôle des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara occidental.

L'Algérie: pour une solution sur la base des résolutions du Conseil de sécurité et dans le respect du droit du peuple sahraoui (diplomate)


La Havane, Le ministre algérien chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Msahel a affirmé que "l'Algérie apprécie le soutien constant apporté par le Mouvement des non-alignés aux Nations unies en vue de parvenir à un règlement juste et durable du conflit au Sahara occidental devant permettre au peuple de ce territoire l'exercice de son droit à l'autodétermination", a-t-il indiqué.

"Pour ce qui la concerne, l'Algérie, fidèle à ce principe intangible et consciente des devoirs que lui imposent les liens de fraternité et de voisinage, réaffirme une fois de plus sa disponibilité à poursuivre sa pleine contribution aux efforts de l'ONU pour aider les deux parties en conflit, le royaume du Maroc et le Front Polisario, à aboutir à une solution politique mutuellement acceptable sur la base des résolutions du Conseil de sécurité et dans le respect du droit du peuple du Sahara occidental à disposer librement de son destin", a-t-il précisé.

Par ailleurs, l'Algérie interpelle la communauté internationale, dont les non-alignés, devant les violations des droits de l'homme commis par les autorités marocaines dans les territoires sahraouis occupés, "clairement attestées par des délégations parlementaires et des organisations non-gouvernementales".

"Parce qu'il y va du respect de la dignité humaine à laquelle notre mouvement a toujours attaché une importance fondamentale, nous devons également contribuer à mettre fin à cette situation de déni de justice et de liberté", a-t-il souligné.

La famille de Bachir Hamidi poursuit sa grève de la faim


Zaag (Sud du Maroc), La famille de Bachir Hamidi poursuit sa grève de la faim qu’elle avait entamé il y a 8 jours en protestation à la suspension du salaire du père de la famille, en raison des activités de son fils en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui, a rapporté le correspondant de la SPS sur place.

L’état de santé des membres de la famille commence à se détériorer, notamment le père qui souffre d’une paralysie partielle et d de l’hypertension, ainsi que la maman souffre elle aussi des maladies chroniques en raison de cette grève de la faim, a précisé la même source.

A cet égard, l'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH) section Assa-Zaag a appelé l'Etat marocain à assumer ses responsabilité des conséquences de la détérioration de la santé des grévistes de la faim, appelant à l'ouverture d’un dialogue sérieux et franc avec cette famille autour de ses revendications légitimes.

Par ailleurs, les prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines de "Tiznit, Taroudant, Boulemharz, Benslimane et Keniitra" ont déclaré lundi une grève de la faim, en solidarité avec leurs compatriotes en grève de la faim depuis plus de trois semaines dans les prisons d’Inzegan et Ait Melloul (Maroc.

Le président de la République félicite son homologue équatorien pour sa victoire aux élections présidentielles


Bir Lehlu (territoires libérés), Le président de la République, Mohamed Abdelaziz a adressé un message de félicitations au président de la République de l’Equateur, Rafael Correa, après avoir remporté les élections présidentielles du dimanche dernier.

"A cette occasion, je tiens à vous exprimer, au nom du peuple sahraoui et de Gouvernement de la RASD et en mon nom personnel, les plus sincères félicitations et les meilleurs vœux, ainsi qu’au peuple de la République sœur, vous souhaitant plus de victoires dans la voie du changement ", a écrit le président de la République dans une lettre à son homologue équatorien, parvenue à SPS.

"Cette victoire réaffirme une nouvelle fois, un engagement et l'appui de la majorité des Équatoriens aux projets politique, social et économique, mis en place dans cette République sœur, après votre élection à sa Présidence", a ajouté le président de la République.

M. Abdelaziz a enfin réaffirmé la volonté de la RASD à "continuer d'œuvrer pour consolider les liens d'amitié et de solidarité qui unissent nos peuples et nos Gouvernements".

AI appelle le Conseil de sécurité à soutenir la surveillance indépendante des droits de l'homme au Sahara occidental


Londres, Amnesty international (AI) a appelé mardi les membres du Conseil de sécurité à inclure la protection et le contrôle des droits de l’Homme au Sahara occidental au sein de la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO), dont son mandat doit être renouvelé vendredi prochain.

AI estime que la "surveillance indépendante de la situation des droits humains au Sahara occidental annexé par le Maroc en 1975, et dans les camps de réfugiés sahraouis, près de Tindouf (sud-ouest de l'Algérie), est "une partie intégrante des droits de l'homme devant garantir la protection des populations" , selon une lettre adressée au Conseil de sécurité parvenue à SPS.

"L'inclusion d'un volet de surveillance des droits de l'homme dans le mandat de la MINURSO est une étape essentiel le vers la résolution de ce problème", a précisé Amnesty international.

Depuis le déploiement de la MINURSO en Septembre 1991, Amnesty International avait demandé à inclure la surveillance des droits humains au mandat de cette mission, en raison de la persistance de violations des droits de l'homme au Sahara occidental, a déploré AI.

Elle avait auparavant exprimé à plusieurs reprises ses préoccupations au sujet des graves violations des droits humains au Sahara Occidental, les centres secrets de détention arbitraire, la torture et les mauvais traitements, les décès en détention et d'exécutions extrajudiciaires, rappelle-t-on.

"Paris doit agir pour l’application des résolutions de l’ONU concernant le Sahara occidental" (élu)


Paris, Le maire de Vitry-sur-Seine, Alain Adoubert, a plaidé pour " un rapport de force et un mouvement d’opinion pouvant pousser le Gouvernement français à agir auprès des instances internationales pour une application des résolutions onusiennes sur le Sahara occidental".

"Aujourd’hui, il est essentiel de voir comment contribuer à un rapport de force et à un mouvement d’opinion pouvant pousser le Gouvernement à agir auprès des instances internationales pour que les résolutions adoptées sur le Sahara occidental soient réellement appliquées et qu’on puisse avancer vers un droit à l’autodétermination du peuple sahraoui ", a déclaré à la presse, cet élu, à l’issue de la rencontre qu’il a eu, mardi en fin d’après-midi, avec la délégation du Comité national algérien de soutien avec le peuple sahraoui (CNASPS).

Le maire de Vitry-sur-Seine, dont la collectivité entretient des relations de solidarité avec le peuple sahraoui depuis des années, a déploré le fait que le Gouvernement français " continue à avoir les mêmes positions vis-à-vis du Maroc avec lequel il entretient depuis longtemps des relations privilégiées".

"Nous ne pouvons accepter ce rapport de domination sur le peuple sahraoui, tout comme nous rejetons cette colonisation", a-t-il ajouté, estimant que "la France a des moyens de faire pression pour contraindre le Maroc à respecter la légalité internationale et les résolutions de l’ONU".

Il a déploré, par ailleurs, le fait que le Chef d’Etat français qui a assuré durant six mois la présidence de l’UE n’ait pas "entrepris dans ce cadre une action pour que le Gouvernement marocain mette en œuvre le droit international et les résolutions onusiennes".

"La situation n’évolue pas dans le bon sens, alors que le peuple sahraoui, notamment dans les territoires occupés est soumis à une répression féroce", a encore estimé le maire de Vitry-sur-Seine , soulignant "la nécessité de faire appliquer les résolutions de la communauté internationales pour répondre au droit légitime de ce peuple à l’autodétermination".

Dans ce sens, il a estimé "indispensable l’organisation d’un vrai référendum qui décidera du devenir des sahraouis, dernier peuple colonisé d’Afrique".

Série d’activités de la délégation du CNASPS à Paris


Paris, La délégation du comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS) a eu mardi après-midi à Paris, une série de rencontres avec des responsables français dans le cadre de sa tournée d’information et de sensibilisation en France.

Reçue par le responsable des relations internationales du PCF, Jacques Fath, la délégation du CNASPS, conduite par son président Mahrez Lamari, a saisi cette opportunité pour expliquer l’objectif de sa tournée, consistant à étudier la contribution de la société civile française, des défenseurs des droits de l’homme et des milieux solidaires avec la cause sahraouie, à une meilleure visibilité et compréhension de ce problème de décolonisation qui perdure depuis plus de trois décennies.

''Il s’agit également de susciter un mouvement pouvant exercer des pressions sur les décideurs français afin qu’ils s’inscrivent dans le cadre de la légalité internationale et du droit international '', a expliqué le président du CNASPS, rappelant que la France a toujours voté les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, tout en encourageant dans les faits l’entêtement du Maroc à rejeter toute solution conforme au droit international.

''Nous défendons ouvertement la cause sahraouie, comme nous l’avons fait pour d’autres pays. Le droit des peuples à leur autodétermination, au recouvrement de leurs territoires spoliés sont des principes et des valeurs nobles que nous défendons'', a-t-il ajouté.

Jacques Fath a, pour sa part, souligné la nécessité "d’exiger le respect du droit international et de l’application des résolutions de l’ONU », soulignant que sa formation politique « participera à toutes actions humanitaires et de solidarité".

Le vice-président du CNASPS, Saïd Layachi, a expliqué que les formations politiques françaises peuvent contribuer à une meilleure connaissance de la cause sahraoui en dénonçant les violations quotidiennes et atteintes aux droits de l’homme commises par les forces marocaines contre le peuple sahraoui dans les territoires occupés.

Ces violations ont été consignées dans les rapports de l’ONG "Human Rights Watch" et de la commission européenne "Ad-hoc".

Le même responsable a également indiqué que ces mêmes formations peuvent tirer la sonnette d’alarme sur la situation alarmante des réfugiés sahraouis vivant grâce à l’aide et à l’assistance internationales et dénoncer l’alignement de la France sur les thèses marocaines.

Au niveau de la mairie de Vitry-sur-Seine, la délégation du CNASPS a eu des discussions fructueuses avec le premier magistrat de la ville, Alain Audaubert, qui a réaffirmé sa solidarité "constante et indéfectible" avec la cause sahraouie.
Il a rappelé que sa mairie est l’une des rares a entretenir des relations d’amitié et de solidarité avec ce peuple en lutte pour sa liberté et son indépendance.

La mairie de Vitry-sur-Seine accueille notamment, chaque année au niveau de ses centres de vacances, de centaines d’enfants des camps de refugiés.
Alain Audaubert a assuré à la délégation du CNASPS de sa disponibilité, en collaboration avec le mouvement associatif local, à prendre part à toutes les initiatives pour faire connaître la question sahraouie et à renforcer les liens de solidarité et de coopération.

''Il est nécessaire de définir les voies et moyens pour que l’opinion française puisse exercer des pressions sur ses décideurs afin qu’ils changent de politique et qu’ils œuvrent dans le sens de la légalité et du droit international'', a-t-il indiqué.

La délégation du CNASPS a ensuite rencontré des membres de l’Association des amis de la RASD (AARASD), l’une des ONG françaises les plus actives dans le domaine de la solidarité avec le peuple sahraoui. Elle a été, en collaboration avec d’autres associations, à l’origine de l’organisation, samedi dernier, d’un rassemblement de solidarité à Paris.

Une ONG espagnole interpelle le président français sur le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination



Madrid, Une ONG espagnole de soutien à la cause sahraouie a interpellé mardi le président français, Nicolas Sarkozy, sur le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, soulignant que le "consensus" avec l’Espagne, sur cette question, entraîne des "conséquences et des résultats pervers" contre ce droit.

"Aucune stratégie ou jeu politique d’Etat ne peut occulter la légitimité et le droit international concernant le peuple sahraoui sans conséquences et responsabilités", a affirmé la Coordination espagnole de soutien au peuple sahraoui (CEAS), dans une lettre ouverte au président français, Nicolas Sarkozy, à l’occasion de sa visite d’Etat en Espagne.

Pour la CEAS, qui regroupe près de 200 associations solidaires avec le peuple sahraoui, "il n’y a pas de +grandeur+ qui se construit en justifiant ou légitimant l’illégalité ou qui conditionne la justice aux intérêts de la Méditerranée, de l’Europe, y compris du monde développé et encore moins de tout autre pays comme la France ou l’Espagne".

"Cette politique de mépris à l’égard de la légalité pour prétendre imposer un faux +accord+ préconçu dans les bureaux et dans les chancelleries, à savoir l’autonomie, n’a pas de fondement, contredit les accords internationaux ainsi que la volonté manifeste des Sahraouis et le souhait du peuple espagnol de voir garanti l’avenir de la population sahraouie sur la base de l’exercice du droit à l’autodétermination", poursuit la CEAS.

Le consensus politique entre l’Espagne et la France sur la question du Sahara occidental "pourrait avoir, dans ce cas, des conséquences et des résultats pervers s’il fait sienne des solutions contraires au droit, à la volonté légitime de la population sahraouie ou à l’opinion des citoyens sur lesquels s’appuie la légitimité démocratique de ses gouvernements", lit-on encore dans la lettre.

La CEAS a dénoncé, par ailleurs, le "silence coupable" avec lequel les deux pays assument les réitérées et publiques dénonciations des violations des droits de l’homme contre la population sahraouie commise par le Maroc".

Elle a également dénoncé le veto français au Conseil de sécurité "contre toute résolution donnant une légitimité à la résistance de la population sahraouie face à son envahisseur, ou la défendant devant les constantes violences auxquelles elle est soumise de la part des autorités, des corps de polices et de sécurité du Maroc".

L’ONG, qui a dénoncé aussi le "mur de la honte" qui sépare le peuple sahraoui, a reproché aux deux pays de contribuer à "le renforcer et le rehausser dans la conscience des hommes" avec "leurs politiques erronées, leur jeu de demi-vérité et de fausses volontés de règlement (du conflit)".

La coordination a appelé, encore une fois, le Gouvernement espagnol à avoir une "plus grande présence et davantage de poids dans la véritable recherche de solutions pour un conflit, dont, qu’elle le veuille ou pas, elle est nettement coresponsable".

Pour cela, elle a appelé à "faire preuve du courage nécessaire pour assumer une politique dans la région qui défende la légitimité et la justice et qui ne transige pas avec les violations des droits qui ne provoquent que des dommages à la population soumise à l’occupation militaire marocaine".

Le Front Polisario souhaite une nouvelle approche américaine pour la question sahraouie


New York, Le représentant du Front Polisario à l'ONU, M. Boukhari Ahmed, a affirmé à New York que les Sahraouis attendent de la nouvelle administration américaine une "nouvelle approche" pour la question du Sahara occidental.

"Nous espérons une nouvelle approche américaine sous l'Administration d'Obama pour la question du Sahara occidental et nous verrons si le changement promis dans le fameux +Yes we can+ du président américain concernera aussi la cause sahraouie'', a indiqué M. Boukhari dans un entretien à l'APS.

Le président américain Barack Obama ''a promis le changement de la politique américaine aussi bien dans la forme, la tonalité, que dans la substance. Nous avons déjà vu, dans certains dossiers de politique extérieure très sensibles, le début de la réalisation de cette promesse. Il est très tôt pour juger. Ceci dit, nous souhaitons bénéficier d’une nouvelle approche américaine concernant la question du Sahara occidental'', a-t-il ajouté.

Soutenant que le Front Polisario a donné des "preuves tangibles" pour être considéré comme ''partenaire sérieux dans la recherche de la paix et la consolidation de la sécurité régionale et internationale'', le diplomate sahraoui a avancé que "la première manifestation de l’Administration Obama sur le dossier du Sahara occidental aura lieu au cours de la négociation et de l'adoption du projet de résolution sur le rapport actuel du secrétaire général de l'ONU".

"Nous et nos amis dans la région et dans le monde attendons avec un intérêt légitime cette première manifestation de la politique américaine pour voir si le changement promis dans le fameux +Yes we can+ (Ndlr: slogan de la campagne électorale du président Obama) concernera également le Sahara occidental'', a-t-il encore souligné. '

'Les Etats-Unis avaient accompagné le processus de paix au Sahara occidental de manière positive entre juin 1990 et juin 2004, date de la démission de James Baker. Ils nous avaient dit à un moment qu’ils n’avaient rien contre un Sahara occidental indépendant comme résultat d’un référendum d’autodétermination", a-t-il rappelé, relevant que "le soutien inattendu mais acquis par le Maroc dans certains cercles de l’Administration Bush entre 2006 et 2008, notamment de l’ancien membre du National Security Council, Elliot Abrahams, s’est joint à la position partisane de la France pour entraver le processus de décolonisation au Sahara occidental".

Commentant le contenu du rapport présenté au Conseil de sécurité, M. Boukhari a estimé qu'il est "équilibré" et "prudent". Sur la substance, ajoute-t-il, "il a, en quelque sorte, rétabli les paramètres essentiels pour la poursuite des négociations dans le cadre défini par le Conseil de sécurité dans sa résolution 1754 d’avril 2007 qui avait déclenché le processus de Manhasset".

"Ces paramètres avaient été l’objet de tentatives échouées de la part du Maroc et de l’imprudent ancien Envoyé personnel, M. Pieter Van Walsum, pour les dénaturer en vue d’imposer la soi-disant proposition d’autonomie", a-t-il encore rappelé.

Le rapport, a-t-il précisé, "a donc rétabli les vrais paramètres tout en proposant une démarche, celle des réunions informelles comme étape préliminaire", affirmant que les Sahraouis attendent les résultats de ces réunions pour en juger.

Interrogé sur l'opportunité de la proposition de Christopher Ross pour la tenue d'une réunion préparatoire informelle, M. Boukhari a indiqué que le Front Polisario a accepté cette idée par "esprit de coopération" avec l’Envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies car, a-t-il expliqué, "en fin de compte, nous ne considérons pas qu’une telle réunion soit vraiment nécessaire dans la mesure où les deux parties avaient déjà accepté d’aller directement au 5e round''.

"Ce qui a toujours manqué, dans tout ce processus, est la volonté politique du Maroc de respecter l’engagement qu’il avait pris devant l’autre partie et devant la communauté internationale d’aller de l’avant en vue de la mise en œuvre intégrale et ordonnée des différents plans de paix endossés par le Conseil de sécurité et auxquels le Maroc avait souscrit, (...) notamment l’organisation d’un référendum d’autodétermination", a-t-il souligné.

"Le processus de Manhasset, ajoute-t-il, est basé sur ces paramètres inexorables, c'est-à-dire sur le principe de l’autodétermination. On peut donc régler ce problème dans un mois ou deux du fait que tout le processus référendaire a été, avec l’accord et la signature du Maroc à Houston, détaillé et couvre toutes les étapes jusqu'à la proclamation de résultats du référendum".

Sur la question des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara occidental, M. Boukhari a estimé que le rapport a été "très timide" là-dessus.
"Nous aurions voulu que le rapport eut recommandé au Conseil de sécurité de prendre les mesures nécessaires pour que la Minurso puisse être chargée de la protection des droits humains dans les territoires occupés".

Plusieurs organisations internationales ainsi que des délégations officielles mandatées par le Haut commissaire des Nations unies chargé de droits humains et par le Parlement européen "ont tour à tour demandé à l'ONU d’établir un mécanisme au Sahara occidental dans le cadre de la Minurso pour l’observation et la protection des droits humains dans l’attente d’une solution juste et définitive du conflit.

On se demande pourquoi le Sahara occidental fait toujours l’exception à la règle
générale", a-t-il regretté.

Pour lui, "le Maroc a perdu des occasions en or offertes par les Nations unies en 1991 pour sortir, de manière honorable, de ce conflit qui a trop duré et il a tourné le dos aux opportunités offertes par James Baker entre 1997 et 2004".

"Nous leur avions offert une opportunité similaire et même plus bénéfique à travers notre proposition d’avril 2007. Nous les avions sondés à Manhasset, en marge de sessions officielles, pour essayer de réfléchir ensemble, en tant que frères maghrébins, loin de préjugés et des positions figées. Mais ils sont restés enfermés derrière un discours peu convaincant, rigide et même insultant", a-t-il encore ajouté.

Dans la poursuite de l’opération de conquête du Sahara occidental, a-t-il fait remarqué, "le Maroc a déjà dépensé près de 200 milliards de dollars sans, toutefois, convaincre et le peuple sahraoui et la communauté internationale de la justesse de l’opération", affirmant qu'il n'excluait pas la possibilité, "pour le moment lointaine", d’une "véritable" rencontre à même de "nous conduire vers la direction correcte".

"Nous voulons tout partager avec le Maroc et avec les autres pays de la région et nous avons beaucoup à donner. C’est le Maroc qui ne veut, pour le moment, rien partager. Et c'est la construction maghrébine, la paix et la concorde régionale qui continueront à en souffrir profondément", a-t-il conclu.

Tentative d’enlèvement de deux ex prisonniers politiques sahraouis à El Aaiun occupée


El Aaiun (territoires sahraouis occupés), Les deux ex prisonniers politiques sahraouis, Hafed Toubali et Lakhlifa Janhaoui ont été dimanche, l’objet d’une tentative d’enlèvement de la part des services de sécurité marocains à la ville occupée d’El Aaiun, a rapporté une source judicaire sahraouie.

"De son retour du travail, M. Toubali a été surpris par un véhicule appartenant à la sécurité garé devenant son domicile dont trois policiers marocains déguisés en civil qui l’ont obligé à monter dans la voiture. L’ex prisonnier politique sahraoui a lancé des cris d’alerte, ce qui a hâté l’intervention des voisins pour le sauver", précise la même source.

Le jour suivant les mêmes agents, ont interpellé M. Toubali et son compatriote, Lakhlifa Janhaoui à se présenter au commissariat de police de la même ville, ajoute la même source.

Par ailleurs les deux jeunes sahraouis, Lahssan Lasiad et son frère, Lasiad ont été arrêté lundi, alors qu’ils se dirigeait vers le marché de la ville d’El Aaiun occupée. Ils ont été conduits au commissariat de sécurité de la ville et ont été sauvagement torturé avant d’être libérés une heure plus tard, a déploré la même source.

Manifestation pacifique à Smara occupée appelant à l’autodétermination du peuple sahraoui


Smara (territoires occupés), Une manifestation pacifique des dizaines de citoyens sahraoui a eu lieu, lundi dans la ville sahraouie occupée, Smara réclamant le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, garanti par la légalité internationale, ainsi qu’à la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis qui croupissent encore dans les prisons marocaines.

"Des manifestants ont sillonné plusieurs quartiers de la ville sahraouie, exhortant le Maroc à se retirer immédiatement des territoires occupées du Sahara occidental et à lever l’état de siège militaire et médiatique imposé sur la région depuis plus de trois décennies", a indiqué une source du ministère sahraoui des territoires occupés et de la diaspora.

D’autre part, les étudiants sahraouis à la même ville ont dénoncé la décision des autorités marocaines de renvoyer un groupe d’étudiants sahraouis du lycée Saguiya Al Hamra, en raison de leur participation aux manifestations réclamant le droit de leur peuple à l’autodétermination.

Par ailleurs, les forces de sécurité marocaines ont arrêté quatre citoyens sahraouis près du mur de la honte marocain, alors qu’ils tentaient fuir l’occupation et la répression marocaine, a indiqué la même source.

terça-feira, 28 de abril de 2009

Manifestation à Lisbonne pour l’indépendance du Sahara Occidental


Lisbonne, Une manifestation de soutien au peuple sahraoui a été organisé samedi à Lisbonne à l’occasion de la célébration du 35ème anniversaire de la révolution portugaise, revendiquant l’indépendance du Sahara Occidental, a-t-on appris auprès de la représentation du Front Polisario auprès du Portugal.

Les manifestant ont soulevé des banderoles sur lesquelles ont peut li lire "pour un Sahara libre et indépendant", a précisé la même source.

Une association d’amitié et de soutien au peuple sahraoui a été créée récemment au Portugal, afin de sensibiliser la société portugaise autour de la cause de ce peuple qui lutte depuis plus de trois décennies pour son indépendance.

Une forte délégation d’une cinquantaine de personnalités avait participé le 10 avril, aux côtés des délégations d'Espagne, Italie, France, Autriche, Allemagne, Amérique, Salvador, Norvège, Cuba et Algérie à la manifestation pacifique internationale pour le démantèlement du mur de la honte marocain, rappelle-t-on.

Une ONG sahraouie appelle à une enquête sur les responsables de la paralysie de Bachir Hamidi


Zaag (sud du Maroc), Le comité sahraoui des droits humains, section Zaag, a appelé à l’ouverture d’une enquête autour des circonstances ayant conduites à la paralysie du vieux sahraoui, Bachir Saaid Hamidi, en raison de "la négligence des autorités marocaines".

Le comité a appelé à traduire les responsables devant la justice, estimant que le Maroc est entièrement responsable de la dégradation de l’état de santé de ce vieil homme et des membres de sa famille en grève de la faim depuis une semaine en protestation contre la suspension du salaire de Bachir.

Il a également dénoncé la politique érigée en système contre les défenseurs sahraouis, notamment, le membre de ce comité, Hammadi Hamidi, exprimant sa solidarité avec lui et sa famille dans cette épreuve à laquelle ils sont soumis de la part des autorités marocaines.

Le comité a enfin lancé un appel en direction des organisations internationales de défense des droits humains des personnes éprises de paix et de justice, à agir en urgence auprès des autorités marocaines, afin de sauver la vie des grévistes de la faim.

Le père Bachir Saaid Hamidi qui souffre de l’hypertension avait perdu la conscience récemment et ne pouvait plus bouger, selon sa famille, rappelle-t-on.

Une activiste sahraouie en visite de sensibilisation en Suède


Stockholm, L’activiste sahraouie, Rabab Amidan entame depuis quelques jours une visite de sensibilisation de la société civile suédoise autour de la question des violations flagrantes des droits de l’Homme commises par le Maroc dans les territoires occupés du Sahara Occidental, a-t-on appris de source proche de la représentation du Front Polisario en Suède.

Invitée par l'ONG suédoise, EMMAUS, Rabab Ameidan , a critiqué la persistance de la violation des droits de l'homme dans les territoires occupés, exposant son expérience et celle de sa famille qui ont été victimes de la répression marocaine.

Elle a à cet égard, regretté le manque d'attention de la communauté internationale et en particulier le Conseil de sécurité de l'ONU vis-à-vis des droits de la population sahraouie civile sans défense dans les territoires occupés du Sahara Occidental, au sud du Maroc et dans les universités marocaines.

Au cours de son séjour en Suède, Rabab a eu plusieurs entretiens avec les différents médias, dont la plus importante interview a été publiée sur la page du journal suédois, Dagens Niheter, rappelle-t-on.

La question du Sahara Occidental "est un problème de décolonisation" (M. Corell)


Alger, L'ancien secrétaire général-adjoint des Nations unies, chargé des affaires juridiques, M. Hans Corell, a reconnu dimanche à Alger que la question du Sahara Occidental "est un problème de décolonisation".

M. Corell, qui animait une conférence devant les étudiants de l'Institut diplomatique et des relations internationales (IDRI), a souhaité que les deux parties au conflit (Maroc et Front Polisario) puissent trouver une solution "mutuellement acceptable" permettant au peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination.

Concernant les licences d'exploitation délivrées par le Maroc à certaines compagnies étrangères dans les territoires sahraouis occupés, l'intervenant a affirmé que l'exercice de ces activités "sans le consentement des sahraouis, est une violation du droit international".

Au chapitre de la réforme des Nations unies, M. Corell a estimé que même "si celle-ci constitue une nécessité, elle ne doit pas cependant signifier la destruction de tous les fondement sur lesquels l'organisation a été créée".

Il a ainsi jugé "important" de défendre l'intégrité des Nations unies, ajoutant que l'Assemblée générale de l'ONU "serait un outil merveilleux si tous ses membres respectaient la Charte de l'organisation".

L'intervenant a fait remarquer, en outre, que si les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-unis, Russie, France, Royaume Uni, Chine) "continuent de se comporter de la sorte, ils risqueraient de détruire cet organe de maintien de paix et de sécurité dans le monde".

L'ancien secrétaire général-adjoint des Nations unies chargé des affaires juridiques a souligné, par ailleurs, l'"urgence" de réformer certaines organisations internationales à l'instar du Fonds monétaire international (FMI), afin "de contrecarrer l'influence de certains pays membres dans la prise de décisions".

Au chapitre des Droits de l'homme, M. Corell est revenu sur la célébration, il y a un an, du 60è anniversaire de l'adoption par l'assemblée générale des Nations Unis, de la Déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH).

"Les 30 articles qui constituent cette déclaration sont le noyau des Droits de l'homme d'aujourd'hui", a-t-il estimé, ajoutant que "maintenant, il faut traduire ces articles en bonne gouvernance".

Le Polisario invité d'honneur à la journée de la libération de l'Afrique du Sud au Danemark


Copenhague, Le Front Polisario a été représenté, par le vice-représentant du Front au Danemark, Abba Malainin à la cérémonie célébrant de la journée de la libération de l'Afrique du Sud, organisé, samedi à Copenhague par l'Organisation danoise, Africa contact.


"Aujourd'hui, nous célébrons la Journée nationale de la liberté de l’Afrique du Sud démocratique, mais, malheureusement, il existe un autre pays encore colonisé en Afrique, qui est le Sahara occidental" a indiqué, Morten Nielsen, responsable de l'information de l’Africa contact.


Pour sa part, le représentant adjoint du Front Polisario, a appelé l'ONU à assumer ses responsabilités dans le parachèvement du processus de décolonisation au Sahara occidental et de créer un mécanisme pour surveiller les violations des droits humains dans les territoires occupés du Sahara occidental.


Il a également souligné que l'Afrique du Sud et plus de 80 pays ont reconnu la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) situé au nord de l’Afrique comme un État ayant le plein droit à son indépendance.


Enfin le diplomate sahraoui a remercié Africa contact pour sa solidarité avec la juste cause du peuple du Sahara occidental et à ses efforts de sensibilisation sur ce problème au Danemark.

Le président de la République félicite son homologue de l’ANC pour avoir remporté les élections en Afrique du sud


Bir Lehlou, Le président de la République, Mohamed Abdelaziz a adressé samedi un message de félicitations au président du Congrès nationale africain (ANC), Gedleyihlekisa Jacob Zuma , à l’occasion de la victoire de son parti dans les élections générales qui ont eu lieu la semaine derrière en Afrique du sud, nous publions le texte intégral de la lettre.

" S.E.M. Gedleyihlekisa Jacob Zuma,
Président du Congrès national africain d'Afrique du Sud, (ANC)
Pretoria
Bir Lehlou, le 25 avril 2009
Excellence et Cher Frère,
C'est avec une grande joie que nous avons appris la grande nouvelle de la victoire du Congrès national africain, dans les élections générales tenues récemment dans la République sœur d'Afrique du Sud.

Au nom du peuple sahraoui et le Gouvernement de la République arabe sahraouie démocratique et en mon nom personnel, je tiens à exprimer à Votre Excellence et Cher Frère, à l'ANC et au peuple frère de la République d'Afrique du Sud, nos félicitations les plus sincères et meilleurs vœux.

Le taux élevé de participation et le grand enthousiasme manifesté par les électeurs a montré de nouveau la grande confiance que le peuple frère de l'Afrique du sud a affiché à l'ANC comme une avant-garde forte et unifiée pour la réalisation de ses aspirations à la liberté, la démocratie sociale et le développement économique. Nous sommes convaincus que la République sœur d'Afrique du Sud va continuer sa progression régulière, sous votre sage direction, en vue de la réalisation de plus de développement, de progrès et de prospérité.

Ce nouveau triomphe de la démocratie dans votre pays frère est aussi une victoire pour nous et pour tous les peuples de notre continent. En Afrique du Sud cela a été et sera toujours un symbole de la lutte pour la liberté et la dignité de l'homme, aujourd'hui, l'Afrique du Sud est l'exemple d'une démocratie dynamique qui lui a valu une grande admiration et le respect dans le monde entier.

Le peuple sahraoui aura toujours à s'inspirer non seulement de votre vaillante lutte pour la liberté, mais aussi de vos efforts pour reconstruire le pays, renforcer les institutions démocratiques et agir en faveur du bien de tous les citoyens.

La République d'Afrique du Sud est reconnue au niveau régional et international pour son engagement actif dans la recherche des solutions justes et pacifiques aux conflits en Afrique et ailleurs. Le peuple sahraoui sera toujours reconnaissant pour l'immense solidarité et généreux soutien de votre pays frère envers notre peuple dans sa lutte légitime pour l'autodétermination et l'indépendance.

Je voudrais renouveler à Votre Excellence et Cher Frère notre ferme volonté de consolider et de diversifier les liens très forts d'amitié, de solidarité et de coopérations déjà existantes entre nos deux pays dans l'intérêt de nos peuples frères et des peuples de notre continent.


S'il vous plaît accepter, Excellence et Cher Frère, les assurances de ma très haute considération.

Mohamed Abdelaziz,
Président de la République arabe sahraouie démocratique,
Secrétaire général du Front POLISARIO".

Rassemblement de solidarité avec le peuple sahraoui à Paris


Paris, Un rassemblement de solidarité avec le peuple sahraoui a été organisé samedi après-midi à Paris, par plusieurs ONG pour informer et sensibiliser l’opinion publique française et briser le mur du silence qui entoure cette cause juste dans l’Hexagone.


Brandissant des drapeaux aux couleurs de la RASD, les participants très actifs, ont réussi à attirer l’attention des passants et susciter leur curiosité, les poussant à s’arrêter pour suivre les différentes prises de parole et à prendre connaissance de l’appel lancé par les organisateurs de cet évènement qui entendent manifester contre l’occupation marocaine des territoires sahraouis pour l’arrêt de la répression et en faveur de l’organisation du référendum pour l’autodétermination du peuple sahraoui.

Mme Claude-Marguerite Mangin-Asfari, présidente de l’Association des amis de la RASD (AARASD), a rappelé que ce rassemblement survient dans un contexte très particulier ".

"Nous avons eu deux soutiens de poids ces derniers mois. D’abord, fin décembre dernier, avec l’ONG Human Right Watch qui a publié un rapport sur la situation des droits de l’Homme au Sahara occidental, contenant une série de recommandations. Puis fin janvier, avec la visite de la délégation parlementaire européenne Ad-hoc au Maroc et dans les territoires occupés qui a eu des rencontres, non sans difficulté, avec des militants des droits de l’homme", a-t-elle indiqué

"Les parlementaires ont fait un rapport très intéressant dans lequel ils demandent, entre autres, l’élargissement de la mission de la Minurso à la protection des populations civiles au Sahara occidental, victimes des exactions marocaines", a-t-elle précisé, ajoutant que la délégation européenne recommande également l’envoi d’observateurs aux procès qui ont eu régulièrement et demande la non utilisation des notions "appartenance à des organisations non officielles" et "atteinte à l’intégrité territoriale" lors de ces procès.

Pour la représentante de l’AARASD, "les ONG doivent faire pression sur la France, membre du conseil de sécurité de l’ONU, instance devant veiller sur l’application des résolutions de l’ONU, qui considère, depuis 1976, le Front Polisario seul représentant du peuple sahraoui et appelle à l’organisation d’un référendum sur l’autodétermination qui n’a jamais eu lieu car la France est l’alliée du Maroc".

Elle a déploré le fait que l’envoyé spécial de l’ONU, M. Christopher Ross, ne s’est rendu qu’en Espagne et en France, "tous deux alliés du Maroc", alors qu’il y a de nombreux pays européens qui soutiennent le principe de l’autodétermination.

Pour illustrer ces "bonnes relations avec le régime Maroc", elle a rappelé qu’à la fin de sa présidence de l’UE, la France a accordé au Maroc le statut avancé avec l’UE. "Seuls deux pays ont bénéficié de ce statut, le Maroc et Israël, qui sont deux pays colonisateurs", a-t-elle noté.

De son côté, la représentante de l’Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique (AFASPA) a rappelé que "depuis 1975, la France soutient le Maroc. Des avions de l’armée de l’air française ont participé au bombardement des populations civiles sahraouies".

"Politiquement, à l’ONU, la France s’oppose au déroulement du référendum sur l’autodétermination, bien qu’il soit internationalement reconnu. Le peuple sahraoui doit exercer son droit inaliénable à l’autodétermination. Toutes les ONG et les militants des droits de l’homme doivent se solidariser avec ce peuple en lutte pour le recouvrement de son indépendance et de son territoire spolié", a-t-elle ajouté.

Le vice-président du Comité pour le respect des libertés et droits humains au Sahara occidental (CORELSO) a souligné la nécessité de la poursuite du combat jusqu’à la concrétisation des aspirations du peuple sahraoui et d’une solidarité internationale avec la juste cause que mène ce peuple.

Enfin, le responsable adjoint de la représentation du Polisario en France, M. Sid Ahmed Daha, a déclaré que ce genre de manifestations permet d’apporter une visibilité au citoyen français qui méconnaît la cause sahraouie "en raison du blocus imposé par les médias français" sur la situation prévalant au Sahara occidental.

"Chaque jour, des violations inacceptables des droits de l’homme sont commises par les forces d’occupation marocaines. Malheureusement les médias français n’en parlent pas", a-t-il déploré, tout en estimant que "le mouvement associatif français peut apporter beaucoup à notre cause, à travers un travail continu et soutenu vis-à-vis de la classe politique et de la société civile françaises".

"Un travail de fond de la société civile pourra pousser les décideurs politiques à adopter des positions plus justes en faveur de la question sahraouie car c’est cette base qui élit et désigne ces décideurs. L’apport de la société civile, que ce soit en France ou ailleurs, est déterminante", a ajouté Sid Ahmed Daha.

domingo, 26 de abril de 2009

WSRW requests Security Council to demand halt of exploitation


Western Sahara Resource Watch today sent letter to the members of the UN Security Council, requesting them to demand a halt of plundering of occupied Western Sahara.



Melbourne, 21 April 2009

TO ALL MEMBERS OF THE UN SECURITY COUNCIL

Western Sahara Resource Watch, an international NGO whose aim is to ensure the proper application of international justice to the Western Sahara, wishes to convey the following:

1. The relevant organs of the United Nations have been concerned with the matter of the Western Sahara for several decades. The General Assembly, in the discharge of its responsibilities, has maintained consistently since 1966 (Resolution 2229) that the original peoples of Western Sahara have the right to self-determination. The Security Council, consistently since 1988 (Resolution 621), wishing to safeguard the peace and security of the Western Sahara, has insisted on the necessity of carrying out a referendum for self-determination by the Saharawi people. The International Court of Justice has stated in its Advisory Opinion of 16 October 1975 on the Western Sahara that the right to self-determination by the original peoples of the Sahara is not in doubt in any way.

2. Western Sahara Resource Watch draws the attention of members of the Security Council to the fact that the exploitation of the natural resources of the Western Sahara is being carried out in contravention of relevant international legal principles, including those reflected in the resolutions of the UN General Assembly (including resolutions 62/120 and 63/111) and Article 1 of both the International Covenant on Civil and Political Rights and the International Covenant on Economic, Social and Cultural Rights, both ratified by the Kingdom of Morocco. As established with great clarity by the UN Legal Counsel in 2002: ‘…if further exploration and exploitation activities were to proceed in disregard of the wishes and interests of the people of Western Sahara, they would be in violation of the principles of international law applicable to mineral resource activities in Non-Self-Governing Territories.’

3. The illegal exploitation of the natural resources of Western Sahara has as one its aims the consolidation of the military occupation and illegal colonization of Western Sahara by the Kingdom of Morocco. Not only are the proceeds of such activities used to finance an illegal military presence, but new immigrants are brought in by the Kingdom of Morocco to service this exploitation, thus producing
social and economic conflicts that are putting at risk the peace and security of the territory. The incidents of 21 July 2008 in the region of Dajla (formerly Villa Cisneros), where the Moroccan settlers attacked the few Saharauis employed in the fishing industry, represent a cause for alarm that should be carefully noted. For the above reasons, Western Sahara Resource Watch requests that the Security Council, in its resolution next week, call an immediate halt to all natural resource exploration and exploitation activities undertaken by the Kingdom of Morocco and other foreign interests in contravention of the principles of international law.

For further information, contact:
Cate Lewis, International Coordinator, Western Sahara Resource Watch
lewis.cate@gmail.com
+61 407 288 358

Ki-moon received SADR sea claim


The EEZ declaration of the Western Sahara republic has been officially received by the UN. The claim was mentioned in the Secretary-General's background report from last week.


In his report to the the Security Council, 13 April 2009, UN Secretary General Ban Ki-moon notices the maritime claim issued by the Saharawi Arabic Democratic Republic.

"On 22 January 2009, the Frente Polisario declared an exclusive economic zone for Western Sahara, which would extend 200 nautical miles from the coast of the Territory. Upon signing the declaration, the Secretary-General of the Frente Polisario, Mohamed Abdelaziz, said in a public statement that the declaration was based on the right of the people of Western Sahara to self-determination and to permanent sovereignty over their natural resources, and he called on the European Union to suspend its 2005 fisheries agreement with Morocco", the report reads.

Polisario protests plundering


On 8th April 2008, Polisario sent a letter to the Security Council protesting the plundering of Western Sahara. The letter has now been published as an official document of both the General Assembly (A/63/871) and the Security Council (S/2009/198).



Polisario's letter protesting natural resource-related activities was been published as an official document of both the General Assembly (A/63/871) and the Security Council (S/2009/198). See the letter below.

Letter dated 8 April 2009 from the representative of the Frente Polisario addressed to the President of the Security Council

On behalf of the Frente Polisario, I wish to bring to your attention the systematic and ongoing plunder of the natural resources of Western Sahara by the Kingdom of Morocco and cooperation foreign interests. These activities are in clear breach of the international legal principles applicable to the utilization of the natural resources of Western Sahara as a recognized Non-Self-Governing Territory under the Charter of the United Nations.

The Territory of Western Sahara and its offshore areas are rich in natural resources. Phosphate reserves, including those in the BuCraa mine, are estimated to contain 1.13 billion cubic metres of phosphate rock. Areas offshore of Western Sahara’s 1,200 kilometre coastline contain some of the world’s richest and most productive fisheries and, according to numerous geological surveys, the Western Sahara continental shelf is thought to have significant reserves of oil and methane gas.

In accordance with General Assembly resolution 1514 (XV), which contains the Declaration on the Granting of Independence to Colonial Countries and Peoples, the natural resources of the Western Sahara are the heritage of the Saharawi people. Activities which deprive the Saharawi people of the right to enjoy and benefit from the exploitation of those resources are in contravention of international law.

In this regard, I draw your attention to the long-standing illegal exploitation of the rich phosphate resources of the Territory of Western Sahara. A Moroccan State-owned company, PhosBoucraa, a subsidiary of the Office Chérifien des Phosphates, operates the mine at BuCraa in the north-west of the Territory. The mine is estimated to produce approximately 3 million tons of phosphate rock annually, worth billions of dollars in exports.

The International Court of Justice established unequivocally that there were “no ties of territorial sovereignty between Morocco and the Territory of Western Sahara” prior to the Spanish colonization of the Territory. In addition, the United Nations Under-Secretary-General for Legal Affairs and Legal Counsel confirmed, in an important legal opinion provided to the Security Council in January 2002, that the so-called Madrid Agreement between Spain, Morocco and Mauritania “did not transfer sovereignty over the Territory, nor did it confer upon any of the signatories the status of an administering Power”. In the absence of any such links, it is clear that Morocco has no legitimate authority to exploit the phosphate resources at the BuCraa mine. It is in this context that the United Nations Legal Counsel declared in his 2002 opinion that: “If further exploration and exploitation activities were to proceed in disregard of the interests and wishes of the people of Western Sahara, they would be in violation of the principles of international law applicable to mineral resources activities in Non-Self-Governing Territories”.

Given the clarity of the applicable law, we cannot but express our dismay and serious concern at the ongoing plunder by Moroccan-flagged vessels and foreign fishing interests of the Saharawi people’s offshore fisheries resources. I wish to draw to your particular attention fisheries conducted by European Union-flagged vessels pursuant to the 2005 Fisheries Partnership Agreement between the European Communities and the Kingdom of Morocco (Fisheries Partnership Agreement).

According to its terms, the Fisheries Partnership Agreement purports to provide European Union vessels with fishing opportunities in “the waters falling within the sovereignty or jurisdiction of the Kingdom of Morocco”. In the absence of any sovereign ties between Morocco and Western Sahara, it follows that the waters off Western Sahara cannot and do not fall under the jurisdiction of Morocco. In spite of this legal reality, the Fisheries Partnership Agreement is silent on the southern extremity of its area of application, a silence which is exploited unlawfully by the European Union and Morocco to allow access by European vessels to the fisheries resources off the coast of Western Sahara. For their complicity in the theft of Western Saharan natural resources, the Kingdom of Morocco will receive a total of more than 144 million euros (€).

The former United Nations Legal Counsel responsible for the aforementioned legal opinion provided to the Security Council in 2002, Ambassador Hans Corell, confirmed recently that, in failing to make an express distinction between Moroccan waters and those of Western Sahara, the European Union-Morocco Fisheries Partnership Agreement is in clear violation of international law. I note in this context the recent passage of Law No. 03/2009 of 21 January 2009 Establishing the Maritime Zones of the Saharawi Arab Democratic Republic, which declares for the Saharawi Arab Democratic Republic (SADR) a 200-nautical mile Exclusive Economic Zone, in accordance with international law. Pursuant to this legislation, the Government of the SADR renders illegal any activities related to the exploration or exploitation of the marine living and non-living resources of Western Sahara conducted without its express authorization.

It has also come to the attention of the Frente Polisario that entities of the Kingdom of Morocco have entered into commercial arrangements purporting to grant reconnaissance and exploration rights in respect of the Western Sahara Territory and adjacent offshore areas. As made clear in the aforementioned opinion of the United Nations Legal Counsel to the Security Council in 2002 (S/2002/161), exploration activities undertaken in disregard of the wishes and interests of the people of Western Sahara are in violation of international law. On behalf of the Saharawi people, the SADR Petroleum Authority has protested vociferously against such activities.

Most recently, SADR Petroleum Authority issued letters of protest in January 2009 to United States-based Kosmos Energy LLC and its Dutch and Norwegian-based technical contractors (Fugro NV and Fugro-Geoteam, respectively) in relation to exploration activities conducted under agreements with Morocco authorities. Similar protests in the past have resulted in withdrawal from the Western Saharan Territory of operations by French-based TotalFinaElf S.A. and United States-based Kerr-McGee Corporation. Of further concern are recent revelations that Texas-based San Leon Energy Plc and its joint venture partners (including Island Oil and Gas, an Irish-based international oil and gas company), are pursuing, with Morocco’s Office National des Hydrocarbures et des Mines, an upgrade of their purported Reconnaissance Licence in the Zag Basin area (in the northern part of Western Sahara) to a full exploration licence. As made clear by the United Nations Legal Counsel in 2002, activities pursuant to such a licence would be in direct violation of international law.

As reaffirmed most recently in General Assembly resolution 63/102 of 18 December 2008, the Saharawi people have the exclusive right to the enjoyment of their natural resources and to dispose of those resources in their best interests.

To ensure that the fundamental rights of the Saharawi people are upheld, we call on Member States, consistent with General Assembly resolution 63/102, to take “legislative, administrative or other measures in respect of their nationals and the bodies corporate under their jurisdiction that own and operate enterprises in the Non-Self-Governing Territories that are detrimental to the interests of the
inhabitants of those Territories, in order to put an end to such enterprises”.

The Frente Polisario, as the internationally recognized representative of the Saharawi people, reserves the right to use all available means, including legal avenues, to prevent and seek reparation in respect of any unauthorized activities relating to the natural resources of Western Sahara.

We believe that it is the responsibility of the Member States of the United Nations, and in particular the Security Council, to restore respect for international law, and to call a halt to the illegal plunder of the natural resources belonging to the people of Western Sahara. This deplorable situation seriously undermines any efforts at confidence-building that might engender progress towards a peaceful solution that provides for the self-determination of the people of Western Sahara.

I would be most grateful if you would bring the present letter to the attention of the members of the Security Council.

(Signed) Ahmed Boukhari
Representative of the Frente Polisario

Tenerife News: Canary Islands face a new dilemma


Is an oil war about to erupt in the middle of the Atlantic, with the Canary Islands embroiled right in the middle of the conflict? Tenerife News, 16 April 2009.


That's certainly the scenario being suggested in the national Spanish press and the revelations make for interesting reading.

For years, the Canary Islands have been pressing for a clear and precise definition of the waters which lie equidistant between the archipelago and Morocco. Now, according to various sources, this demarcation is even more imperative.

Whilst you soak up the sunshine and holiday atmosphere of Tenerife, you might not realise that out there in the ocean, between Morocco, the Canary Islands and Western Sahara, multi-nationals have arrived in search for much-needed natural resources. It's being reported that a gas field has already been found off the coast of Morocco by Repsol and Natural Gas and a Norwegian firm is sinking wells in front of Bojador of the coast of Western Sahara. A private American oil company, Kosmos is also on the scene and is carrying out its own searches off Morocco, searches which, if the information being received is accurate, are already paying dividends.

Furthermore, Kosmos is eyeing up the beach and valley of Agando in Tuineje, Fuerteventura as a base, believing it to be ideal for convenience, safety and tax reasons, and an official approach has apparently been made to the authorities of the Canary Islands and to Madrid.

That's great news, you may be thinking, not just for the future prosperity of the Canary Islands in terms of investment and job creation but in the search for new sources of oil to cut dependency on the traditional markets.

So, what's the problem? According to the sources who have been speaking to the Spanish press, it comes down to one word. Ethics.

The oil, you see, may or may not belong legally to Morocco. It could well be, and probably is, the property of Western Sahara. And that, say the experts, will place the Canary Islands in a very difficult position, economically, environmentally and ethically.

At the moment, the archipelago has good relations with both its neighbours but does it want to be compliant with Morocco stealing resources from Western Sahara? If the Government of the Canary Islands says nothing, is it helping to violate the rights of the Saharan people?

"It can't be the bride of all," says Sergio Ramírez Galindo of the organisation, Western Sahara Resource Watch in an interview with La Opinión de Tenerife.

Taking their oil, he alleges, would be blatant theft and it would be virtually impossible for the Saharan people to win it back. Yet, in the meantime, Kosmos eyes up one of the Canary Islands as a base and the Americans spend their free time enjoying the social delights and charms of Tenerife and company whilst they conduct their explorations off Morocco. These searches, it is claimed, are illegal. Yet who is going to turn down requests to base ships or rigs or workers in the Canary Islands when today's economic situation is so dire?

Politicians of all parties seem to agree that something must be done to regulate the situation and defining the waters is imperative and urgent as the Canary Islands would have the power to say yes or no to explorations.

Green campaigners are already worried about a host of spin-off effects, such as harm to the environment, forests and fisheries and even see corruption and conflict ahead as resources are pillaged. WSRW also says that allowing Kosmos to set up base on Fuerteventura will be 'a disaster' on all fronts.

Oil has always been the source of controversy and intrigue and when the sun sets on oil rigs not so far away from the Canary Islands, it would appear there's going to be turmoil behind the imposing façade too.

Arabic network condemns sentencing of journalist


The Arabic Network for Human Rights Information has denounced the recent increment of sentence of the Moroccan journalist and blogger Hassan Barhoun by the Appeals Court.

The court in the Moroccan city of Tetuan, increased the sentence on journalist last week Monday to ten months in prison instead of six, after he had accused the public prosecutor of collusion in a corruption case.

The Court of Appeal had Mr Barhoun’s sentence increased to ten months without allowing his lawyers to submit a plea during the trial's proceedings.

Mr Barhoun was arrested on 26 February and was sentenced on 6 March to six-months in jail. He was charged with circulating false news, after publishing a petition signed by more than 60 people, including activists, journalists and officials accusing the King's deputy in Tetuan, the Public Prosecutor of collision in a corruption case.

“Instead of being interrogated about the article, Mr Barhoun was arrested and sentenced to six months in prison. At the Court of Appeal, the sentenced was increased to ten months,” the Network statement said.

The Network said the harsh ruling against Mr Barhoun is part of a series of free expression violations against critics who expose state corruption and lack of transparency in the country’s administration.

It further said Moroccan judiciary denies journalists any protection, increasing the burden on the brave journalists and bloggers in a country that is rapidly retreating to years of darkness and silence.

Morocco has previously caused international outrage with its treatment of Internet users and bloggers. In 2008 Mr Fouad Mortada was sentenced to three years in prison for creating a false profile on Internet site 'Facebook' using identity of King's brother.

However, he received a royal pardon following protests from other Internet users around the world. Morocco's press code makes it an offence to show disrespect to the King.

SWESA demande l'extension de mandat de la MINURSO à la protection de la population civile sahraouie


Stockholm (Suède), L'action suédoise pour le Sahara occidental (SWESA) a exprimé sa "profonde préoccupation" par les violations continues des droits de l'homme dans les territoires sahraouis sous l'occupation marocaine, a déclaré dimanche l’ONG dans une lettre au Président du Conseil de sécurité, l'Ambassadeur Claude Heller.

L'Organisation regroupant 26 organisations membres, dont six des sept partis politiques représentés au Parlement suédois, a exprimé son soutien aux pétitions de l'organisation Human Rights Watch et du Bureau International pour le Respect des Droits de l'Homme au Sahara Occidental, en faveur de l’extension du mandat de la MINURSO à la protection de la population civile sahraouie.

Il a également appelé les Nations Unies, en tant que garant de la Déclaration des droits de l'homme, à inclure cette question au sein de l’agenda du Conseil de sécurité durant ses débats de la question sahraouie, afin de doter la Minurso d’un mécanisme pour la défense et le respect des droits humains au Sahara Occidental.

SADR Ministry of Health hosts 26th Scientific Workshop on Health


In the administrative meeting hall of the Saharawi refugee camp of Smara, the Ministry of Health of the Saharawi Arab Democratic Republic (SADR) brought together Saharawi doctors, nurses, and health specialists, as well as representatives from international NGOs to participate in the 26th Scientific Workshop on Health on Friday.

While the dust storm raging outside filled the meeting hall with oppressive powder, the 150-plus attendees looked on with interest and pride as the many health programs of the Saharawi refugee camps were detailed.

"The 24th of April is the National Day of Health," began Sid Ahmed Tayyib, the SADR Minister of Health. "It is a day for us all to reflect upon our level of training. A day to reflect as a team. We come together to recognize the efforts of all of the servants who work to improve the health of the Saharawi people on the local, national, or international level."

This year’s workshop, which touted the theme of "Health: Professional Preparation and Continual Training," built on last year’s meeting to include more participants, more projects, and higher standards. Medical specialists, both Saharawi and foreign, presented their research and projects from the past year before a panel of two
Saharawi judges, who evaluated the programs based upon their scientific merits and organization.

More than 15 different speakers gave 10-minute presentations on their work, which were followed by a five-minute period of defense of both their methods and results before questions from the audience and the judges.

Presentation topics ranged from depression to hyperglycemias to eye surgery to post-birth hemorrhaging to children’s wellness. Saharawi midwives, nurses, and doctors, NGO representatives, and health specialists from Spain, Norway, Greece, and Cuba all proudly displayed their results and defended their investigations.

At the end of the full-day of events, prizes of honorable mention were given to a dozen of the projects, while the two best presentations in the categories of "doctors" and "health specialists" were awarded the top prizes.

Sid Ahmed Tayyib closed the workshop insisting that all of the health professionals, both national and international, who work towards the improvement of the health of the Saharawis, improve their levels of coordination and professionalism.

On display
Before the defense of the projects, the attendees roamed the meeting hall, where they were able to view and discuss with professionals a number of displays on different medical fields in the camps.

Displays included exhibitions on prosthetic limbs, traditional medicines, and modern medicines fabricated in the camps.

This last process is carried out in the Mohamed Embarek Fakala Medicinal Production Lab. The lab was opened in 1996 and began producing in 1998. Today, the nine specialists in the lab produce more than 78 different medicines, including antibiotics, creams, pills, solutions, and even fortified shampoos and bath gels.

The lab is funded by two international organizations – The Saharawi Khaima from Italy and the Catalonian branch of Doctors of the World in Spain – and staffed by Saharawi chemical engineers and technicians.

"Those organizations give us the materials we need," said Mulay Mosud, a chemist who works in the labs, as he showed off an impressive display of medicines, "but we produce all of the medicines here in the camps."

"In 2003, we were at our highest production levels, but since then we have been unable to get sufficient primary materials to keep up that pace," he added.

The laboratory is located in the SADR National Hospital in the administrative Saharawi camp of Rabouni.

Star-studded
Also in attendance at the workshop was SADR Prime Minister Abdelqadar Talib Omar, who addressed the audience before the presentations began.

"Our sincere thanks to the many NGOs and other organizations who help us to take care of our own people here in the camps, thus avoiding the long, expensive trips that some of these health conditions would otherwise require," said.

Senia vs. phosphate exploitation lawyers: Part I


Saharawi student and activist Senia Bachir Abderhman is demanding answers from the US law firm Covington & Burling, which has been accused of assisting the Kingdom of Morocco in the illegal plundering of phosphates from the occupied areas of the Western Sahara.

The Western Sahara Resource Watch (WSRW) has decried the Washington-based law firm for drafting a legal opinion for its Moroccan government client, OCP, stating that the exploitation of Western Saharan phosphate resources by the Kingdom of Morocco is legal because it benefits the people of the territory.

Senia, a Saharawi refugee from the Western Saharan territories currently occupied by Morocco, would beg to differ. The Saharawi student claims that none of her fellow countrymen benefit from the industry. Senia has demanded that the US law firm to explain how said plunder is assisting the Saharawis.

After Morocco occupied the Western Sahara in 1975, they fired most of the Saharawis working in the phosphate industry, replacing them with Moroccan settlers.

The Kingdom of Morocco currently earns approximately 2 billion dollars a year from the Bou Craa mine in the Western Sahara. At the same time, more than 150,000 Saharawis are forced to suffer in the refugee camps outside of Tindouf, Algeria, where they live on humanitarian aid that is equal to approximately 2.5 percent of those 2 billion dollars.

Covington & Burlington’s analysis of the industry is used by international phosphate importers to legitimize their imports, claiming them to be legal. The confidential analysis is said to prove the local people benefit from the phosphate extraction. Nonetheless, the Saharawi people do not have access to the law firm’s report.

WSRW also sent a letter Covington & Burlington on November 4, 2008, demanding an explanation, but the law firm has yet to respond.

U.S. Senators ask President Obama to support Saharawis’ right to a referendum on self-determination


In a letter to President Obama, Senators Jeff Bingaman [D-NM] and Tom Udall [D-NM] asked the US President and his Administration engage in the Western Saharan conflict and push for a referendum that allows the Saharawis to realize their right to self-determination.

In their letter, dated April 22, the Senators spoke of the inability of the United Nation’s Mission for a Referendum in the Western Sahara (MINURSO) to realize its principle mission: the organization of a free and transparent referendum that will allow the Saharawis to determine their own future.

"The people in the Western Sahara are entitled to a referendum to determine how that land will be governed," stated the Senators. "This right of self-determination is recognized in U.N. charter."

The letter from Senators Bingaman and Udall is the latest to come out of the United States Congress, in which both Senators and Representatives are urging the President and his Administration to take a position on the issue in advance of the resolution that will be published next week by the UN Security Council regarding MINURSO’s mandate.


April 22, 2009

The President
The White House
Washington, DC 20500

Dear Mr. President:

We are writing to ask that your administration work to resolve the territorial dispute in the Western Sahara. A decade and a half of war beset this region after Spain ended its colonial administration of the area in 1975. On one side, Morocco claims the Western Sahara is part of its kingdom; on the other, the Sahrawi people and their political leadership, the Polisario, claim sovereignty over their native homeland. Despite a ceasefire that began in 1991, the land dispute was never resolved. The result has been decades of tension and uncertainty, thousands of deaths from violence and poverty, and a humanitarian crisis that goes on to this day. Right now, over 100,000 people live in the refugee camps near the border in Tindouf, Algeria and their fate is inextricably linked to the resolution of the land dispute.

The United Nations has been involved in this dispute for over forty years. Since 1991, it has tried to implement the U.N. Settlement Plan, whose centerpiece would be a referendum to decide the disposition of the Western Sahara. Meaningful progress has been thwarted, however, by the political maneuvering of one or both sides. Their political objections have been couched as technical objections over such issues as voter registration lists. Much energy has been expended on resolving the technical problems rather than addressing the underlying disagreements from which they stem.

After nearly eighteen years of work, over half a billion dollars of funding, and the involvement of skilled envoys of several U.N. Secretaries General, the U.N. Mission for the Referendum in the Western Sahara (MINURSO) has yet to accomplish its namesake objective. The people in the Western Sahara are entitled to a referendum to determine how that land will be governed. This right of self-determination is recognized is U.N. charter. Moreover, at one time or another, both Morocco and the Polisario have agreed to a referendum.

It is important for the U.N. Security council to be united and push together for a political solution that enables a referendum to occur. Your leadership, and the leadership of Ambassadors Clinton and Rice, is vital to resolving this territorial dispute and ending the humanitarian crisis in the refugee camps. We urge your administration to engage on this issue and work diligently towards a solution.

Sincerely,

Jeff Bingaman
United States Senator

Tom Udall
United States Senator

Polisario Front reiterates readiness to cooperate with UN for a just and lasting solution to the Western Saharan conflict


The Bureau of the National Secretariat of the Polisario Front reiterated the readiness of the Saharawi leaders to fully cooperate with the Secretary General of the United Nations and his Personal Envoy to the Western Sahara to achieve a just and lasting solution to the conflict in the Western Sahara that is based on the right of the Saharawi people to exercise their inalienable right to self-determination and independence.

In its regularly-scheduled session on Thursday, the Bureau – chaired by Mohamed Abdelaziz, President of the Saharawi Arab Democratic Republic (SADR), and Secretary General of the Polisario Front – requested that the UN Security Council "take all appropriate measures to impose the international legality, and to accelerate the organization of self-determination referendum for the Saharawi people, the only democratic and transparent solution that is consistent with the Charter of the United Nations."

The members of the Bureau also renewed their call for the creation of an effective mechanism within the UN Mission for a Referendum in the Western Sahara (MINURSO) to control, report on and ensure the protection of human rights in the occupied Western Sahara, in line with the UN’s responsibility to protect and promote human rights around the world.

The Bureau of the National Secretariat welcomed the recent support of international organizations, such as the Southern African Development Community (SADC) and the Human Rights Watch, who have called on the UN Security Council to establish an appropriate mechanism to ensure the protection of the human rights of the Saharawis.

The Polisario Front also demanded the dismantling of the 2,500 km wall constructed by the Kingdom of Morocco, which has divided the Western Sahara and its people for decades, and constitutes a "crime against humanity."

In lighter news
The Bureau also discussed its preparations for the holding of the Sixth International Film Festival in the Western Sahara, which will be held from Mar 4-9 in the Saharawi refugee camp of Dakhla, and which will count on the participation of internationally-renowned celebrities and filmmakers.

Preparatory Committee discusses plans for sixth Western Saharan film festival


The Preparatory Committee of the Sixth World Festival of Cinema in the Western Sahara (FISAHARA) met Wednesday to discuss preparations for the film festival, which will take place from May 4-9 in the Saharawi refugee camp of Dakhla.

The theme of this year’s festival is "A Stand for Solidarity, a Witness to Freedom, and a Vision of the Future."

Ms. Khadija Hamdi, Minister of Culture of the Saharawi Arab Democratic Republic (SADR) and Chair of the Preparatory Committee, made public the attendance of more than 450 foreign participants from Europe and Latin America. Algerian attendees will also be present as guests of honor.

First established in 2003, FISAHARA is organized by the Saharawi Ministry of Culture with the support of the Cuban Film Festival, the Latin Film Festival in Los Angeles, the Human Rights Film Festival in New York, and the Festival of San Sebastian, among others.

The organisers also declared that this year will be marked by the participation of famous stars such as Javier Bardem, Penelope Cruz and Pedro Almodovar.

Front Line profondément préoccupée par la situation du défenseur sahraoui, Yahya Mohamed el Hafed iaaza


Dublin (Irlande), L’organisation internationale pour la protection des défenseurs des droits humains, Front Line, a exprimé jeudi sa " profonde préoccupation", après avoir appris la torture et l’isolement du défenseur sahraoui des droits humains, M. Yahya Mohamed el Hafed Iaaza, dans une cellule individuelle à la prison marocaine d’Ait Meloul, selon une déclaration publié sur son site internet : www.frontlinedefenders.org.

Le prisonniers politique sahraoui, Yahya Mohamed el Hafed Iaaza a été torturé et maltraité par l’administration pénitentiaire de la prison marocaine, Ait Meloul, en raison "de ses opinions politiques en faveur l’autodétermination du peuple sahraoui", a estimé Front Line.

"M. Yahya Mohamed el Hafed Iaaza, qui souffre de rhumatismes, d’asthme, d’anémie et d’autres maladies pour lesquelles il a passé trois mois à l’hôpital lors de son arrestation à la prison marocaine d’Inzegan, a été interdit de visite le 4 avril 2009, de la part de sa femme et son père par les autorisés marocaines, leur exigeant une autorisation du Directorat général des prisons marocaines à Rabat", a regretté Front Line.

Front Line avait lancé le 4 mars 2008 un appel dénonçant l’arrestation arbitraire de Yahya Mohamed el Hafed Aaza sous les mains des agents de sécurité marocaine, réclamant sa libération immédiate et inconditionnelle.

Elle également condamné l’agression survenue le 3 avril 2009 contre Yahya Mohamed el Hafed Iaaza et neuf autres de ses compatriotes dans la prison d’Inzigan, avant d’être par la suite transférés vers la prison d’ Ait Meloul, où Yahya a été placé dans une cellule individuelle (cachot) sans couverture ni vêtement et sans suffisamment d’eau et de sucre, dont il a besoin.

Yahya Mohamed el Hafed Iaaza a été arrêté le 29 février 2008 alors qu’il travaillait dans son magasin à Tan-Tan, au sud du Maroc. Il semble que son arrestation soit liée à des manifestations pacifiques en faveur de l’autodétermination et l’indépendance du peuple du Sahara Occidental, qui avaient eu lieu deux jours plus tôt à Tan-Tan. En septembre 2008, il a été condamné à 15 ans de prison lors d’un procès inéquitable, rappelle-t-on.