segunda-feira, 20 de outubro de 2008

Agression contre des prisonniers politiques sahraouis à la Carcel negra



El Aaiun (territoires occupés),Les prisonniers politiques sahraouies, Bachri Ben Taleb, Hmeidatt Ahmed Salem et El Gasmi Mohamed Lehbib ont été victimes, vendredi, d’une agression sauvage des fonctionnaires de la direction pénitentiaire la Carcel negra (prison noire) d’El Aaiun pour leur pousser à cesser la grève de la faim qu’ils mènent depuis plus d’une semaine dans cette prison, selon une source du ministère sahraoui des territoires occupés et de la diaspora.

"Des geôliers de la Carcel negra sous le commandement du tortionnaire, Abdel Ilah Zenfouri ont attaqué vendredi matin la geôle des prisonniers alors qu’ils dormaient. Les agents de la direction pénitentiaire ont procédé à menotter les trois jeunes sahraouis , a précisé la même source, ajoutant que Bachri Ben Taleb a été transféré vers une cellule individuelle, (cachot), tandis que El Gasmi Mohamed Lehbib a été transporté en coma à l’hôpital dans un état de santé critique".

Cette intervention intervient à la suite de la grève entamée par les prisonniers politiques sahraouis, dans la même prison en signe de solidarité avec leurs compatriotes et en protestation aux mauvais traitements et aux dures conditions auxquels ils sont soumis de la
part des autorités marocaines, a ajouté la même source.

Auparavant les prisonniers politiques sahraouis ont été condamnés par des verdicts de prison ferme en raison de leur participation aux manifestations pacifiques réclamant le droit inaliénable à l’autodétermination du peuple sahraoui et le retrait immédiat de l’occupant marocain du Sahara occidental, rappel-t-on.


© Sahara Press Service
Agence de presse de la République Arabe sahraouie Démocratique

''Le statut avancé accordé par l’UE au Maroc constitue des réels dangers pour l’avenir du Sahara Occidental et la stabilité dans la région'' (Abdelazi



Tifariti, (territoires libérés), Le président de la République, Mohamed Abdelaziz a estimé, jeudi que "les pays de l’Union Européenne, en accordant un statut spécial et privilégié au Maroc, ne peuvent pas ne pas avoir mesuré ces sérieux risques, et prévu la manière de contenir cet éventuel grave dérapage porteur, à ne point douter, de réels dangers pour l’évolution de la question du Sahara Occidental et pour l’avenir et la stabilité de toute la région du Maghreb".

"Le Front Polisario n’est pas, faut-il y insister contre le fait que l’UE ait des relations de coopération ou des rapports privilégiés avec le Maroc. Ce qu’il craint et redoute, et que vous pouvez aisément comprendre c’est que le Maroc profite de tels rapports et les considère comme un encouragement ou une caution de la part de votre organisation à son entreprise coloniale", a écrit le Président sahraoui dans une lettre adressée à son homologue français, Nicolas Sarkozy lequel son pays assure la présidence tournante de l’UE.

"Cet encouragement ne manquerait pas, vous conviendrez, d’engendrer de fâcheuses conséquences pour la stabilité et la paix dans la région du Nord Ouest de l’Afrique dans son ensemble et se répercuter négativement sur ses rapports avec l’Union Européenne", a averti M. Abdelaziz dans sa missive.


Voici le texte intégral de la lettre


"Tifariti 16 Octobre 2008
S.E. M. Nicolas Sarkozy
Président de la République Française
Président du Conseil de l’Union Européenne



Monsieur le Président,

C’est parce que nous sommes convaincus que l’Union Européenne que vous présidez est devenue, au cours des dernières années, le moteur et la vitrine d’une Europe démocratique qui, en réussissant à faire des valeurs de liberté, d’égalité et de bonne gouvernance la base et l’essence de son système, s’est imposée à la fois comme modèle et très puissant stimulant pour tous les autres peuples et nations en quête de liberté et de dignité. Et c’est parce que nous sommes persuadés que cette auguste et prestigieuse organisation , ne peut, au risque et de se déjuger et de se discréditer , se faire la complice, à l’orée du vingt énième siècle, d’une politique de colonisation et de répression perpétrée par le Royaume du Maroc au Sahara Occidental depuis des décennies, en violation flagrante et manifeste, de la légalité internationale et au mépris des droits les plus élémentaires de la femme et de l’homme sahraouis, que nous avons décidé de nous adresse à vous.

Monsieur le président,

Au cours des derniers jours, et contre toute attente, l’Union européenne a accordé un « statut privilégié » au Royaume du Maroc, et a approuvé un train de mesures destiné à renforcer son partenariat avec lui dans les domaines, entre autres, politiques et sécuritaires.

Ces mesures ne peuvent être jugées, si elles viennent à être traduites dans les faits sans contrepartie réelle de la partie marocaine sur des sujets aussi importants que celui des droits des hommes et des femmes sahraouis dans les zones occupées par le Royaume marocain et l’organisation du référendum d’autodétermination du peuple du Sahara Occidental toujours promis par la communauté internationale et constamment retardé par les autorités marocaines, que comme un encouragement manifeste à l’occupation illégale par le Royaume belliciste et expansionniste du Maroc. Sans oublier que ce statut spécial accordé par l’Union au Maroc et confortée par de nombreuses facilités dans plusieurs domaines, serait à coup sûr considéré, à juste titre, comme la manifestation ostentatoire d’une franche méfiance à l’égard des autres peuples de la région ; peuples qui, parce que, engagés dans de sérieux et prometteurs processus de consolidation démocratique auraient mérité de la part de l’Europe démocratique, de ses institutions et de ses représentants un soutien et une aide à la mesure de défis qu’ils affrontent.


Monsieur le président,

Vous n’ignorez sans doute pas que le Sahara Occidental demeure aux yeux de la communauté internationale un territoire non autonome qui ploie, depuis 1975, sous le joug d’une occupation militaire entreprise en violation flagrante des principes de la charte et des résolutions des Nations unies.

Vous n’ignorez pas non plus que la cours international de justice (CIJ) , saisi par les autorités marocaines , en l’absence pourtant des représentants légitimes du peuple sahraoui, pour se prononcer sur d’éventuels liens entre le Sahara Occidental et le Royaume du Maroc a affirmé solennellement et je le cite : « la cour conclut que les éléments du renseignements portes à sa connaissance n’établissent l’existence d’aucun lien de souveraineté territorial ente le territoire du Sahara occidental d’une part, le Royaume du Maroc ou l’ensemble mauritanien d’autre part. La Cour n’a donc pas constaté l’existence des liens juridiques de nature à modifier l’application de la résolution 1514(XV) de l’Assemblée générale des Nations Unies quant à la décolonisation du Sahara Occidental et en particulier l’application du principe d’autodétermination grâce à l’expression libre et authentique de la volonté des populations du territoire. »

Avec le déploiement des forces de la MINURSO (Mission des Nations Unies pour un référendum au Sahara Occidental) en 1991, le Sahara Occidental a été placé sous mandat des Nations Unies.

Faut-il vous rappeler, par ailleurs, M. le Président, que la question du Sahara Occidental est inscrite depuis 1966, sur l’agenda de la Commission des Questions Politiques Spéciales et de la Décolonisation (Commission de décolonisation) des Nations Unies, et que depuis lors, elle est en attente d’un dénouement heureux qui ne pourrait intervenir qu’en forçant l’occupant marocain à reconnaître ses torts et à permettre au peuple sahraoui, par le biais d’un référendum, juste, général et régulier, de choisir librement son devenir.


Monsieur le Président,

Depuis l’invasion militaire de son pays par le Royaume du Maroc, une partie importante de la population sahraouie a été forcée à l’exil où elle vit dans des conditions précaires et difficiles, alors que l’autre partie restée dans le territoire sous l’occupation marocaine, transformé en prison à ciel ouvert, est constamment l’objet d’une politique systématique de répression féroce et inhumaine qui se traduit, en règle générale, par des arrestations, des enlèvements, et des disparitions forcées au demeurant, régulièrement dénoncés par les Organisations Internationales des droits de l’homme et par des organisations non gouvernementales.

Le caractère aveugle et systématique des mesures répressives que font subir à nos populations civiles, les autorités coloniales marocaines dans les zones du Sahara Occidental sous leur occupation, a fait qu’il n’y a pas une seule famille sahraouie qui n’ait été touchée directement dans sa dignité ou souffert dans sa chair de la répression pratiquée, dans l’impunité totale, par les autorités d’occupation marocaine.

Il est à relever, par ailleurs, que le Maroc a procédé au cours des dernières années à la construction d’un mur, doté de moyens de surveillance sophistiquée et truffée de mines anti-personnelles. Ce mur long de 2300 km, divise le territoire sahraoui en deux parties.

En décidant de couper le territoire ainsi, les autorités marocaines ont lourdement accentué la souffrance des familles sahraouies en coupant tout lien entre elles. Elles se sont ainsi rendues responsables d’un crime dont elles doivent rendre compte devant La communauté internationale.


M. le président,

Le Front POLISARIO n’est pas, faut-il y insister contre le fait que l’union européenne ait des relations de coopération ou des rapports privilégiés avec le Maroc. Ce qu’il craint et redoute, et que vous pouvez aisément comprendre c’est que le Maroc profite de tels rapports et les considère comme un encouragement ou une caution de la part de votre organisation à son entreprise coloniale. Ce qui ne manquerait pas, vous conviendrez, d’engendrer de fâcheuses conséquences pour la stabilité et la paix dans la région du Nord Ouest de l’Afrique dans son ensemble et se répercuter négativement sur ses rapports avec l’Union Européenne.

Les pays de l’Union Européenne, en accordant un statut spécial et privilégié au Maroc, ne peuvent pas ne pas avoir mesuré ces sérieux risques, et prévu la manière de contenir cet éventuel grave dérapage porteur, à ne point douter, de réels dangers pour l’évolution de la question du Sahara Occidental et pour l’avenir et la stabilité de toute la région du Maghreb.

Dans le cas contraire, nous ne pouvons que les leur rappeler en espérant qu’ils sauraient à temps prendre les mesures appropriées pour désamorcer une situation qui risque de semer les germes d’une déstabilisation dans la région du Maghreb. Et l’une des premières mesures qui seront susceptibles à nos yeux d’éviter le pire est, en premier lieu, d’amener le Royaume du Maroc à mettre fin à sa politique de répression et aux pratiques dégradantes qu’il fait subir à nos populations civiles dans les zones du Sahara Occidental qu’il occupe illégalement, et, en second lieu, à honorer les engagements qu’il a solennellement et officiellement pris dans le cadre des Nations Unies pour permettre au peuple sahraoui d’exercer, loin de toute forme de pression et de coercition, son droit imprescriptible à l’autodétermination et à l’indépendance.

Je vous prie de croire M. le Président de bien vouloir croire en l’expression de mes hautes et sincères considérations.

Je serais par ailleurs très reconnaissant à votre excellence qu’elle pourrait faire état du contenu de ma lettre à ses collègues dirigeants de l’Union Européenne



Mohamed Abdelaziz
Secrétaire Général du Front Polisario
Président de la République Arabe Sahraouie Démocratique".

sexta-feira, 17 de outubro de 2008

Australian trade unionists to visit Saharawi Camps


Ron Guy and Garry Holliday, trade union activists with the Australian Workers´ Union (AWU), and Margarita Windisch, a member of the Media Entertainment and Arts Alliance (MEAA) and Socialist Alliance candidate for the Maribyrnong council elections, will be part of a delegation attending the 6th congress of the Western Saharan trade union UGTSARIO.

The congress will be held in the refugee camps of southern Algeria, which neighbours Moroccan-occupied Western Sahara. Unions from around the world will be represented at the congress.

Ron Guy will be the official representative of the Australian Council of Trade Unions. The delegation is supported by the AWU and the MEAA. Windisch, Guy and Holliday, long-term supporters of the Saharawi cause will also offer their skills to assist the Saharawi refugees.

Windisch will run writing workshops in the camps and bring back their stories to Australia. Holliday will teach kids how to play Aussie rules football after the Australian Football League donated a football teaching kit.

The three are members of the Australia Western Sahara Association. It will be Guy´s second visit to the camps, the previous being in 2004 as part of the first Australian delegation to the refugee camps.

Windisch became involved when she heard Malainin Lakhal, secretary-general of the Union of Saharawi Writers and Journalists, who spoke at a packed function in Footscray in 2007.

"Even though Western Sahara is recognised as a country, it has been illegally occupied by Morocco since 1975", Windisch said.

"Morocco is illegally selling the Saharawi people´s resources, such as phosphate, to international companies, including Australian companies.

Close to 200,000 Saharawi people live in very harsh conditions in the refugee camps in south-west Algeria, but very few people know about their plight."

Find out more about the situation of the Saharawi people by visiting the website of the Australia Western Sahara Association, which raises awareness and promotes the Saharawi people´s cause in Australia, at AWSA is campaigning for a free and fair referendum on self-determination for the last colony in Africa.

Mr. Abdelaziz calls on Ban Ki-Moon to help release Saharawi prisoners of conscience


The Saharawi President, Mohamed Abdelaziz, called on the UN Secretary General, Ban Ki-moon, Saturday, to "urgently intervene" vis-à-vis Morocco so as to release all Saharawi prisoners of conscience who are serving heavy sentences of imprisonment in Moroccan jails because of their opinions in favour of the decolonisation of Western Sahara.

The President of the Republic expressed, in a letter to Ban Ki-Moon, his "deep concern about the critical situation of the Saharawi prisoners of conscience in Moroccan prisons as well as about the situation of the human rights in the occupied territories of Western Sahara, in the south of Morocco and in the Moroccan universities".

IN this respect, he regretted the heavy sentences pronounced by the Moroccan colonial court against Saharawi activists: Yahya Mohamed Elhafed Iaaza, (15 years imprisonment), Mohamed Salmi, Elmojahi Mayara, Mahmoud Elberkawi, Lehsen Lefkir, Najem Bouba and Salama Charafi (4 years imprisonment) and Omar Lefkir (1 year imprisonment).

L'ONG Western Sahara Compaign fustige la décision de l'UE d'accorder un "statut avancé" au Maroc


Londres,L'organisation non gouvernementale Western Sahara Compaign (campagne pour la Sahara occidental) basée à Londres a fustigé jeudi la décision de l'Union européenne (UE) d'accorder au Maroc un "statut avancé" négligeant ainsi tous les engagements en matière des droits de l'Homme, a indiqué un communiqué de cette ONG.

L'ONG qui milite pour mobiliser le soutien au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination que l'UE a manqué "une opportunité historique de mettre fin à 33 ans de violations des droits de l'Homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental". L'UE, a accordé au Maroc un "statut avancé" en dépit des "preuves sur les flagrantes violations des droits de l'Homme perpétrées par le Maroc contre les citoyens sahraouis depuis 1975".

Le Maroc est le premier pays à bénéficier d'un "statut avancé" de la part de l'UE, fait remarquer Western Sahara Compaign, estimant que ce statut vient renforcer les relations bilatérales avec ce pays et promouvoir l'accord d'association qui permettra au Maroc d'accéder de manière effective aux marchés de l'UE et de bénéficier d'aides et de crédits bonifiés.

Le "statut avancé" qui ne peut valoir la qualité de membre à part entière est plus important qu'un simple partenariat économique. Ce statut, ajoute la même source, a été accordé au Maroc "nonobstant la polémique en cours sur l'occupation du Sahara occidental, connu pour être la dernière colonie en Afrique, et en dépit des rapports sur les violations des droits de l'Homme dans cette colonie".

L'ONG s'est référée aux contenus des différents rapports publiés par des organisations de défense des droits de l'Homme et des organismes caritatifs, notamment celui du Haut commissariat aux droits de l'Homme de 2006 dont le contenu n'a pas été rendu public, mais parvenu aux médias.

Western Sahara Compaign a particulièrement insisté sur la partie de ce rapport évoquant les pratiques "de torture, de maltraitance, de violence et les restrictions de la liberté d'expression et autres procès sommaires". Le document du Haut commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme fait, également, état de 165.000 réfugiés sahraouis ayant vécu pendant 33 ans dans les camps grâce aux aides internationales en attendant le règlement du conflit.

Le communiqué de l'ONG a, en outre, déploré qu'en dépit de ses engagements à l'égard des droits de l'Homme, consacrés dans les textes, tant dans le cadre de l'accord d'association UE-Maroc que l'accord signé entre les deux parties dans le cadre de la politique européenne de voisinage (...), "l'UE a ignoré l'appel adressé par des groupes de pression en vue d'exploiter cette opportunité pour s'assurer, comme stipulé dans l'une des clauses de l'accord, que des mesures sérieuses aient été prises pour améliorer la situation des droits de l'Homme dans les territoires occupés"du Sahara occidental.

Le représentant du Front Polisario auprès du Royaume uni et en Irlande, Lamine Baali a appelé, dans un message adressé aux députés britanniques siégeant au Parlement européen, à intervenir en urgence en vue d'exercer des pressions sur le Maroc et l'exhorter à respecter la légalité internationale et les droits de l'Homme dans les territoires occupés du Sahara occidental.

"Le moins que le peuple sahraoui puisse attendre des résultats des discutions entre le Maroc et l'Union européenne, c'est d'exercer une pression sur le Maroc pour qu'il cesse ses pratiques inhumaines contres les Sahraouis", a réaffirmé le diplomate sahraoui dans le même message.

Il a à cet égard attiré l'attention des parlementaires britanniques et européens sur "l'importance de se pencher sur la question du Sahara occidental, qui, a-t-il dit, constitue l'entrée principale pour la paix et la prospérité dans la région du Maghreb arabe".

''L’accord d’un statut avancé au Maroc ne servira aucunement la paix et la stabilité dans la région'' (Conseil des ministres)


Chahid El Hafed,Le Conseil des ministres sahraoui a estimé que l’UE en accordant au Maroc le "statut avancé" est en contradiction avec des principes et des valeurs sur lesquels est fondée l’UE et"ne fera qu’encourager le Maroc dans son intransigeance et ne servira aucunement la paix et la stabilité dans la région".

Réuni en session ordinaire, sous la présidence du Chef de l’Etat, Mohamed Abdelaziz le Conseil des ministres a lancé un appel "pressant " aux pays de l’Union européenne afin "d’exercer les pressions nécessaires sur le Maroc pour l’amener à se conformer à la doctrine de l’Onu et à respecter les droits de l’Homme dans les territoires occupés du Sahara occidental".

Le Conseil des ministres a condamné avec force les lourdes peines d’emprisonnement à l’encontre des prisonniers politiques sahraouis, allant de 4 jusqu’à 15 ans énoncés par la Cour de première instance d’Agadir, dénonçant la répression sauvage perpétrée par les forces marocaines contre les citoyens autochtones du Sahara occidental qui réclament pacifiquement le droit à l’autodétermination.

Le Conseil des ministres a salué la résistance pacifique menée par les Sahraouis à travers l’Intifada de l’indépendance dans les territoires occupés du Sahara occidental, au sud du Maroc et dans les universités marocaines.

Le Conseil des ministres a examiné un certain nombre des questions, notamment la tenue du sixième congrès de l’Union des travailleurs (UGTSARIO) qui se tiendra è la wilaya d’El Aaiun du 19 au 21 du mois en cours, réaffirmant qu’une participation massive des délégations étrangères, notamment syndicales venus des pays amis et solidaires avec la cause sahraouie à travers le monde est attendue dans les prochains jours.

Il a en outre abordé les dispositifs pris par l’Etat pour remédier la situation provoquée par les pluies diluviennes tombées la nuit de dimanche à lundi camps des réfugies sahraoui, notamment celui de Smara, ayant affectées des dégâts matériels dans les tentes et les institutions sociales des réfugies.

Le Conseil des ministres a ajouté que des délégations étrangères en provenance de l’Italie et de l’Espagne comprenant des chefs des ONG, hauts responsables du gouvernement, des élus, des universitaires et de représentants de la société civile solidarises avec la cause du peuple sahraoui arrivent à partir de mercredi dans les camps de réfugiés sahraouis .

"La communauté internationale doit assumer sa pleine responsabilité dans la protection des Sahraouis et l’arrêt des violations graves des droits humains commises par l’Etat marocain au Sahara Occidental, territoire non autonome qui se trouve encore sous la responsabilité de l’ONU en attente d’un référendum d’autodétermination", a rappelé le Conseil des ministres sahraoui.

Le Conseil a également salué hautement les récentes interventions des pays soutenants à la cause du peuple sahraoui devant la 4ème commission de l’ONU, notamment le groupe de Rio des pays de l’Amérique latine, la communauté du développement de l’Afrique australe (SADC) et l’Algérie.

Il a enfin appelé à l’ouverture du territoire devant les observateurs étrangers et les médias, ainsi que la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques sahraouis, à faire la lumière sur le sort de 151 prisonniers de guerre sahraouis et plus de 500 civils disparus depuis le 31 octobre 1975, date de l’occupation illégale marocaine du Sahara Occidental.

Une entreprise bulgare appelée à cesser ses activités illicites au Sahara occidental


Budapest (Hongrie),L’association de l’Europe du Centre et de l’Est de solidarité avec le peuple sahraoui a appelé, mardi l’entreprise bulgare, Agro Polychim, "à cesser ses activités illicite du phosphate du Sahara occidental".

L’ONG européenne a exprimé sa pleine inquiétude face aux contrats commerciaux liant l’entreprise bulgare et les autorités marocaines, notamment l’exploitation "illicite" du phosphate dans les territoires occupés du Sahara occidental, a écrit l’association européenne dans une lettre à Agro Polychim.

Elle a en outre souligné que toutes les activités du Maroc dans ces territoires qu’il occupe depuis 1975, "sont illégales", comme l’indique les résolutions onusiennes, la légalité internationale et l’avis juridique de la Cour internationale de justice (CIJ) dans cette question.

Elle a enfin réaffirmé son plein soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, garanti par la légalité et les résolutions internationales, a conclut la lettre de l’association européenne de Centre et de l’Est de solidarité avec le peuple sahraoui.

Le Polisario appelle les députés britanniques à exiger du Maroc le respect de la légalité internationale au Sahara occidental


London, Le représentant du Front Polisario auprès du Royaume uni et en Irlande, Lamen Baali a appelé dans une lettre aux députés britanniques représentés au sein du Parlement européen, à "intervenir en urgence en vue d’exercer des pressions sur le Maroc et l’exhorter à respecter la légalité internationale et les droits de l’Homme dans les territoires occupés du Sahara occidental".

"Le moins que le peuple sahraoui puisse attendre des résultats des discutions entre le Maroc et l’Union européenne, c’est que les députés britanniques exercent des pressions sur le Maroc pour qu’il cesse ses pratiques inhumaines contres les Sahraouis dans les territoires sous occupation marocaine", a réaffirmé le diplomate sahraoui.

Il a à cet égard attiré l’attention des parlementaires britanniques sur l’importance du règlement de la question du Sahara occidental, qui, a-t-il dit "constitue l’entrée principale pour la paix et la prospérité dans la région du Maghreb".

Le diplomate sahraoui a indiqué que la question du Sahara occidental était au centre des débats de la quatrième commission de l’assemblée générale de l’ONU durant les assises de sa 63ème session à new York.

Désignation d'un nouvel envoyé onusien: "une preuve de l'échec du plan marocain" (Brahim Ghali













Alger,L'ambassadeur sahraoui à Alger, M. Brahim Ghali a indiqué, mardi, que la désignation de M. Christopher Ross en tant que nouvel envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU au Sahara occidental était "une preuve de l'échec du plan du Royaume du Maroc".

Invité de l'émission "les points sur les I" de la Radio Algérie Internationale, M. Ghali a estimé que le non renouvellement du mandat de M. Peter Van Walsum constitue en soi "un échec de l'initiative marocaine qui l'a accompagné et qui porte sur le projet d'autonomie".

Dans ce contexte, M. Ghali a exprimé son souhait que "le nouvel envoyé personnel fasse preuve d'objectivité et prenne une position équilibrée dont l'objectif principal serait l'application de la Légalité internationale, d'autant que le conflit s'inscrit dans la durée du fait de l'obstination du Maroc".

Le conflit a duré 33 ans durant lesquelles "l’ignorance de la volonté des sahraouie a conduit à l'échec" et "toute tentative de recherche de pseudo-solutions fut inutile", a précisé l'ambassadeur sahraoui ajoutant que "la Front Polisario au même titre que la RASD ont donné leur acceptation au nouvel envoyé personnel qui n'a pas encore été officiellement désigné du fait de l'obstination de l'autre partie" (le Maroc).

"Après le départ de M. Walsum , les marocains ont déduit que le secrétaire général de l'ONU avait donné fin de non recevoir à son rapport", a-t-il souligné estimant que "le rejet par les marocains de la nomination du nouvel ambassadeur est une forme de chantage exercé sur l'ONU pour qu'elle accepte leur conditions", chose que le secrétaire général "ne fera pas", a-t-il ajouté.

M. Ghali s'est interrogé sur les raisons qui "pourraient empêcher les Etats Unis de faire pression sur le Maroc pour l'amener à donner son acceptation au nouvel envoyé spécial en vue de sortir de l'impasse imposée par le Maroc au détriment du peuple sahraoui".

Il a réitéré, dans ce contexte, le rejet par le Sahara occidental des déclarations de l'ex-envoyé personnel M. Peter Van Walsum faites devant le Conseil de sécurité la qualifiant de "partiales". M. Walsum "s'était écarté de son rôle d'envoyé personnel chargé de l'application de la Législation onusienne pour de permettre au peuple sahraoui de pratiquer son droit à l'autodétermination et à l'indépendance".

Les positions des Nations Unies "sont claires, en ce sens qu'elles reconnaissent le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination depuis les années soixante et avant que l'Espagne de trahisse les sahraouis, avant même l'invasion du Sahara occidental par l'armée marocaine", a rappelé M. Ghali.

La situation actuelle au Sahara occidental est en "statut quo", a précisé l'ambassadeur sahraoui ajoutant que "les séries de négociations sont en suspens à cause de l'obstination de la partie marocaine". Le déroulement des évènements a prouvé que le projet du Maroc ne peut constituer une plate-forme sérieuse pour le règlement du conflit", a encore ajouté M. Ghali affirmant que "tout atteste de l'échec du projet marocain mort-né".

M. Van Walsum a tenté de dénaturer la vérité du conflit, ce qui relève de l'impossible, car, a estimé M. Ghali, le peuple sahraoui possède un droit légitime à l'autodétermination et à l'indépendance que lui reconnaît l'ensemble de la communauté internationale.

"Les tentatives marocaines visant à gagner du temps ne servent pas les intérêts du Maroc car ces tergiversations constituent une arme à double tranchant en ce sens qu'elles favorisent la diffusion du sentiment nationaliste sahraoui et contribuent à la clarification de la situation aux yeux de la communauté internationale ainsi qu'à la consolidation du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination", a indiqué M. Ghali.

"Cette politique dilatoire favorise la sensibilisation de la conscience arabe", a-t- affirmé avant d'ajouter que " des voix au Maroc commencent déjà à s'élever contre l'occupation, ce qui ne sert pas, à la longue, le régime marocain".

A une question sur la position pro-marocaine de l'Europe, l'ambassadeur a répondu que "cette partialité n'est pas absolue", en ajoutant à ce propos que "s'il existe des parties européennes qui penchent du cotés du Maroc, cette position ne fait pas l'unanimité au sein de l'Union européenne qui a rappelé la nécessité de trouver une solution au conflit, de poursuivre les négociations, ce qui est loin de constituer une partialité en faveur du Maroc au détriment
du Sahara Occidental".

D'autre part, le diplomate sahraoui a affirmé que le peuple sahraoui "n'a pas cessé de revendiquer la publication du rapport du Haut commissariat des droits de l'homme qui relève des Nations Unis dans le but de "dévoiler la vérité à la communauté internationale", tout en rappelant que la mission qui a dressé le rapport "n'a pas été en mesure de mener à terme le planning qu'elle avait tracé, se heurtant aux entraves posées par les autorités marocaines qui
l'ont contrainte à écourter de deux jours son séjour prévu initialement en cinq jours".

La non publication du rapport est principalement motivée par "l'obstruction de l'ambassadeur français qui a brandi la menace du recours de son pays au droit de veto", a expliqué M. Ghali qui a soutenu que "le rapport a fini par déduire que les violations manifestes des droits du peuple sahraoui ne peuvent cesser que par l'exercice de son droit à l'autodétermination".

Quant aux allégations de certaines parties au sujet d'un prétendu lien entre le Front Polisario et Al Qaida, l'ambassadeur sahraoui à Alger a affirmé que "c'est une accusation infondée", faisant observer au passage que "les territoires libérés du Sahara occidental, contrôlés par des Sahraouis, sont la région la plus sécurisée dans le monde contre les actions terroristes".

"Par les actes nous prouvons que les Sahraouis n'ont pas de lien avec le terrorisme international et nous oeuvrerons sans cesse à maintenir la paix et la sécurité dans notre région", a-t-il ajouté en substance.

"L'option de la guerre et du retour à la lutte armée est toujours de mise tant que le Maroc s'obstine à occuper le Sahara occidental", a réaffirmé M. Ghali qui a rappelé que "la lutte armée demeure, conformément à la déclaration de 1973 du Front Polisario, le seul moyen de permettre au peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination".

Enfin, l'ambassadeur sahraoui a émis le vœu que les prochaines négociations seront empreintes de sérieux et que "le Maroc les abordent avec une volonté sérieuse et sincère de permettre au peuple sahraoui de disposer de son sort".


Alger, 14/10/2008 (SPS) L'ambassadeur sahraoui à Alger, M. Brahim Ghali a indiqué, mardi, que la désignation de M. Christopher Ross en tant que nouvel envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU au Sahara occidental était "une preuve de l'échec du plan du Royaume du Maroc".

Invité de l'émission "les points sur les I" de la Radio Algérie Internationale, M. Ghali a estimé que le non renouvellement du mandat de M. Peter Van Walsum constitue en soi "un échec de l'initiative marocaine qui l'a accompagné et qui porte sur le projet d'autonomie".

Dans ce contexte, M. Ghali a exprimé son souhait que "le nouvel envoyé personnel fasse preuve d'objectivité et prenne une position équilibrée dont l'objectif principal serait l'application de la Légalité internationale, d'autant que le conflit s'inscrit dans la durée du fait de l'obstination du Maroc".

Le conflit a duré 33 ans durant lesquelles "l’ignorance de la volonté des sahraouie a conduit à l'échec" et "toute tentative de recherche de pseudo-solutions fut inutile", a précisé l'ambassadeur sahraoui ajoutant que "la Front Polisario au même titre que la RASD ont donné leur acceptation au nouvel envoyé personnel qui n'a pas encore été officiellement désigné du fait de l'obstination de l'autre partie" (le Maroc).

"Après le départ de M. Walsum , les marocains ont déduit que le secrétaire général de l'ONU avait donné fin de non recevoir à son rapport", a-t-il souligné estimant que "le rejet par les marocains de la nomination du nouvel ambassadeur est une forme de chantage exercé sur l'ONU pour qu'elle accepte leur conditions", chose que le secrétaire général "ne fera pas", a-t-il ajouté.

M. Ghali s'est interrogé sur les raisons qui "pourraient empêcher les Etats Unis de faire pression sur le Maroc pour l'amener à donner son acceptation au nouvel envoyé spécial en vue de sortir de l'impasse imposée par le Maroc au détriment du peuple sahraoui".

Il a réitéré, dans ce contexte, le rejet par le Sahara occidental des déclarations de l'ex-envoyé personnel M. Peter Van Walsum faites devant le Conseil de sécurité la qualifiant de "partiales". M. Walsum "s'était écarté de son rôle d'envoyé personnel chargé de l'application de la Législation onusienne pour de permettre au peuple sahraoui de pratiquer son droit à l'autodétermination et à l'indépendance".

Les positions des Nations Unies "sont claires, en ce sens qu'elles reconnaissent le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination depuis les années soixante et avant que l'Espagne de trahisse les sahraouis, avant même l'invasion du Sahara occidental par l'armée marocaine", a rappelé M. Ghali.

La situation actuelle au Sahara occidental est en "statut quo", a précisé l'ambassadeur sahraoui ajoutant que "les séries de négociations sont en suspens à cause de l'obstination de la partie marocaine". Le déroulement des évènements a prouvé que le projet du Maroc ne peut constituer une plate-forme sérieuse pour le règlement du conflit", a encore ajouté M. Ghali affirmant que "tout atteste de l'échec du projet marocain mort-né".

M. Van Walsum a tenté de dénaturer la vérité du conflit, ce qui relève de l'impossible, car, a estimé M. Ghali, le peuple sahraoui possède un droit légitime à l'autodétermination et à l'indépendance que lui reconnaît l'ensemble de la communauté internationale.

"Les tentatives marocaines visant à gagner du temps ne servent pas les intérêts du Maroc car ces tergiversations constituent une arme à double tranchant en ce sens qu'elles favorisent la diffusion du sentiment nationaliste sahraoui et contribuent à la clarification de la situation aux yeux de la communauté internationale ainsi qu'à la consolidation du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination", a indiqué M. Ghali.

"Cette politique dilatoire favorise la sensibilisation de la conscience arabe", a-t- affirmé avant d'ajouter que " des voix au Maroc commencent déjà à s'élever contre l'occupation, ce qui ne sert pas, à la longue, le régime marocain".

A une question sur la position pro-marocaine de l'Europe, l'ambassadeur a répondu que "cette partialité n'est pas absolue", en ajoutant à ce propos que "s'il existe des parties européennes qui penchent du cotés du Maroc, cette position ne fait pas l'unanimité au sein de l'Union européenne qui a rappelé la nécessité de trouver une solution au conflit, de poursuivre les négociations, ce qui est loin de constituer une partialité en faveur du Maroc au détriment
du Sahara Occidental".

D'autre part, le diplomate sahraoui a affirmé que le peuple sahraoui "n'a pas cessé de revendiquer la publication du rapport du Haut commissariat des droits de l'homme qui relève des Nations Unis dans le but de "dévoiler la vérité à la communauté internationale", tout en rappelant que la mission qui a dressé le rapport "n'a pas été en mesure de mener à terme le planning qu'elle avait tracé, se heurtant aux entraves posées par les autorités marocaines qui
l'ont contrainte à écourter de deux jours son séjour prévu initialement en cinq jours".

La non publication du rapport est principalement motivée par "l'obstruction de l'ambassadeur français qui a brandi la menace du recours de son pays au droit de veto", a expliqué M. Ghali qui a soutenu que "le rapport a fini par déduire que les violations manifestes des droits du peuple sahraoui ne peuvent cesser que par l'exercice de son droit à l'autodétermination".

Quant aux allégations de certaines parties au sujet d'un prétendu lien entre le Front Polisario et Al Qaida, l'ambassadeur sahraoui à Alger a affirmé que "c'est une accusation infondée", faisant observer au passage que "les territoires libérés du Sahara occidental, contrôlés par des Sahraouis, sont la région la plus sécurisée dans le monde contre les actions terroristes".

"Par les actes nous prouvons que les Sahraouis n'ont pas de lien avec le terrorisme international et nous oeuvrerons sans cesse à maintenir la paix et la sécurité dans notre région", a-t-il ajouté en substance.

"L'option de la guerre et du retour à la lutte armée est toujours de mise tant que le Maroc s'obstine à occuper le Sahara occidental", a réaffirmé M. Ghali qui a rappelé que "la lutte armée demeure, conformément à la déclaration de 1973 du Front Polisario, le seul moyen de permettre au peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination".

Enfin, l'ambassadeur sahraoui a émis le vœu que les prochaines négociations seront empreintes de sérieux et que "le Maroc les abordent avec une volonté sérieuse et sincère de permettre au peuple sahraoui de disposer de son sort".

Le président de la République reçoit un message de la Secrétaire d’Etat aux affaires étrangères


Chahid el Hafed,le président de la République, Mohamed Abdelaziz a reçu mardi un message de la Secrétaire américaine d’Etat aux affaires étrangères, Condaleeza Rice, en réponse à sa lettre qui lui a adressé lors de la tournée qu’elle a effectuée en septembre dernier dans les pays du Maghreb.


"Washington DC

Secrétaire général du Front Polisario,
Mohamed Abdelaziz

Je vous remercie pour votre lettre en date du 5 septembre 2008, par laquelle vous exprimiez votre préoccupation pour trouver une solution au Sahara Occidental.

Comme je l’ai énoncé lors de ma récente visite au Maghreb, nous sommes engagés à trouver une solution mutuellement acceptable à cette situation. Compte tenu aux défis auxquels est confronté l’ensemble du Maghreb, nous pensons qu’il est temps que cette question soit résolue. Et c’est la raison pour laquelle nous soutenons l’appel à une cinquième série de pourparlers sous l’égide su Secrétaire général des Nations unies, et ce dans les plus proches délais.

Je demande instamment au Polisario de venir à cette cinquième série avec un esprit ouvert, et à œuvrer avec la délégation marocaine afin de trouver un moyen pour aller à l’avant".

quinta-feira, 16 de outubro de 2008

Red Crescent makes "urgent" aid appeal for Saharan refugees

ALGIERS,The Saharawi Red Crescent (SRC) launched an urgent appeal Tuesday for international aid to help Saharan refugees hit by recent flooding in Algeria, the Algerian APS news agency reported.

Nearly 1,800 homes in the refugee camps Smara and Aousserd, in southwestern Algeria, were damaged by flooding following violent rains this month, the SRC statement said, cited by APS.

Torrential downpours damaged schools -- where classes were suspended -- and destroyed existing aid supplies, APS reported.

Food "supplied by the World Food Programme and other humanitarian organisations" has been destroyed "at a time when the stock of food products financed by the European Union's department of humanitarian aid had not yet" been reached, said the SRC.

Since Morocco annexed Western Sahara in 1975, hundreds of thousands of Saharawi refugees have been forced to live in harsh desert camps and depend on international assistance for their survival.

The World Food Programme (WFP) has donated more than 160 million dollars (117 million euros) in food aid since 1986 to more than 165,000 Saharawi refugees in Algeria.

SRC has said previously in that a large portion of UN aid fails to get to the refugees who need it.

The Polisario Front, backed by Algeria, wants independence for the territory on the west African coast.

UE- MAROC-SAHARA OCCIDENTAL

L’UE pour une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permet l’autodétermination du Peuple sahraoui

Bruxelles,L'Union européenne (UE) a estimé lundi au Luxembourg qu'"il est important que les négociations, conduites par l'Envoyé personnel du SG des Nations Unies, puissent parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui
permettra l’autodétermination du peuple du Sahara occidental comme le disposent les résolutions des Nations Unies".

L'Union européenne a également apporté son "plein appui à la pleine mise en oeuvre de la résolution 1813 du Conseil de Sécurité qui a été adoptée à l'unanimité le 30 avril 2008, qui demande aux parties de faire preuve de réalisme et d'un esprit de compromis et d'engager des
négociations de fond", selon un communiqué qui a sanctionné lundi les travaux du 7ème Conseil d'association UE-Maroc.

L'Union européenne est convaincue que les parties en conflit, le Maroc et le Front Polisario, "doivent entrer dans une phase plus substantielle de négociations et faire preuve de retenue, de bonne foi, de réalisme, d'engagement et d'esprit de compromis", soulignent les 27 ministres des AE de l'UE dans le communiqué.

Elle a, de ce fait, exprimé son "plein soutien aux négociations de Manhasset sur le statut futur du Sahara occidental, lancées l'année dernière avec l'adoption de la résolution 1754 du Conseil de sécurité". L'UE a, d'autre part, pris note de la proposition marocaine présentée le 11 avril 2007 au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, ainsi que de la proposition du Front Polisario présentée au Secrétaire général le 10 avril 2007, lit-t-on dans le communiqué.

Par ailleurs, les ministres européens ont réaffirmé le fait que l'UE exprime "son attachement à la situation des droits de l'homme au Sahara occidental et rappelle les obligations qui incombent à chaque partie". Elle encourage, à cet égard, le Maroc à considérer la possibilité de l'organisation par voie terrestre des visites familiales.

L'UE invite par ailleurs le Maroc à sauvegarder la liberté d'association et de rassemblement, notamment dans les territoires occupés du Sahara occidental, appelant les forces d'autorité marocaines à faire preuve de retenue dans le recours à la force.

sábado, 11 de outubro de 2008

“Un Grito desde El Sahara” a documentary about the dificult situation in Western Sahara 11/10/2008 The Spanish organisation, Mundubat, investigat


The Spanish organisation, Mundubat, investigated on the dramatic situation lived by the Saharawi people because of the international disinterest in the violations committed by the Moroccan colonial regime in Western Sahara.

The 45 mn film, “Un grito desde el Sahara” (a cry from the Sahara) unveils the secret life of the Saharawi activists, their opinion on the Moroccan occupation, and their endengered life.

The Video can be found in DVD here: http://www.mundubat.org/MT/Publicaciones/Videoteca/Videoteca.htm

And you can download it here:
http://www.archive.org/details/grito_desde_sahara

Sahara occidental : l’Algérie appelle à trouver une solution conforme à la légalité internationale





New York (Nations unies), Le processus de négociations sur l’autodétermination au Sahara occidental entre le Maroc et le Front Polisario a "plus que jamais besoin" de l’appui de la communauté internationale, a souligné l’Algérie vendredi à l’Onu, appelant à trouver une solution "conforme à la légalité internationale".

Le but de ces négociations directes entre les deux parties au conflit du Sahara occidental, dont quatre rounds ont eu lieu depuis juin 2007 sous l’égide des Nations unies, est de "parvenir à une solution juste et définitive" à propos de ce territoire non autonome, a rappelé l’ambassadeur permanent de l’Algérie auprès de l’Onu, M. Mourad Benmehidi.

"Les efforts doivent maintenant se concentrer sur la recherche d’une solution conforme à la légalité internationale et au Droit international", a-t-il ajouté, dans une déclaration devant la quatrième commission de l’Assemblée générale de l’Onu, chargée de la décolonisation.

"La réalité politique doit se conformer à la légalité internationale et au Droit international et non l’inverse", a-t-il souligné.

Alors que les deux parties au conflit sont convenues d’un cinquième round de négociations, la tenue de celui-ci, a déploré M. Benmehidi, "continue d’être élusive pour la seule raison que l’une des deux parties, le Maroc, a tardé à apporter au secrétaire général (de l’Onu) l’appui que toutes les autres parties concernées et intéressées lui ont déjà exprimé dans ses efforts visant à préserver le momentum de la négociation".

"Aboutir à un règlement négocié requiert patience et persévérance", a-t-il aussi relevé. "Aussi, la Communauté internationale, dont la volonté s’exprime à travers cette assemblée, se doit d’œuvrer à l’instauration du nécessaire climat de confiance en prenant au cours de la présente session une décision qui ouvre la voie à l’avènement d’une solution mutuellement acceptable et qui garantisse le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination", a souligné le représentant de l’Algérie.

Il a rappelé que l’Assemblée générale de l’Onu avait su faire de la sorte lors de sa 62e session, l’année dernière, et lors des sessions précédentes.

Lors des quatre rounds des négociations, qui ont eu lieu à Manhasset, près de New York, "le Front Polisario s’est fondé sur la légalité internationale et l’application de la Charte des Nations unies pour réclamer l’exercice libre et sans contrainte du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, sans aller jusqu’à préjuger du choix qui sera fait par ce peuple", s’est-il félicité.

De son côté, le Maroc "voudrait voir sa proposition d’autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine avalisée comme étant la seule base des négociations dès le commencement de celles-ci, ce qui préjuge à l’avance du résultat des négociations et de l’issue du processus de décolonisation", a-t-il comparé.

"En exigeant que cette proposition doit constituer la base des négociations, le Maroc veut se dérober une fois de plus à ses engagements de coopérer à l’application des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale et veut faire une lecture unilatérale du principe de l’autodétermination en refusant de satisfaire à l’exigence d’un référendum libre et juste, dans lequel serait proposée l’autonomie en tant qu’option à choisir parmi d’autres options", a affirmé le diplomate algérien.

M. Benmehidi a, d’autre part, souligné que le peuple sahraoui, comme tous les autres peuples, "est légitimement en droit de se réclamer" de la Déclaration universelle des droits de l’homme, dont l’année 2008 marque le 60e anniversaire de sa proclamation par l’Assemblée générale de l’Onu.

Il a dénoncé le fait que le Sahara occidental, depuis plus de trente-trois ans, "a été érigé en zone de non-droit, où toutes les résolutions, déclarations et conventions internationales garantes du droit des peuples et des droits de l’homme sont violées au quotidien".

"Il ne serait que justice que la population sahraouie des territoires occupés du Sahara occidental bénéficie d’une protection internationale adéquate face à la répression féroce dont elle est victime et dont témoignent la presse indépendante et des organisations non gouvernementales mondialement connues lorsqu’elles arrivent à contourner le mur du silence qui entoure ce territoire", a-t-il déclaré.

Il a ajouté qu’il est "essentiel que le huis clos imposé dans les territoires occupés du Sahara occidental soit levé afin de permettre aux journalistes, aux parlementaires et aux membres des organisations humanitaires d’accéder librement au dit territoire et de contacter la population sahraouie sans entraves".

"Il est tout aussi essentiel que les réfugiés sahraouis en territoire algérien, auxquels l’Algérie accorde une hospitalité fraternelle, ne soient plus l’enjeu des manœuvres politiciennes de la puissance occupante du Sahara occidental et bénéficient d’une sollicitude accrue en matière d’assistance humanitaire de la part de la communauté internationale", a noté l’ambassadeur d’Algérie.

Il a affirmé que c’est par sa lutte glorieuse pour l’indépendance et son "devoir de solidarité et de justice", que l’Algérie évoque "de manière constante, ici (à l’Onu) et ailleurs, et de soutenir partout où il est violé, le droit des peuples à se déterminer souverainement sur leur devenir et à s’opposer à ceux qui veulent remplacer la suprématie du droit en lui substituant la logique de la force".

RASD-ONU-TERRITOIRES OCCUPES-REPRESSION-APPEL






M. Abdelaziz interpelle de nouveau le SG de l’ONU pour le respect des droits Sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental


Bir Lehlu (territoires sahraouis libérés), Le Président de la République sahraouie, Mohamed Abdelaziz, a interpellé de nouveau le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à "intervenir d'urgence" auprès du Maroc pour mettre fin aux graves violations des droits humains dont il continue à commettre contre les civils sahraouis sans défense, dans les territoires occupés du Sahara, occidental, au sud du Maroc et dans les universités marocaines.

"En moins de trois semaines de l’intervention brutale contre le citoyens sahraouis à la ville de Samra occupée, nous nous trouvons aujourd’hui dans l’obligation de vous écrire de nouveau à la suite d’une intervention similaire à la ville occupée de Boujdour survenue mercredi contre un sit-in organisé par les diplômés sahraouis contraints au chômage", a écrit le Président sahraoui dans sa lettre adressée jeudi à Ban Ki-Moon, parvenu à SPS.

Ces manifestants ont été surpris par une intervention féroce des forces de répression marocaines à leur encontre, pour avoir réclamer pacifiquement le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, la libération des prisonniers politiques sahraouis qui se trouvent encore dans les prisons marocaines, a déploré le texte.

"Les autorités marocaines persistent ses violations des droits humains des Sahraouis, ce qui constituent une préoccupation majeure face à la situation des droits de l’Homme des citoyens sahraouis, non seulement dans les territoires occupés du Sahara occidental, sinon également au sud du Maroc et dans les universités marocaines", a-t-il ajouté.

Alors que nous condamnons énergiquement ces pratiques barbares du Gouvernement marocain contre des citoyens civils qui réclament leurs droits légitimes garantis par la Charte des Nations unies, "nous insistons auprès du représentant de la communauté internationale que vous êtes pour protéger les citoyens sahraouis sous l'occupation, dans l'attente de la décolonisation de leur territoire", a souligné le texte.

En Voici la liste des victimes de cette inteventeion sauvage : Mohamed Fadel Khaya, Mansouri Mohamed Ghali, Toubali Sid’Ahmed, Yara Mohamed, Yadass sid’Ahmed, Mansour Labrass, Mohamed Deddah, Mohamed Baha, Mariem Rahel, Keltoum Elbouaitawi et Baha Salha ont été grièvement blesseés, alors que six autres ont été arrêtées par les forces de répression marocaines, a précisé un bilan non exhaustif rendu public jeudi.

Il s’agit de : Mohamed Haimada, Hamdi Mohamed, Limam Elmerkhi, Hamdi Hmednah, Saaid Elmessoudi et Mohamed Elmessoudi, rappelle-t-on.

sexta-feira, 10 de outubro de 2008

TERRITOIRES OCCUPES - PRISONNIERS POLITIQUES - PROCES

Lourdes sentences d’un an à 15 ans de prison ferme contre des prisonniers politiques sahraouis


Agadir (sud du Maroc), La cour d’appel de premier degré d’Agadir, a condamné jeudi huit prisonniers politiques sahraouis à de lourdes peines d’emprisonnement allant d’un an avec sursis à quinze ans de prison ferme, a rapporté l’ASVDH.

Le prisonnier politique sahraoui, Yahya Mohamed Elhafed Iaaza a été condamné à quinze ans de prison ferme, alors que son compatriote Omar Lefkir à un an de prison avec sursis, tandis que Mohamed Salmi, Elmojahi Mayara, Mahmoud Elberkawi, Lehsen Lefkir, Najem Bouba et Salama Charafi ont été condamnés à quatre ans de prison fermes, a précisé la même source.


L’ASVDH rappelle que ces huit prisonniers politiques ont été arrêtés au cours des manifestations qui ont eu lieu à Tan-Tan (sud du Maroc), ajoutant qu’"ils ont avoué avoir été torturé lors des interrogatoires et certains d’entre eux ont prétendu être victimes d’abus sexuel", a déploré l’ONG sahraouie.

Par ailleurs, quatre prisonniers politiques sahraouis, à la Carcel negra d’El Aaiun ont annoncé le même jour leur décision d’entamer une grève illimitée de la faim pour revendiquer leurs droits légitimes, notamment le droit à la visite et aux soins médicaux et pour dénoncer les conditions inhumaines de leur détention.

Il s’agit de: Bachri Ben Taleb, Lehbib Elgasmi, Ahmeidat Ahmed Salem et Deida Abdessalam.

Auparavant le prisonnier politique sahraoui. Boullahi Saddik, membre du bureau exécutif de l’ASVDH avait comparu lundi dernier devant la cour d’appel d’El Aaiun, accusé de constitution d’une association non autorisée. La cour a reporté au 20 octobre 2008 comme date de prononciation de la sentence.

M. Boullahi, né en 1958, père de deux enfants et rescapé du bagne secret Kalaat Meguouna où il avait passé (entre 1981 et 1991), 10 ans en compagnie de Mr. Brahim Sabbar, avait été arrêté en juillet 2007, à Goulimine (sud du Maroc), puis transféré à El-Aaiun occupée.

Il avait été condamné en novembre dernier par la cour du premier degré à El Aaiun à 6 mois de prison ferme pour la même raison, rappelle-t-on.

Le président sahraoui prochainement à New York pour rencontrer le SG de l´ONU





New York (Nations unies),Le président de la République, M. Mohamed Abdelaziz, se rendra dans la seconde moitié d’octobre à New York, où il doit s’entretenir avec le secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-Moon, a-t-on appris jeudi soir auprès du représentant du Front Polisario à l’Onu, M. Ahmed Boukhari.

Le président sahraoui, également secrétaire général du Front Polisario, rencontrera également à cette occasion les représentants des pays membres du Conseil de sécurité, a ajouté M. Boukhari.

Les entretiens de M. Abdelaziz porteront sur "la situation actuelle du processus de paix au Sahara occidental et ses perspectives, à la lumière des derniers développements", a-t-il précisé. Il s’agira de la seconde visite du président sahraoui à l’Onu depuis l’élection de M. Ban à la tête de l’organisation mondiale, en janvier 2007.

Le processus de paix au Sahara occidental est actuellement dans l’impasse, après la fin du mandat de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’Onu au Sahara occidental, M. Peter Van Walsum.

M. Van Walsum, qui a supervisé depuis juin 2007 quatre rounds de négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario, à Manhasset, près de New York, s’est vu retirer la confiance de M. Ban et du Front Polisario depuis qu’il a qualifié d’"irréaliste" l’option de l’indépendance du Sahara occidental.

Le secrétaire général de l’Onu a nommé l’Américain Christopher Ross comme nouveau représentant personnel au Sahara occidental et en a informé les deux parties au conflit, le Maroc et le Front Polisario, ainsi que les membres du Conseil de sécurité, mais sans en faire part publiquement.

Le Front Polisario a accepté officiellement la nomination de M. Ross, alors que le Maroc n’a pas fait de réaction officielle. Le Maroc "entreprend des pressions sur le secrétariat général de l’Onu et sur le nouvel envoyé personnel pour accepter la démarche de son prédécesseur, qui a été refusée par le Conseil de sécurité", avait récemment déclaré le ministre des Affaires étrangères, M. Mohamed Salem Ould Salek.

"La démarche de Van Walsum n’avait pour objectif que la confiscation du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance", avait dénoncé le ministre sahraoui.

Le Conseil de sécurité a adopté en avril 2007 la résolution 1754, laquelle a établi le cadre légal des pourparlers directes qui avaient démarré deux mois plus tard à Manhasset, près de New York, entre le Maroc et le Front Polisario, sous l’égide des Nations unies, avec pour but de parvenir à une "solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui garantirait le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination".

Il a également invité les deux parties au conflit au Sahara occidental à discuter entre elles de "bonne foi et sans conditions préalables". Mais le Maroc a refusé lors des négociations de Manhasset de parler d’autre chose que de son plan d’autonomie au Sahara occidental, ce qui constitue justement une "condition préalable", a dénoncé mercredi M. Boukhari devant la 4e commission de l’Assemblée générale de l’Onu, chargée de la décolonisation.

Les groupes des Pays Africains et des Caraibes appellent à la décolonisation du Sahara Ocidental




New York (Nations unies),Le groupe des pays africains et la Communauté des Caraïbes (Caricom) aux Nations unies ont appelé jeudi à parachever le processus de décolonisation au Sahara occidental et à garantir le droit de son peuple à l’autodétermination.

"Nous appelons à la rapide exécution de la résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’Onu", portant sur les droits des peuples et des pays coloniaux et datant de 1960, a déclaré l’ambassadeur du Kenya aux Nations unies, M. Zachary Mubuti-Muita, au nom du groupe africain.

En Afrique, "le Sahara occidental demeure le seul territoire non autonome, en dépit de la constante reconnaissance par l’Assemblée générale de l’Onu du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination", a-t-il ajouté, lors du débat sur la décolonisation à la quatrième commission des Nations unies.

"Nous exhortons le Maroc et le Front Polisario à reprendre leurs négociations directes, conformément à la résolution 1754 du Conseil de sécurité, adoptée en 2007, sans conditions préalables et de bonne foi, afin de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable", a-t-il poursuivi.

"Il n’y a aucune réelle justification à continuer à reporter la poursuite des pourparlers", a-t-il estimé. Les deux parties au conflit du Sahara occidental, le Maroc et le Front Polisario, ont eu quatre rounds de négociations directes sous l’égide des Nations unies depuis juin 2007.

Ces pourparlers, qui se sont tenus à Manhasset, près de New York, n’ont pas abouti à une avancée et le cinquième round, accepté dans le principe par les deux parties, tarde à se concrétiser.

"Le droit inaliénable du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination et à l’indépendance n’est pas négociable", a affirmé de son côté l’ambassadeur de la Namibie, M. Kaire Mbuende.

La Cour internationale de Justice (CIJ) a affirmé dans son avis consultatif en 1975 qu’il n’y avait pas de lien de souveraineté territoriale entre le Maroc et le Sahara occidental et l’Assemblée générale de l’Onu avait qualifié en 1979 d’"occupation" la présence marocaine dans ce territoire, a-t-il rappelé.

"Toute tentative de diversion à ce propos serait une violation du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination", a souligné M. Mbuende.

Le diplomate namibien a appelé Rabat à adhérer "sans retard" au référendum d’autodétermination au Sahara occidental, sur la base du Plan de paix de l’Onu de 1991, qui avait été accepté par les deux parties au conflit.

Il a également appelé à étendre le mandat de la Minurso (Mission de l’Onu pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental) afin d’inclure la protection des droits de l’homme.

La Caricom, par la voix de l’ambassadeur de la République Dominicaine, M. Crispin Gregoire, a plaidé pour la publication officielle du rapport du Haut commissariat de l’Onu aux droits de l’homme (HCDH) élaboré en 2006 sur les violations des droits humains dans les territoires sahraouis occupés par le Maroc.

"La Caricom réaffirme son soutien à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, qui représente à notre avis le moyen le plus viable pour parachever la décolonisation de l’Afrique", a-t-il également dit.

M. Gregoire a aussi exprimé "l’appui de la Communauté des Caraïbes au processus de négociations de Manhasset et appelé le secrétaire général de l’Onu à poursuivre ses efforts dans ce sens, afin de trouver une solution compatible avec les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et l’avis de la CIJ".

Le règlement de la question du Sahara occidental "servirait la paix durable et la coopération dans cette partie du monde", a déclaré pour sa part le représentant du Pakistan.

La quatrième commission a commencé lundi l’examen de la question sahraouie et a entendu durant quatre jours des délégués des pays membres et une soixantaine de "pétitionnaires", représentants d’ONG ou individus désireux de s’exprimer sur l’une des questions portés à l’ordre du jour.

Le débat sur le Sahara occidental se poursuivra vendredi après-midi lors d’une séance où sera présenté un projet de résolution sur cette question. Le texte sera adopté par consensus si aucune délégation ne s’y oppose, ou bien sera soumis au vote dans le cas contraire.

Une fois adoptée en commission, la résolution sera transmise à l’Assemblée générale, dont les travaux devront se terminer le 19 décembre.

Plundering of Western Sahara slammed in the UN General Assembly


The issue of the plundering of Western Sahara was a recurring topic, as the UN’s committee for decolonisation issues this week has gathered to debate the decolonisation process in Western Sahara.

Western Sahara Resource Watch representative, Mikael Simble, spoke before the 4th Committee to denounce companies from various countries were critizised for illegal phosphate exports, including for shipments to Ghent (Belgium), Varna (Bulgaria) and Tampa (USA) this week. Read the intervention from the petitioner of the Norwegian Support Committee for Western Sahara here.

October 9, 2008

Remarks by Mikael Simble,
Representative of the Norwegian Support Committee for Western Sahara

Mr. Chairman, distinguished delegates,

First of all, I would like to thank you for letting me address you here today on behalf of the Norwegian Support Committee for Western Sahara. For us, the respect for international legality and Human Rights is fundamental for the successful resolution of any international conflict.

Unfortunately, not all governments support these norms. At least, they are not quite willing to let their actions be guided by them when it comes to Western Sahara. As this distinguished audience is well aware of, there is a large number of United Nations rulings, opinions and resolutions confirming Western Sahara’s status as a Non- Self-Governing territory and the illegality of Morocco’s continued occupation. Examples of such are the ruling of the International Court of Justice in October 1975 and the opinion of the United Nations Under-Secretary-General Hans Corell in 2002. Nevertheless, states like France and the United States continue to give political and material support to Morocco’s continued occupation of Western Sahara. That has to stop.

Likewise, several private and state-owned companies from many countries consciously collaborate with the Moroccan occupier in exploiting the rich natural resources of Western Sahara, brushing aside protests from the Saharawis themselves, the international solidarity movement and sometimes their own governments that they are in violation of international law and that they’re supporting and paying for a brutal and illegal occupation.

We believe that these attitudes and acts seriously undermine the efforts of the United Nations to resolve the conflict over Western Sahara, they undermine our common security and will be a source of shame for those countries and companies as the history of the liberation of Africa’s colonies is finally written.

That is why the Norwegian Support Committee for Western Sahara in August of this year felt compelled to report the Norwegian fertilizer company Yara International to the Norwegian police for dealing in stolen goods. Contrary to their own earlier promises and advice from its largest owner, the Norwegian government, Yara had once again imported Western Saharan phosphates to their processing plant at Hærøya, Norway.

Other Norwegian-owned companies such as the shipping company Gearbulk and the fishing company Sjøvikgruppen have so far resisted calls to cease their exploitation of Western Sahara’s resources but both they and other foreign companies can expect increased outside pressure in the times ahead.

Another example, is here in United States. Yesterday, on October 8th, a bulk vessel full of phosphates from occupied Western Sahara will arrive at a port in Tampa, Florida. The local importer, fertilizer producer Mosaic Co, must have paid the Moroccan state phosphate company around 15 million USD for this one single shipment. That equals half of the entire multilateral aid to the refugee camps in Algeria. This week has also seen similar shipments arriving Belgium and Bulgaria.

At the same time, this and last week, Sahrawis in Western Sahara have taken to the street to protest this industry. Yesterday, there was a demonstration in Western Sahara against the Irish oil company Island Oil and Gas –which is exploring for oil for the Moroccan government, in disregard of the mentioned UN legal opinion from 2002.

We take this opportunity to repeat our call on these companies, their shareholders and the governments represented here to put an end to these highly unethical and unacceptable activities.

Mr. Chairman,

Of a long list of concerns for the treatment of Saharawis under occupation and the sorry plight of the Saharawi refugees, we are particularly touched by the fate of the Saharawi Human rights defenders. These Human rights defenders are particularly singled out by the Moroccan forces for harassment and maltreatment and often end up as political prisoners in the infamous "Black Prison" in El Aaiun or around Morocco. As has been documented and denounced by Saharawi, Moroccan and international Human Rights organizations, the majority are subjected to prolonged interrogation and some or all of the following Human Rights violations when detained: beatings, torture or other degrading treatment, rape, threats of rape or murder, forced feeding or injections when on hunger strike, isolation and deportation to Moroccan jails.

Among them are shining examples of dedication to the cause of liberation, tolerance and dignity, like Ms. Aminatou Haidar, recognized through several human rights prizes such as the Robert F Kennedy Memorial award this month. Other activists that deserve mention are Brahim Noumria, Sidi Mohammed Daddach and so many others who have suffered forced ‘disappearance’, torture and many years of imprisonment under subhuman conditions at the hands of the Moroccan occupiers.

It is important that the participants of this forum understand that the fate of these Saharawi human rights defenders- often political prisoners- is crucial to the success of the efforts of the United Nations in Western Sahara. I will mention three reasons for that:

1: they are actually doing the job of the United Nations. They are the ones who most actively promote the implementation of the UN resolutions in Western Sahara, and they do so through peaceful means,

2: through their courage, dedication and readiness to sacrifice their freedom and even their own lives they are defending concepts under great pressure globally, such as respect for human rights, respect for international law and negotiated peace agreements and the inviolability of inherited colonial borders.

3: through their peaceful work, based squarely on the respect for Human Rights and international legality, they lay the foundations for future peaceful coexistence between a decolonized Western Sahara and Morocco, thus hoping to avoid that the conflict returns to the agenda of the UN Security Council and the Fourth Committee.

Mr. Chairman,
There should be no doubt that most Saharawis, both under occupation and in exile, are determined to continue struggling for their inalienable right to self-determination. In this situation, Morocco has two options: either to continue to brutally suppress any hint of dissent and protest in Western Sahara through arrests, torture, killing and "disappearances" - or to start going down the path of respect for Human Rights, democracy and international legality. Until today, Morocco has obstinately followed the path of oppression and further continued violation of international law.

It is therefore high time that the international community, represented by the United Nations, tells Morocco that enough is enough. Countries like France and the United States must place respect for international law and the freedom of others before their own interests. Continued Moroccan occupation of Western Sahara not only threatens the peace and stability of the entire Maghreb region but it also undermines the ability and credibility of the United Nations as an arbiter in international conflicts. Foreign companies that collaborate with the Moroccan occupier must understand that high ethical standards and corporate social responsibility will set them apart as the companies of the future rather than the past.

While the international community is procrastinating and debating the issue, the Saharawis are paying with their freedom, exile, blood and tears to attain their basic inalienable rights as a nation. We therefore appeal to all governments and organizations represented here today to put real, tangible pressure on Morocco to immediately halt the repression of the Saharawis, to respect Human Rights, to put an end to the virtual blockade of the Western Sahara and ultimately, to end the occupation of Western Sahara.

Saharawi Human Rights Activist, Aminetou Haidar Honoured in Madrid


Saharawi human rights activist and ex-prisoner of conscience, Aminetou Haidar, was recently honoured in Madrid by a Spanish feminine organisation, "the Club of 25", which granted her its annual Price in recognition "of her example as a woman that symbolises the peaceful struggle of the Saharawi people" for their right to self-determination.

She received this Price last Tuesday in a Madrid during a reception attended by many political personalities, mainly the Spanish Minister of Public Administrations, Ms. Elena Salgado, and the Minister of Equality, Bibiana Aido as well as the Secretary of the Youth of the Spanish party in power, (PSOE).

Many artists, intellectuals, and representative of medias attended the ceremony. Many other women received similar prices, including from Guatemala and Afghanistan.

"The Club of 25", which militates for the defence of the women rights, is constituted of a group of women active in the domains of medias, culture, arts, fashion, business, universities, scientific research, public administration and health, with a goal to strengthen the position of the women in the world on the basis of a progressive vision.

Aminatou Haidar is a famous Saharawi human rights activist that faced long periods of illegal disappearance and was submitted to torture and intimidation. She is a fervent defender of the Saharawi people’s right to self.

quinta-feira, 9 de outubro de 2008

TERRITOIRES OCCUPES - REPRESSION






Répression, kidnapping et emprisonnements des manifestants sahraouis à la ville de Boujdour occupée


Boujdour (territoires occupés), Plus de seize citoyens sahraouis ont été blessés ou arrêtés au cours de l’agression sauvage perpétrée mercredi par les forces de sécurité marocaines pour disperser une manifestation pacifique organisée par les diplômés sahraouis contraints au chômage à la ville de Boujdour occupée, selon une source du ministère sahraoui des territoires occupés et de la diaspora.

Les forces de sécurité marocaines sont intervenues violemment pour disperser les manifestaient pacifiquement "qui protestaient contre la politique coloniale marocaine qui vise à marginaliser la population sahraouie, à l’appauvrir et la contraindre à la soumission et à l'humiliation", a déclaré un des organisateur de la manifestation à la même source

Au cours de cette intervention, les citoyens sahraouis : Mohamed Fadel Khaya, Mansouri Mohamed Ghali, Toubali Sid’Ahmed, Yara Mohamed, Yadass sid’Ahmed, Mansour Labrass, Mohamed Deddah, Mohamed Baha, Mariem Rahel, Keltoum Elbouaitawi et Baha Salha ont été grièvement blesseés, alors que six autres ont été arrêtées par les forces de répression marocaines, a précisé un bilan non exhaustif citée par la même source.

Il s’agit de : Mohamed Haimada, Hamdi Mohamed, Limam Elmerkhi, Hamdi Hmednah, Saaid Elmessoudi et Mohamed Elmessoudi.

Cette intervention intervient à quelques semaines de celle perpétrée par les mêmes forces contre les citoyens sahraouis à la capitale culturelle du Sahara occidental, Smara, qui réclamaient pacifiquement le retrait immédiat de l’occupant marocain, afin de permettre au peuple sahraoui l’exercice du son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance, rappelle-t-on de même source.